Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Les éditions Anamosa publient un nouvel opus de leur collection "Le mot est faible". Eugénie Mérieau, constitutionnaliste reconnue, enseignante à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheuse à Sciences Po Paris, nous propose une réflexion très actuelle, nourrie par le contexte ouvert par la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024.
Publié aux éditions LettMotif, "Emmanuelle Béart, une actrice française", d’Arnaud Duprat, nous offre l'occasion de nous replonger dans la trajectoire artistique de l'actrice, mais surtout au cœur de l’élaboration patiente d’une persona complexe, profonde, parfois contradictoire, à l’image même de celle qui l’incarne.
Quand l'inspiration cinématographique se mêle à la passion du voyage, le résultat a quelque chose d'envoûtant. C'est précisément ce que proposent Wally et Amanda Koval avec leur nouvel ouvrage, "Accidentally Wes Anderson – Aventures", publié aux éditions EPA. Ils nous gratifient de pas moins de 380 pages remplies de photographies à couper le souffle, d'anecdotes insolites et de récits aussi fascinants qu'originaux. Un véritable régal pour les yeux et l’esprit, parfait pour tous ceux qui aiment l'univers unique du réalisateur Wes Anderson.
Saturée de chiffres, d’injonctions parfois contradictoires et d'une forme de culpabilité écologique pas toujours bien placée, notre société navigue à vue dans une ère qualifiée d'anthropocène. C'est précisément ici qu'intervient "Peut-on encore manger des bananes ?", puisque Mike Berners-Lee rend lisible et concret le poids carbone de nos gestes quotidiens, sans jamais verser dans le dogmatisme ni le simplisme.
Dans "Le Fil invisible du capital" (La Découverte), Ulysse Lojkine construit une réflexion systématique sur les rapports économiques du capitalisme. Les mécanismes qui sous-tendent l'économie mondiale, de l'échange des marchandises à la circulation des capitaux, sont dénués de visibilité immédiate. L'auteur propose alors une exploration fouillée, en s'appuyant sur les thèses marxistes, tout en les réactualisant à la lumière des dynamiques modernes, où les réseaux de production mondiaux et la financiarisation de l'économie ont transformé les rapports de pouvoir.
L’ouvrage "Lactations filmiques" d'Aurel Rotival, publié par les Presses Universitaires de Rennes, effeuille un motif récurrent du cinéma : le lait. À travers une série d’analyses, l’auteur interroge les représentations lactées à l’écran, mais surtout leur pouvoir symbolique et leur place dans l’histoire de la pensée humaine. Du lait comme agent nourrissant au lait comme médium métaphysique, il s'agit d'explorer un champ d’étude qui mêle iconologie, anthropologie et théologie, en démontrant que ce motif, loin d’être anodin, éclaire en réalité des problématiques culturelles contemporaines.
L'"Atlas des déserts" de Ninon Blond et Aurélie Boissière (éditions Autrement) invite à dépasser les clichés sur ces espaces arides qui couvrent un tiers des terres émergées. À travers une approche multidimensionnelle riche de plus de 90 cartes et infographies, l'ouvrage explore l'histoire, l'évolution, les spécificités, les enjeux et les représentations des déserts à travers le monde, révélant leur complexité et leur importance contemporaine.
Dans "Le Cinéma de Dino Risi", Charles Beaud analyse l'œuvre d'un réalisateur italien parmi les plus importants de l'histoire. Dino Risi, qui a traversé un demi-siècle sur grand écran, est souvent résumé à son art consommé de la comédie, mais ce petit essai dévoile la complexité et les nuances d'une filmographie où drame et satire s'entrelacent subtilement.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »