Actu Livres

Le Principe de Wellington : l’aveu en énigme

Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

« Géographie du rap » : musique périphérique

Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Atlas des années 1960 » : les sixties expliquées et illustrées

Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.

La Petite Bonne de Bérénice Pichat : au cœur d’une mise en scène romanesque implacable

La Petite Bonne est le quatrième roman de Bérénice Pichat, celui qui l'a révélée au grand public. Un passage par l'émission "La grande librairie" en pleine rentrée littéraire 2024, une parution promise au Livre de Poche, voilà le petit succès du livre qui vient de recevoir le Prix des libraires 2025.  Bérénice Pichat livre un roman polyphonique, entre prose et vers libres. Elle raconte l'après-guerre, les gueules cassées, l'invisibilité. Une rencontre aussi. Le tout dans un (presque) huis-clos sur deux jours décisifs et tragiques, emprunts de musique et de reconnaissance.

« L’Abécédaire (très subjectif) du féminisme » : un lexique en éclats

Dans "L’Abécédaire (très subjectif) du féminisme", Samantha Feitelson déplie l’alphabet comme on déplierait un éventail d’indignations, de résistances, d’espérances. Ni manifeste ni manuel, ce petit livre est une entreprise de réappropriation, un lexique décomplexé et résolument politique, qui problématise la place des femmes dans un patriarcat hyper-structurant.

« Fleetwood Mac, La Totale » : chroniques d’un chaos fécond

Olivier Roubin et Romuald Ollivier signent avec "Fleetwood Mac, La Totale" (Éditions EPA) un ouvrage-somme à la hauteur d’un groupe qui n’a cessé de se réinventer dans la douleur, la démesure et, parfois, l’exaltation. 608 pages pour démêler l’écheveau musical et humain de l’une des formations les plus chaotiques, mais aussi les plus fascinantes, de l’histoire du rock.

La face nord, la plus ardue

« Je pleure au cinéma. Parfois pour pas grand-chose, une réplique ou une scène suffisent.Je ne crois pourtant pas être plus sensible que la moyenne ; je ne me suis jamais retrouvé en larmes dans un musée ou une salle de concert, encore moins à la fin d’un roman. J’ai même parfois du mal aux enterrements. Mais, terré dans la pénombre d’une salle, le téléphone en « mode avion », le regard rivé à l’écran… Disons pour faire court que les cartes sont redistribuées. Une région de mon cerveau prend le dessus sur les autres, les assiège puis les soumet à sa loi. »

Le temps d’après et ses problématiques

« A cette époque-là, le nom que mes mères me donnaient la plupart du temps et me donnent encore, c’est Burl. Nell dit que c’est un nom qui me va bien, même si je n’arrive pas à voir pleinement le lien, puisque les burls sont les bosses qui se forment sur les troncs des arbres après qu’ils ont subi un genre de blessure, et que des arbres tout neufs poussent à partir des burls d’un vieil arbre. Je ne connais aucune blessure de laquelle j’ai grandi, et les seules choses qui poussent en moi, ce sont mes cheveux et mes poils. »

« Constitution » : déconstruction et réinvention d’un pilier démocratique

Les éditions Anamosa publient un nouvel opus de leur collection "Le mot est faible". Eugénie Mérieau, constitutionnaliste reconnue, enseignante à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheuse à Sciences Po Paris, nous propose une réflexion très actuelle, nourrie par le contexte ouvert par la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024.

« Emmanuelle Béart » : portrait d’une comédienne créatrice

Publié aux éditions LettMotif, "Emmanuelle Béart, une actrice française", d’Arnaud Duprat, nous offre l'occasion de nous replonger dans la trajectoire artistique de l'actrice, mais surtout au cœur de l’élaboration patiente d’une persona complexe, profonde, parfois contradictoire, à l’image même de celle qui l’incarne. 

« Accidentally Wes Anderson – Aventures » : un voyage visuel et poétique autour du monde

Quand l'inspiration cinématographique se mêle à la passion du voyage, le résultat a quelque chose d'envoûtant. C'est précisément ce que proposent Wally et Amanda Koval avec leur nouvel ouvrage, "Accidentally Wes Anderson – Aventures", publié aux éditions EPA. Ils nous gratifient de pas moins de 380 pages remplies de photographies à couper le souffle, d'anecdotes insolites et de récits aussi fascinants qu'originaux. Un véritable régal pour les yeux et l’esprit, parfait pour tous ceux qui aiment l'univers unique du réalisateur Wes Anderson.

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Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.