À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Ouvrage collectif placé sous la direction de Nathalie Monnin, Enfants de Platon s'approprie la pensée platonicienne pour radiographier le monde actuel. La recherche de la vérité, les réseaux sociaux ou encore l'individualisme se trouvent en bonne place dans l'ouvrage.
Le géographe français Christophe Guilluy publie aux éditions Flammarion, dans la collection « Champs actuel », un essai intitulé Le Temps des gens ordinaires. Il y revient sur les inégalités sociales, regrette le mépris – médiatique comme politique – des plus modestes et explique comment les classes supérieures ont peu à peu fait sécession.
L'anthropologue James Suzman se penche sur ce qui apparaît comme l'un des dénominateurs communs des organismes vivants : le travail. Perçu en tant que moyen de dépenser un surplus d'énergie, son organisation chez l'homme, changeante à travers les époques, a engendré des problématiques variées.
« Il découvrit qu’une escalade rapide et pratiquement inexpliquée de la brutalité peut constituer un repoussoir très efficace.
Une réputation peut tenir lieu d’armure. »
Éliette Abécassis a sorti Instagrammable (Grasset, mars 2021). Le roman d’Abécassis, dont le nom est un néologisme né de la suprématie du célèbre réseau et de ce qui se montre décemment sur la toile (ce qui est « Instagrammable »), se veut plutôt comme un remake des Liaisons dangereuses version 2.0. De prime abord, cela paraît surprenant qu’une autrice née bien en amont des générations concernées, Y et plus spécialement Z, aussi appelée génération des Millennials décide de traiter d’un sujet aussi spécifique et générationnel mais n’est-ce pas là le rôle de l’écrivain, se mettre dans la peau d’un autre et tenter de retranscrire les émotions ? Il va de soi que le lecteur sera curieux, et même peut-être un peu suspicieux, de savoir comment Éliette Abécassis est parvenue à s’immiscer dans la tête d’adolescents en quête de notoriété virtuelle et surtout, si le pari est réussi.
Respectivement juriste en droit international public et journaliste indépendant, Aymeric Elluin et Sébastien Fontenelle publient aux éditions Le Passager clandestin un opuscule intitulé Ventes d'armes, une honte française. Ils y reviennent sur des décennies d'opacité et de non-respect des engagements internationaux de la France.
La journaliste Coralie Lemke publie aux éditions Premier Parallèle Ma Santé, mes données, un essai portant sur la manière dont nos informations les plus intimes, celles ayant trait à notre santé, sont ciblées et circulent, le plus souvent à notre insu.
Dans son Introduction à Howard S. Becker, publiée dans l'excellente collection « Repères » des éditions La Découverte, le professeur de sociologie Philippe Masson met l'accent sur le caractère non conventionnel de cet intellectuel formé à l'Université de Chicago et devenu spécialiste des déviances.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.