À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Professeur par vocation, bédéiste par passion, Guillaume Guedre exprime à nouveau ses états d'âme à l'occasion de Brèves d'école 2, dans lequel il revient, toujours avec une ironie mordante, sur la réalité d'un métier aussi enthousiasmant qu'éprouvant.
Jean-Charles Stevens et Pierre Tévanian publient aux éditions Anamosa l'opuscule On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Ils y décryptent les dessous d'une opération sémantique considérée comme une « sentence de mort ».
En mai 2017, Stéphane Bénaïm publiait aux éditions LettMotif Les Extraterrestres au cinéma. Dans cet essai, l'auteur, docteur en esthétique et technologie des arts, revient sur la place de ces entités venues d'ailleurs dans le septième art, entre sous-textes sociopolitiques, détournements de genre ou encore dimension horrifique.
Jeff Nichols figure sans conteste parmi les meilleurs cinéastes de sa génération. Dans un essai passionnant paru aux éditions LettMotif en septembre 2017, Jérôme D'Estais revient sur ce qui constitue l'étoffe de son cinéma, cela allant de ses personnages populaires, abîmés et parfois enlisés dans des histoires familiales tragiques au récit initiatique ou au conte sur la violence prenant invariablement pour cadre le Sud des États-Unis.
Le Système solaire, Vie et mort des étoiles et Du Big Bang à nos jours paraissent simultanément aux éditions Apogée, dans la collection de vulgarisation « Espace des sciences ». Priscilla Abraham et Bruno Mauguin y usent de leurs capacités de synthèse pour rendre accessibles au plus grand nombre des matières cosmologiques pourtant complexes.
L'auteur Nicolas Rey publie Crédit illimité aux éditions Au Diable Vauvert. L'ancien chroniqueur de France Inter y met en scène Diego Lambert, quasi quinquagénaire, mais surtout désargenté au point d'en appeler au paternel honni, directeur d'une grande entreprise de céréales.
- Vous étiez indécise, donc !
- Plus que cela, j’étais rebelle ! A la fin de ma journée impartie, j’avais décidé d’opter pour la chanson de geste.
- La chanson de geste ?
- La chanson de Roland, cela t’évoque quelque chose ?
- Non. Vraiment
Max ne connaissait pas plus l’œuvre que le genre.
- C’est un récit en vers relatant des exploits guerriers. La chanson de Roland, qui date du Moyen-Age, est la plus connue en France… un genre encore plus désuet que la farce.
…
Madame Schmidt avait dû percevoir son embarras.
- C’est un genre littéraire pour les professeurs de français dépressives, si tu préfères, lui dit-elle en repositionnant ses cheveux derrière l’oreille.
Paru en 2021, La Muse rouge, le nouveau roman de Véronique de Haas, est une belle réussite bâtie sur un savant mélange entre roman historique et roman policier. Les deux composantes du roman s’équilibrent à la perfection, chacune servant l’autre : l’aspect historique nourrit le caractère policier en lui fournissant un contexte socio-politique troublé, et le côté policier permet, par le biais de l’enquête, d’explorer différents niveaux sociaux et de mettre à jour une situation historique particulière.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.