À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
« Que ce soient des frères sur la rivière du Bois Brûlé ou des généraux sur une île du Pacifique, les garçons cherchent toujours un endroit où s’affronter. »
Dans La Parenthèse Boomers, disponible aux éditions J'ai lu, François de Closets dresse un tableau critique des réalisations sociopolitiques de la génération née du baby-boom, ainsi que de l'héritage laissé à ses descendants.
"Ecrire, c'est hurler sans bruit" (Marguerite Duras, Ecrire), comme le fait parfaitement Cécile Coulon avec La langue des choses cachées son 9e roman. Ce récit porté par une langue poétique, surannée et élégante parle à l'âme des lecteurs. On y suit l'histoire d'un fils guérisseur qui part pour la première fois guérir seul, sans sa mère. L'occasion pour lui de désobéir, de révéler les choses cachées et de tenter de réparer les vivants. Un conte en forme de cauchemar où le passé doit être dit pour espérer un avenir.
Les éditions Gallimard publient une nouvelle édition enrichie de La Grande Encyclopédie, un ouvrage collectif destiné à stimuler la curiosité et l'appétit de connaissance des jeunes de 9 à 15 ans. Avec plus de 9000 entrées, 2500 photos et schémas en couleurs, cette encyclopédie couvre une très grande variété de sujets, de l'Univers à la technologie, en passant par la biologie, la géographie, l'histoire, et bien plus encore.
L'ouvrage Zombies, de Claude Gaillard et Guillaume le Disez, publié il y a quelques semaines aux éditions Glénat, offre un aperçu richement documenté de la figure du zombie dans la culture populaire. Ce livre volumineux et illustré avec soin poursuit le chemin tracé par leur précédent ouvrage sur les slashers, plongeant un peu plus dans les abysses du genre horrifique.
Le témoignage de Simone Veil sur les camps de concentration, enregistré en 2006 pour la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et l'INA, nous plonge dans les abîmes de la Seconde guerre mondiale. Il voit aujourd'hui le jour en format poche aux éditions J'ai lu.
Les éditions Les Impressions nouvelles publient Claude Miller, une vie de films, un imposant volume consacré à un monstre sacré du septième art. Plus qu'une chronique, il s'agit d'un hommage vibrant et passionné à un cinéaste dont l'œuvre s'est poursuivie jusqu'aux derniers instants de la vie.
Disney, le guide visuel ultime fait l'objet d'une réédition actualisée aux éditions Hachette. Cette œuvre collective propose une immersion documentée et illustrée dans l'univers de Disney, employant pour cela les innombrables archives de la compagnie, qui englobent documents, objets, costumes, dessins, et bien plus.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.