Bilan séries 2016 : les meilleures saisons

Une année 2016, certes, marquée par de nombreuses nouveautés qui présentent un bel avenir, mais n’oublions pas non plus les meilleures saisons des séries plus anciennes. Il est temps de dresser le bilan, dont voici le verdict.

À la veille de 2017, qui s’annonce prospère en terme de séries avec les retours de Sense8, Prison Break, ou d’autres fictions inédites telle que Legion ou American Gods, revenons sur ces nombreuses saisons qui auront marqué notre imaginaire télévisuel. Ainsi, comme pour le bilan des nouveautés, vous retrouverez ici les 5 meilleures saisons de l’année selon la rédaction, à travers un classement non hiérarchisé.

Séries US : Bilan saisons 2016 selon la rédaction

Black Mirror Saison 3

Véritable dénicheur de pépite, Netflix achète à la chaîne britannique Channel 4, six nouveaux épisodes de Black Mirror, toujours chapeauté par Charlie Brooker. Le réseau social devenu ascension social et dépendance, la réalité virtuelle comme prison dorée ou le chantage virtuel sont des thématiques qui viennent marquer d’une pierre pas si blanche la plus réussie des saisons de l’anthologie anticipative…

Antoine Mournès : « Une des plus puissantes anthologie qu’il ait été donné d’exister. Apocalyptique sans jamais être surmoralisateur, la fiction côtoie dangereusement la réalité pour un plaisir sériephilique pleinement satisfait… On en redemande ! »

Kévin List : « Les craintes se sont rapidement dissipées. Netflix a réussi un hold-up en reprenant la série d’anticipation de la BBC et offre l’un des grands moments audiovisuels de l’année. Anxiogène, bouleversant, implacable et qui ne peut laisser indifférent, chaque épisode s’achevant sur un ultime plan qui amène la réflexion. Une série passionnante et nécessaire ! »

Maxime Thiss : « Changement de diffuseur, mais toujours même recette pour Black Mirror. Parfois racoleuse, parfois oppressante, souvent cynique, cette saison 3 de Black Mirror reste toute aussi inégale que ses prédécesseurs mais aura le mérite d’offrir avec San Junipero son meilleur épisode pourtant très éloigné du ton habituel de la série. »

 Daredevil saison 2

https://www.youtube.com/watch?v=x0thlIO3GBw

Alors qu’ABC patauge avec ses Agents of SHIELD depuis 4 ans, on ne peut pas en dire autant pour Netflix qui, au contraire, crée une vraie mythologie de qualité, en parallèle du Marvel Cinematic Univers, avec ses Defenders : Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, et prochainement Iron First.
La première saison de Daredevil était déjà parfaitement maîtrisée, mais la saison 2 fait l’exploit d’être encore meilleure. Deux parties de saisons distinctes qui sont en parfaites symbioses en intégrant deux nouveaux personnages, le Punisher et Elektra, apportant toujours plus de profondeur au personnage de Matthew Murdock. Il nous tarde de voir notre 4 super-héros réunis dans une même série…

Julien Dugois : « Heureusement que Netflix, et en particulier Dardevil, est là pour tirer le meilleur de la cinégénie propre à la mythologie Marvel. »

Antoine Mournès : « Une continuité équilibrée qui assure une force toujours plus certaine à la série grâce à l’arrivée de deux personnages clés joués brillamment. Le trio Charlie Cox, Deborah Ann Woll et Elden Henson est magique et la frenchie Elodie Yung assure la relève… »

Perrine Mallard : « Une premiere partie de saison somptueuse avec The Punisher, un antagoniste des plus réjouissant, incarné par le talentueux Jon Bernthal, qui vole la vedette à Daredevil. Suivit malheureusement d’une deuxième partie beaucoup moins palpitante qui pâtit du manque de crédibilité d’un héros fade. »

Maxime Kasparian : « La première saison pose de bonnes bases narratives pour une saison 2 qui explose. Première partie consacrée au Punisher, et seconde partie sur l’arrivée de Elektra. Dans les deux situations, la réalisation, la mise en scène, nous accroche, et nous donne toujours plus envie de revenir à chaque épisode. »

Game of Thrones Saison 6

Une saison 5 qui avait beaucoup divisé, surement car elle s’étirait trop sur les livres de George R. R. Martin. Heureusement la 6ème saison, diffusée en Mai dernier a su apporter un nouveau souffle dans son univers en s’émancipant des œuvres littéraires. Les Starks reprennent peu à peu le pouvoir, et Daenerys se lance enfin dans la conquête de son trône. Avec l’un des meilleurs épisodes 9 réalisé depuis le début, et un épilogue magistral annonçant officiellement les prémices des derniers combats avant de savoir qui accédera sur le Trône de Fer. Après avoir vu une saison 6 exceptionnelle, il nous tarde que visionner la saison 7 qui n’arrivera que durant l’été 2017.

Julien Dugois : « La série culte a de moins en moins à offrir. Seules quelques scènes épiques maintiennent cette saison dans le haut du panier. »

Kévin List : « Une fin de saison en apothéose, une maitrise visuelle et narrative sans faille, des acteurs à leur sommet et à l’arrivée, la confirmation que Game of Thrones est l’une des plus grandes séries de tous les temps. Te foire pas sur la 7eme ! »

Perrine Mallard : « Après une saison 5 éreintante, les intrigues avancent et l’hiver est enfin là, annonçant une suite poignante. On retiendra surtout l’épisode “Battle of the Bastards”, magnifiquement mis en scène, qui est à ce jour le meilleur épisode de la série. »

Maxime Thiss : « En s’émancipant complètement du livre, Game of Thrones offre l’une de ses meilleures saisons et confirme son statut de leader de la télévision. »

Maxime Kasparian : « Alors que la saison 4 était l’une des meilleures, la suivante a beaucoup déçu. Au contraire, la saison 6 relance toute son intrigue à travers la revanche des Starks, en attendant l’arrivée de la Khaleesi. Mise en scène et scénario impeccable, la fin n’a jamais été aussi proche… »

House of Cards Saison 4

Dernière saison dirigée par le showrunner et créateur Beau Williamson, la quatrième d’House of Cards est probablement la plus dense et froide qu’il soit. En centrant la première partie sur une lutte impitoyable avec sa femme, plus redoutable ennemi, pour terminer sur une nouvelle mécanique politique visant à sa réélection au travers d’intrigues qui ont pris naissance dans les saisons précédentes, l’adaptation us fait de Kevin Spacey et Robin Wright (qui réalise 4 épisodes) de véritables héros shakespeariens, probablement les plus passionnants anti-héros qu’il ait été donné de voir sur le petit écran…

Antoine Delassus : « Beau Willimon continue inlassablement à sonder les dérives du pouvoir, magnifié par les performances habitées de K.Spacey et R.Wright. »

Julien Dugois : « On continue à regretter le temps où les Underwood étaient de vrais figures maléfiques. Leur soap-opera à la Maison Blanche n’a rien de subversif. »

Antoine Mournès : « Un face à face glaçant et toujours impeccable dans lequel Robin Wright déploie une force de jeu sans précédent ».

Kévin List : « Girl Power dans cette saison qui aurait pu trouver une résonance particulière si Hilary Clinton avait gagné la Présidence. Robin Wright est incroyable tandis que Kevin Spacey reste magistral. Le plus grand couple macbethien tout média confondu et une saison 4 qui confirme la maîtrise exceptionnelle de cette série politique. »

Orange Is the New Black Saison 4

https://www.youtube.com/watch?v=93KMTU2ESd0

Orange is the new black nous a toujours offert des saisons de qualités, mais nous sommes définitivement passé au stade au dessus l’été dernier. Des personnages toujours plus fascinants et parfaitement interprétés (mention spécial aux talents de Uzo Aduba, Samira Wiley et Lori Petty). La série fascine en nous faisant rire, nous agaçant parfois ou nous attendrissant, mais la réalité et la violence n’en sont pas oubliées bien au contraire. La fin de saison est poignante avec la disparition d’un personnage aimé du public et des autres protagonistes en s’inspirant du Black Lives Matter. Netflix a offert une année 2016 exceptionnelle grâce à ses nouveautés, sans pour autant oublier ses ainées qui sont House of Cards et Orange is the new black.

Zoran Paquot : « Magnifique rattrapage de la saison 3. Une fin fantastique, même si triste. »

Perinne Mallard : « Une saison plus sombre et suffocante à chaque épisode, la série nous prend aux tripes, plus violente que jamais avec un final qui nous hantera longtemps. Orange is the New Black ne nous avait jamais autant bouleversé. »

Maxime Kasparian : « Après une saison 3 portée sur la religion et l’humour, la saison 4 est tout aussi intense à travers une dramaturgie plus soutenue au fil des épisodes de plus en plus prenant. Nous somme face à une fin crescendo des plus marquantes et violentes, et c’est grâce à ça que la série tire son épingle du jeu. »

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

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Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Maxime Kasparian
Maxime Kasparianhttps://www.lemagducine.fr/
Etudiant master cinéma-audiovisuel, je suis un passionné du cinéma depuis mon plus jeune âge grâce la saga intergalactique Star Wars (il est évident de vous dire que mon film préféré jamais détrôné à ce jour est L’empire contre-attaque). J’ai aussi une profonde addiction pour les séries télévisées notamment Lost et 24h chrono qui sont pour moi les plus novatrices, et malgré mon âge qui a largement dépassé la vingtaine, je garde une âme d’enfant en continuant de regarder avec amour les nouveaux films d’animation Disney, Pixar et compagnie. Mes artistes de références : James Cameron, Steven Spielberg, Ridley Scott, JJ Abrams, Joss Whedon, Shonda Rhimes, Ewan McGregor, Michael Fassbender, Matthew McConaughey, Meryl Streep, Jennifer Lawrence, Sigourney Weaver, Cate Blanchett. J’espère percer dans la critique, j’adore parler et débattre du cinéma, de télévision, de séries télés qui sont, pour moi, les meilleurs moyens de s’évader, de faire rêver, mais aussi de refléter notre société et nos cultures.

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