Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.
Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…
Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.
A l’instar de la plupart des films de Ringo Lam, Full Alert confronte le libre-arbitre de ses personnages à la fatalité de la violence. Une lutte qui se manifeste en l’état par un mouvement de fuite en avant effréné, comme un train de marchandises lancé à grande vitesse sans personne aux commandes.
Digne héritier des grands films américains de dénonciation des années 1970, Dark Waters passionne tant par la catastrophe sanitaire qu’il expose au grand public que par l’humilité de tous ceux et celles qui se sont mis au service de ce récit dont la prise de connaissance est tout simplement indispensable.
Le Chat qui fume propose en blu-ray "La Bête tue de sang-froid", du cinéaste italien Aldo Lado. Ce film d'ambiance(s) et de malaise(s) nous transporte dans l'Allemagne et l'Italie des années 1970, dans le sillage de deux jeunes femmes torturées par deux marginaux.
Retour sur le riche coffret Blu-ray consacré au cinéaste italien Dino Risi par LCJ éditions : cinq grands films à (re)découvrir dans de formidables présentations HD accompagnées par des compléments qui diviseront.
Rimini Éditions propose, pour la première fois en France, une version HD de Spéciale première, comédie wilderienne satirisant la presse et ses façonniers...
Seuls sont les indomptés, « western policier » avec Kirk Douglas et réalisé par David Miller, s’offrait une nouvelle édition Blu-Ray chez Sidonis Calysta en juin dernier. Retour sur un film culte au statut particulier dans l’histoire du western.
Voir Sátántangó, c'est plus que simplement voir un film. L’œuvre maîtresse du cinéaste hongrois Béla Tarr est une immersion sensorielle et émotionnelle unique, qui joue à la fois sur une expression particulière du temps et du rythme, sur la figure du cercle, sur les dialogues et les paroles, sur un noir et blanc exceptionnel et de légendaires plans-séquences, enfin sur une construction complexe et rigoureuse du scénario, pour dresser le portrait d'une communauté oubliée de tous dans une ferme collective à l'abandon, au fin fond de la Hongrie. Une œuvre exceptionnelle à voir et revoir en DVD et Blu-ray chez Carlotta.
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.