Dans la bande dessinée "Orwell", Pierre Christin et Sébastien Verdier couchent sur planches tout ce qui constitua George Orwell : son enfance, ses amours, ses combats politiques, ses enquêtes journalistiques, ses romans. L'hommage est brillant, visuellement splendide et relativement complet.
Dans "Aiôn", Ludovic Rio se livre aux fondamentaux de la science-fiction. Il s'intéresse à la robotique et ses lois, à l'espace, au temps, mais aussi aux limites morales de la science, dans un récit échevelé.
Il y eut la guerre, les échanges économiques, les projets culturels, la monnaie unique... La construction européenne se fait touche par touche, le plus souvent en réponse à des crises, avec pour inspiration quelques "grands textes" ici rassemblés dans un recueil essentiellement franco-allemand. Voici, exposée simplement, la genèse de l'idée européenne...
Dans "Les Adieux du rhinocéros", le scénariste Pierre-Roland Saint-Dizier et le dessinateur Andrea Mutti se penchent sur le scandale du braconnage, sur la corruption qu'il occasionne et sur le destin, en pointillé, des espèces menacées. Divertissant et instructif.
"Le Dernier refuge", pour les animaux errants comme pour les morts, c'est un cimetière entretenu par un jeune homme sensible et quelque peu effacé. Sur fond de Première guerre mondiale, cet espace où l'on inhume les animaux se voit menacé, puis investi par les villageois qui veulent se protéger des bombardements ennemis. De quoi repenser la notion de refuge.
Dans "Algues vertes", il n'est pas seulement question d'écologie. Inès Léraud et Pierre Van Hove narrent par le menu les collusions entre l'industrie et la politique, ainsi que quelques-uns des secrets inavouables de la Bretagne. Des années d'enquête se versent dans cette bande dessinée indispensable.
Coup d'essai, coup de maître. Dans son premier roman "Rosa", Marcel Sel mène le lecteur de Bruxelles à Airole, de l'Italie fasciste à la Belgique contemporaine, au centre d'une guerre mondiale mortifère et d'une famille dysfonctionnelle. C'est dense et brillant.
"Le berger et le loup, c'est pas fait pour être ensemble" : Gaspard le berger, page 18. Pourtant, tous deux visent le même territoire. Page suivante, Gaspard ajoute "La chasse au chamois commence la semaine prochaine, ça me démange"...
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.
Rencontre exclusive avec Rúnar Rúnarsson et Elín Sif Halldórsdóttir, réalisateur et actrice principale du film islandais "When the Light Breaks" (sortie le 19 février 2025). Découvrez leurs inspirations, l’histoire du film et les secrets de la production, ainsi que les réflexions sur le cinéma islandais et la musique de Johan Johansson. Entretien intime sur les défis du tournage de l’équipe.