« - Entre, Jack.
- Ça aurait pu être Tim.
- Tim ? C’est pas le genre à venir exposer ses petits problèmes dans la chambre de sa mère. Le jour où il entrera ici, ce sera pour me tirer dessus avec son fusil. »
« - C’est une bande appelée « La Flotte » qui a assassiné David. C’est une bande très particulière, elle est apparue au XIXe siècle.
- Ils sont si vieux que ça ?
- Elle se renouvelle chaque année, mon p’tit… Chaque type qui meurt ou qui devient hors jeu est remplacé. Mais ils recrutent toujours le même type de gens. On dirait qu’ils cherchent à entretenir une continuité à travers les générations, à conserver « l’âme » de la bande originelle. »
« - Bon, si j’devais partir, promets-moi s’y te plait qu’tu laisseras personne enlever le coussin de derrière ma tête… Ou r’couvrir l’horloge ou l’miroir…
- ? Pourquoi qu’on f’rait ça ?
- C’est la coutume chez nous… Des superstitions idiotes pour tout dire… Ton père essaiera aussi d’tourner mon lit pour qu’mes pieds soient à l’est…
- Pourquoi ?
- C’est une tradition baptiste… Et vu qu’l’est pasteur y s’sentira obligé… Même si j’lui ai d’mandé d’pas l’faire.
- J’vais m’disputer avec p’pa à cause de ça ?
- Rappelle-lui juste mes dernières volontés, c’est tout… au cas où il oublierait. »
« Chaque jour le facteur arrive, le chien aboie, le facteur repart. Et le chien croit qu’une fois de plus, il nous a protégés contre un intrus. C’est une relation symbiotique. Un petit rituel, un numéro qu’ils effectuent à deux. »
« Aimer les paysages de montagnes er de vallées du Sud du Wyoming, ça s’apprend. Céline n’avait jamais appris. Quelques jours plus tard, elle écrivit à Hank : « Les kilomètres de collines et de bigelovie puante, les mouchetures surprenantes d’antilopes pareilles à des taches de peinture, rouges et blanches, les montagnes rocailleuses en fond et le vent incessant, tout ça semble distant, presque inaccessible. Du coup, moi aussi je me sens mise à distance. On dirait de vraies montagnes privées d’humidité et de couleur, même si je sais que les gens en font des tonnes sur la subtilité des nuances de cette région. Comme pour compenser, pour s’excuser. Bref, ça me fatigue. Ça ne m’a jamais intéressée de rencontrer un paysage ou quelqu’un à moitié. … »
« Le hasard n’est que le nom que l’on donne à des évènements que l’on ne comprend pas. Or il y a une explication logique, rationnelle à toute chose et il y en a certainement une à la disparition de mes clés. En fait, à bien y réfléchir, tout a commencé avec ce billet d’entrée pour le Châtelet. Si je ne l’avais pas trouvé, je ne serais pas sorti ce soir et rien ne serait arrivé. A l’heure qu’il est, je serais au fond de mon lit, bien au chaud, sous mes couvertures. Vraiment, les choses n’arrivent pas par hasard et tout dans l’univers obéit à des lois de causalité. »
« Derrière elle, un paquet de neige tomba d’une branche qui rebondit de joie, débarrassée de sa charge hivernale, fêta d’un jet de gouttelettes sa liberté retrouvée, et s’immobilisa en angle aigu. »
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.