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Rimbaud, Françoise Hardy : Jeune & jolie en Poésie !

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Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons.

Elle est une belle de jour, même si les esprits conservateurs l’a regarde comme une invitation aux commerces charnels sur la toile. Très critiqué à Cannes, pour son regard ambiguë sur la prostitution, Jeune et Jolie n’est il vraiment qu’un documentaire vulgaire sur la vente d’un corps juvénile où une ode aux errances adolescentes, une belle fable sur l’insouciance des jeunesses perdues au temps où nous osions comme Ozon.

(Rimbaud extrait du poème on n’est pas sérieux quand on a 17 ans)

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête…
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête…

Jeune & jolie explore, vagabonde sur les chansons légères de Françoise Hardy et le poème intemporel de Rimbaud « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans », ramenant ce beau film à sa juste hauteur : une poésie contemporaine de l’adolescence, une nouvelle approche du mystère féminin, bref un joli conte juste et sensible.

Propos du réalisateur François Ozon concernant le choix de la BO

Les chansons arrivent comme des ponctuations, des moments de suspension. C’est la troisième fois que j’utilise des chansons de Françoise Hardy après Traüme dans GOUTTES D’EAU SUR PIERRES BRÛLANTES et Message personnel dans 8 FEMMES.

Ce que j’aime particulièrement dans ses chansons c’est qu’elle retranscrit l’essence de l’amour adolescent : un amour malheureux, de désillusion romantique… Je trouvais intéressant de synchroniser cette vision iconique sur un portrait plus cru de cette adolescente. Au fond d’elle, Isabelle a aussi envie de coller au modèle d’une adolescence sentimentale et idéalisée, que ses parents souhaitent pour elle, mais elle a d’abord besoin de se trouver elle, de se confronter aux désirs conflictuels qui la traversent pour pouvoir tomber amoureuse.

Jeune & Jolie : Tracklist

1. Eté – Philippe Rombi
2. L’amour d’un garçon – (Remastered – Les années Vogue 62-68) – Françoise Hardy
3. True Romance – The Citizens – (M. Swinnerton/M. Evans/L. Diamond/T. Burke)
4. Poison Lips – Vitalic
5. The Sense Of Me – Mud Flow
6. Chambre 6095 – Philippe Rombi
7. A quoi ça sert ? – Françoise Hardy
8. Young Americans – Poni Hoax
9. Midnight City – M83 – (A. Gonzales/M. Kibby/J.-M. Jonhsen)
10. Baptism – Crystal Castles
11. Première rencontre – Françoise Hardy – (M. Berger)
12. Jeune et jolie – Philippe Rombi
13. Je suis moi – Françoise Hardy – (Michel Berger)

B.O. Jeune & Jolie : Françoise Hardy

4 saisons et 4 chansons

L’amour d’un garçon

A quoi ça sert ? – Françoise Hardy

Première rencontre – Françoise Hardy – (M. Berger)

Je Suis Moi – Françoise Hardy (Michel Berger)

 

Critique : L’Aube rouge

Thor à l’affiche de L’Aube rouge, remake du film éponyme de John Millius avec Patrick Swayze

Synopsis : Un matin, les habitants d’une ville américaine se réveillent pour découvrir l’incroyable : des forces armées étrangères sont en train de les envahir. Les États-Unis sont attaqués, des centaines de parachutistes pleuvent du ciel, et ce n’est que le début… Très vite, les citoyens sont faits prisonniers et l’ennemi occupe le secteur. Un groupe de jeunes parvient à s’enfuir et se cache dans les bois. Ils n’ont pas dit leur dernier mot. Il n’est pas question pour eux de se laisser voler leur liberté et leur pays…

L’aube rouge est un film où on peut voir quelques scènes d’actions bien rythmées, même si la caméra tremblotante nous gâche quelque peu le plaisir. Ce film tourné depuis 2009, sorti aux États-Unis en novembre 2012 et à l’affiche en France à partir du 28 août 2013, avait à l’origine des chinois pour envahisseurs, mais commerce oblige, les envahisseurs deviendront des Coréens du Nord. Grâce à la numérisation, il a suffi de modifier drapeaux et insignes…

L’Aube Rouge est un remake d’un autre film Red Dawn réalisé en 1984, par John Milius, qui racontait l’histoire d’un groupe de jeunes (Patrick Swayze, Charlie Sheen) menant la résistance après  l’arrivée de forces armées Russes sur le territoire américain.

Ce remake est très similaire au premier film, à une chose près, cette fois l’Amérique où plus exactement, une petite ville de Spokane (Washington), faute de budget sans doute, est envahie non pas par les forces Russes, années Reagan obligent pour le premier opus, mais par la Corée du Nord de de Kim Jong.

Red Dawn commence par le retour de Jed (Chris Hemsworth), un militaire, auprès de son père (Brett Culen) et son petit frère Matt (Josh Peck). Par un beau matin du mois de Septembre, ils se réveillent et le lendemain matin ils se retrouvent dans une ville aux mains de soldats coréens. L’Amérique est attaquée par la Corée du Nord et les deux frères, se retrouvent dans une cabane de la famille emmenant avec eux des camarades de classe Matt Robert (Josh Hutcherson) et Daryl (Connor Cruise). Le groupe est ensuite rejoint par Julie (Alyssa Diaz), Toni (Adrianne Palicki) et Danny (Edwin Hodge).

Un peu partout en Amérique, la résistance s’organise, avec le futur Thor, Chris Hemsworth en personne à la tête d’un groupe d’adolescents baptisés « Les Wolverines » en référence au jeu vidéo de guerre (Call of Duty: Modern Warfare 2).

Le scénario ne réserve aucune surprise : il n’y pas d’enjeu politique réel, on n’est pas dans les années 80, le patriotisme, les batailles politiques ne sont pas de mises. Pour autant, ce n’est pas la super grosse daube annoncée, c’est un film d’action ressemblant plus à un jeu vidéo. Il n’y pas de sang, un grand nombre d’explosions, et les adolescents en moins d’une semaine se transforment en supers soldats. En conclusion, un film avec des scènes d’actions et une musique du compositeur de Game of Thrones. La scène finale incarne cette Amérique grandiose que l’on n’aime ou pas, c’est une scène à ne pas manquer…

Anecdote :

Le scénariste de ce remake n’est autre que Tony Gilroy, plume de la saga cinématographique (Jason Bourne).

Et fait plutôt drôle l’acteur Will Yun Lee joue dans deux films où il sera confronté à des « Wolverines », dans l’Aube Rouge, cet américain d’origine coréenne joue le rôle d’un des méchants « Le capitaine Lo » et il est aussi le Samouraï d’Argent dans Wolverine : le combat de l’immortel.

Le remake se déroule, contrairement à l’original, dans un environnement urbain. Il a été tourné à Detroit, dans le Michigan.

Fiche Technique – L’Aube rouge

Réalisateur : Dan Bradley
Scénariste(s): Carl Ellsworth, Jeremy Passmore, Tony Gilroy
Titre original : Red Dawn
Date de sortie : 28 août 2013
Pays : États-Unis Budget :75 000 000 $
Genre : Action, Drame, Guerre
Durée : 1h36<!–

Casting : Chris Hemsworth (Jed Eckert), Isabel Lucas (Erica Martin), Josh Hutcherson « The Hunger Games » (Robert Kitner), Adrianne PalickiFriday Night Lights” (Toni Walsh), Josh Peck (Matt Eckert), Connor Cruise (Daryl Jenkins), Brett Cullen (Tom Eckert), Jeffrey Dean Morgan (Tanner)

Jeune & jolie de François Ozon

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Jeune & jolie : Ode à la jeunesse, fable poétique en quatre saisons

Isabelle (Marine Vatch), 17 ans, est une jeune adolescente, jolie, intelligente, et d’un milieu aisé. Au cours  de vacances estivales dans le midi, elle perd sa virginité. De retour à Paris, elle s’adonne librement à la prostitution sur internet et dans les grands hôtels, par simple plaisir. Les folies clandestines d’Isabelle finissent par être révélées et sa famille, résolue à ramener la lycéenne à la raison… Interdit aux moins de 12 ans.

Présenté en compétition à Cannes 2013, Jeune & Jolie est le 14ème long métrage de François Ozon Dans la Maison (2012), aborde un de ses thème de prédilection : les errances de l’adolescence, ici en quatre saisons et 4 chansons. Malgré le scandale provoqué, Jeune & Jolie va bien plus loin que l’idée de prostitution : ce sont toutes les thématiques de la séduction, du jeu, des valeurs sociétales, de l’entrée dans la vie adulte, du rapport au corps et à l’altérité, qui sont abordées ici avec élégance et distance par un réalisateur accompli. Dans le cocktail de ce beau film, l’amoralité est en effet un ingrédient parmi d’autres, il y a aussi et surtout de la tendresse, de l’humour, de l’ingénuité et de l’innocence.

Véritable diamant brut, Marine Vatch magnétise l’écran par sa beauté froide et triste. Elle campe une Isabelle aussi belle qu’insaisissable, aussi lumineuse que Ludivine Sagnier dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes (1999), sublimée par une mise en scène discrète et distanciée, d’un réalisme assumé. L’érotisme que dégage l’actrice se concocte parfaitement avec une certaine pudeur qui la rend infiniment touchante : « Ce n’est pas moi qui suis dangereuse » 

En effet, jamais on ne songe à vouloir réprimander son personnage dont on suit pourtant le curieux trajet. Ozon dont on connaît le goût de la provocation, parvient ici avec intelligence et une certaine finesse à éviter l’écueil d’une explication psychologisante rébarbative, et ne tombe jamais ni dans le vulgaire, ni dans le voyeurisme. Aucune volonté de juger ni de disperser une quelconque morale. Ici tout est dans la poésie, le regard, les plans très courts et serrés sur Isabelle. Ozon joue comme souvent avec les codes de la narration classique et les références cinématographiques notamment Belle de jour de Luis Bunuel (1967).jeuneetjolie-CSM-poster1

Jeune &Jolie est saisissant, justement parce que le mystère est suspendu : quelles sont les motivations d’Isabelle, le fantasme ? L’interdit ? Le danger ? Ici, tout est affaire de sensualité et de suggestion et les questions en tout genre hanteront longtemps après l’esprit du spectateur, scotché par cette troublante initiation des sens et du corps qui s’achève par une scène épilogue avec Charlotte Rampling d’une puissance émotionnelle impressionnante, comme un miroir vieillesse/jeunesse, un relai d’une rare sensibilité.

Le reste du casting est attachant et frappe par son authenticité : la complicité d’Isabelle avec son frère Victor campé par Fantin Ravat est intéressante : un frère fan de sa PlayStation mais aussi solidaire des nouveaux émois que connaît sa sœur. Frédéric Pierrot joue le rôle du beau père, maladroit mais désolé de constater que sa fille n’est pas que jolie ; un beau-père aux attitudes parfois plus qu’ambigües.

Géraldine Pailhas joue avec enthousiasme le rôle d’une mère dépassée par les événements, indignée par le comportement de sa fille, qui sera surprise par Isabelle dans une attitude équivoque avec un ami de la famille. Les chansons mélancoliques de Françoise Hardy, dont « Je suis moi » au dénouement du film, apportent une note de gaité et d’insouciance qui allègent un peu le sujet.

Jeune & Jolie déroute et dérange longtemps. François Ozon livre un portrait d’adolescente parmi les plus beaux et ambigus que le cinéma ait eu à proposer. Grâce à un traitement élégant, profond, et tout en finesse, une réalisation envoûtante et poétique, aux couleurs extraordinaires, portée par une Marine Vacth brillante et charismatique, Jeune & Jolie est un film audacieux et contemplatif, juste et sensible, une ode à la jeunesse, au mystère féminin, une fable contemporaine sur l’envoutement des sens, à l’âge de l’insouciance. Rappelons-nous :  On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans » (Rimbaud).


François Ozon est un des plus grands réalisateurs français, aux sujets pourtant éclectiques. Depuis Sitcom, son premier long métrage, François Ozon n’est pas loin de tenir le rythme du film annuel. On peut observer chez lui deux types de réalisations : une veine délirante (Sitcom, 1998, Huit femmes, 2002, Potiche, 2010…) et une plus réaliste (Sous le sable, 2000, 5X2, 2004, Ricky par certains aspects, 2009…). Dix ans après Swimming Pool, 2003, Jeune et jolie fait clairement partie de cette seconde inspiration. Même si les sujets et les genres qu’il aborde sont très variés, Ozon aime revenir régulièrement sur des thèmes qui lui sont chers. La jeunesse en fait partie : Dans la maison (2012) lui permet un premier retour vers l’adolescence, côté garçon, une belle démonstration de son incroyable capacité à déjouer les codes du roman littéraire. Depuis François Truffaut, Ozon est probablement le réalisateur qui parvient le mieux à sublimer les femmes (Swimming Pool, Le refuge, 2010, ou encore Potiche).

Marine Vacth ressemble de beaucoup à Charlotte Rampling jeune : les mêmes yeux, ce même regard mélancolique…

Jobs : un film sur un visionnaire qui croque la pomme

Jobs : Un anti héros Rebelle, Visionnaire, Enfoiré, Sensible et Milliardaire

Synopsis : Steve Jobs est célébré comme un concepteur de génie dont les inventions ont révolutionné notre façon de vivre et de communiquer. Il est aussi connu comme l’un des chefs d’entreprise les plus charismatiques et les plus inspirants qui soient. 
Mais qui connaît l’homme derrière l’icône ? Qui sait quel parcours humain se cache derrière la destinée de ce visionnaire d’exception ? De l’abandon de ses études universitaires au formidable succès de sa société, voici l’incroyable histoire de Steve Jobs, co-créateur d’Apple Inc., l’un des entrepreneurs les plus créatifs et respectés du XXIe siècle.

Steve Jobs, fondateur de l’entreprise à la pomme croquée, l’inventeur très controversé du Macintosh, derrière la commercialisation de l’Iphone et L’ipad est mort le 5 octobre 2011. Sa vie a fait l’objet d’une biographie officielle, écrite par Walter Isaacson. Depuis le 21 Août 2013, un premier film réalisé par Joshua Michael Stern retrace vingt années de la vie d’un visionnaire qui sans aucun doute a changé les méthodes de communication de la population à l’échelle mondiale.

Le genre biopic geek intéresse Hollywood puisque avoir raconté l’histoire de la création de Facebook, The Social Network réalisé par David Lynch, Jobs narre une partie de la vie de Steve Jobs, un homme convaincu que « Ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui le font »

Jobs est interprété par un Ashton Kutcher qui nous livre une prestation plus que troublante, allant jusqu’à imiter certaines mimiques. Il est bon dans son rôle, car jouer un personnage aussi emblématique en avance sur son temps, mené par une intuition profonde, faire d’Apple «un statut social», est un vrai défi pour son jeu d’acteur plutôt défini par des rôles comiques linéaires . Incarner un personnage avec tant de facettes n’est pas chose aisée or Kutcher se transforme véritablement en Jobs : entre autres, la scène de la présentation de l’iPod est impressionnante !!

Quant au film lui même s’il souffre d’un manque d’action, d’une certaine lenteur et d’une forme de non prise de risque en donnant une vision parcimonieuse de certains aspects du personnage, bien que l’on puisse voir pas mal de choses sur la jeunesse de Jobs, l’avant Apple. On comprend aussi qu’il était d’un charisme hors du commun et qu’il avait une manière de diriger une entreprise en avance sur son temps selon l’adage « soit vous êtes avec moi soit contre moi. » Le film dans sa première partie met en avant la jeunesse de Jobs avant Apple, un étudiant lisant des bouquins sur le bouddhisme, un voyage initiatique en Inde, la prise probable d’LSD et le retour à la réalité : son boulot chez Atari, où il traite tout le monde de crétins.

Puis vient la rencontre avec Wozniak, (Josh Gad, un acteur vraiment très bon, une révélation) co-fondateur d’Apple, un ingénieur autodidacte, qui a inventé selon la légende dans un garage nommé Palo Alto : « Un lieu destiné à changer le monde pour toujours », le concept de relier tout en un c’est-à-dire clavier, carte-mère à un écran. En 1984 grâce au financement de l’entrepreneur et ancien ingénieur d’Intel Mike Markkula (Dermot Mulroney), il sort le premier ordinateur Macintosh.

Dans cette première partie, le film fait le portrait du caractère d’un homme complexe, passionné, arrogant, chiant machiavélique, lunatique, sensible en somme un génie visionnaire, transpercé par le feu sacré de la création.

Atmosphère Année 70

Un grand bravo à la production pour sa retranscription de cette période hippie, coupe de cheveux, mobilier, bagnoles, fringues colorés, musiqueTout y est et justement c’est le début de la création de l’empire Apple, avec ses jeux de chaises et l’introduction de la bourse, une arrivée qui change fondamentalement les relations humains.

Dans la seconde partie du film, certainement la moins intéressante du film Jobs, avec un passage trop rapide sur les coulisses de la Silicon Valley et une minute consacrée au problème que représente Bill Gates. Pourtant il s’agit là d’une partie très intéressante : les négociations, les coups retords entre ses deux businessmans impitoyables… En fait, certaines parties sont  survolées, notamment comment Jobs a « remonté » Apple après son retour aux affaires.

Résultat final : une fin qui laisse sur sa faim

Que l’on n’apprécie ou pas le personnage, Jobs est fascinant, c’est une légende et comme toute légende il est fantasmé. La réalité est plus complexe et les biopics ne peuvent retranscrire la vie d’un homme en 2 heures. Malgré tout, le film montre une part sombre, bien que certaines parties de sa vie soient occultées, son adoption, le vol de l’interface graphique avec la souris inventé par Xerox; on ne dit pas un mot sur Pixar, et on ne fait qu’entrevoir le dessin de l’Imac G3

Au final, les 30 premières minutes sont captivantes, mais le film tombe très vite dans des non dits. il laisse le spectateur sur sa faim. Le film s’arrête à mi chemin au moment même où Jobs allait changer nos habitudes et faire face aux plus grands défis de sa vie. Toutefois, bien que cela soit frustrant dans l’ensemble, Jobs reste un bon film retraçant le parcours d’un homme passionné avec une vision du futur technologique. Et bonne nouvelle, un deuxième biopic sur Steve Jobs serait en préparation, avec à la barre, le scénariste Aaron Sorkin (auteur du scénario de The Social Network).

Fiche technique Jobs

Date de sortie : 21 août 2013 (2h7min)
Réalisé par : Joshua Michael Stern
Avec Ashton Kutcher Rôle : Steve Jobs, Josh Gad Rôle : Woz, J.K. Simmons Rôle : Arthur Rock, Dermot Mulroney Rôle : Mike Markkula, James Woods Rôle : Jack Dudman, Lukas Haas Rôle : Daniel Kottke, Matthew Modine Rôle : Sculley…
Genre : Biopic, Drame
Nationalité : Américain
Distributeur : Metropolitan Film Export
Budget : 8 500 000 $

Red 2 de Dean Parisot

Red 2 le film  : une comédie où l’action est à l’honneur…

Synopsis : Lorsque l’agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu’il va au-devant de gros problèmes… Arrêté et interrogé par le FBI au sujet d’un mystérieux « Projet Nightshade », il ne doit son salut qu’à l’intervention de Marvin qui avait simulé sa mort. Ils se lancent alors dans une course poursuite à travers le monde pour découvrir le secret du « Projet Nightshade ».

Retraités Extrêmement Dangereux

Quelques années après Red, nos Retraités Extrêmement Dangereux se retrouvent une fois de plus plongés dans une mission dangereuse malgré eux.

En 2010, Red a bénéficié d’une vague d’enthousiasme pour les comédies d’action où des papy-boomer’s, sont aussi performants et enthousiastes que de jeunes comédiens dans des rôles physiques tout en étant drôles.

Red 2 est un suite basée sur le concept d’agents secrets retraités reprenant du service. Bruce Willis revient dans son rôle de Frank Moses, un ancien black-ops agent de la CIA avec dans le rôle de sa petite amie, la jeune gal Sarah (Mary-Louise Park), une jeune femme qui va adorer ce monde où l’action est perpétuelle.

Red 2, c’est avant tout un globe-trotter, Londres, Paris et la Russie sont les lieux où fusillades, explosions, scènes de poursuite prodigieuses alternent avec des moments d’humours et des dialogues plutôt bien écrits, certains d’ailleurs résument bien ce film où il s’agit surtout de passer un bon moment tout en légèreté.

« Frank Moses : C’est un bâton de dynamite dans votre poche. Marvin Boggs : Je le garde pour les urgences. Frank Moses : Eh bien, c’est une sorte d’urgence, n’est-ce pas ? »

Nous retrouverons aussi Edward Bailey dans la seconde partie du film un (Anthony Hopkins), époustouflant dans un rôle de génie apparemment fou enfermé durant 32 ans dans une prison psy britannique tandis que (Catherine Zeta-Jones) interprète le rôle sexy d’un espion russe Katja l’ancienne flamme de notre héros, elle est « la kryptonite » de Frank.

N’oublions pas Victoria (Helen Mirren), un ancien agent du MI6 et le meilleur tueur à gage du monde le coréen Lee Byung-Hun avec son personnage de Han Cho Bai impressionnant aussi bien dans la conduite de sa Lotus, que dans les scènes de combats, notamment dans la scène d’action contre des policiers Russes dans une épicerie.

En conclusion, Red 2 (Retired, Extremely Dangerous), basé sur la bande dessinée écrite par Warren Ellis et Cully Hamner, n’est rien d’autre une comédie surannée, bourrée d’action du début jusqu’à la fin, un humour contagieux et bien-entendu un peu d’amour…

Fiche Technique – Red 2

Société de production : A di Bonaventura Pictures Production
Casting : Bruce Willis, John Malkovich, Mary-Louise Parker, Anthony Hopkins, Helen Mirren, Catherine Zeta-Jones, Byung Hun Lee, Brian Cox, David Thewlis, Neal McDonough
Réalisateur : Dean Parisot
Scénaristes : Jon Hoeber, Erich Hoeber
Producteurs : Lorenzo di Bonaventura, Mark Vahradian
Producteurs exécutifs : Jake Myers, David Ready
Directeur de la photographie : Enrique Chediak
Décorateur : Jim Clay
Concepteur des costumes : Beatrix Aruna Pasztor
Editeur : Don Zimmerman
Musique : Alan Silvestri

Les Flingueuses (The Heat) de Paul Feig : Critique d’une comédie déjantée

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Les Flingueuses de Paul Feig : un buddy movie au féminin

Après l’énorme succès de Mes Meilleures amies (2011), Paul Feig est de retour avec Les Flingueuses (The Heat), avec un scénario de Katie Dippold, abonnée à MADtv et Parks and recreation. Si l’idée de deux protagonistes que tout oppose, contraints de faire équipe, est un classique [i], cela fonctionne très bien ici.

Ce buddy movie au féminin est bien rythmé et doit sa réussite à son irrésistible duo d’actrices, dont la complicité est bien visible à l’écran : Sandra Bullock en experte bien élevée, coincée et minutieuse, mais surtout l’hilarante Melissa McCarthy (révélée dans Mes meilleures amies) dans la peau d’un agent volcanique et imposante, rebelle et roublarde. Melissa McCarthy, prête à sortir à tout moment un lance rocket ou une grenade de son frigo, vole ici la vedette à sa partenaire, comme elle la volait déjà à Kristen Wiig dans Mes Meilleures amies. On adore particulièrement la voir chercher les « couilles » de son patron devant un commissariat bondé. Ce tandem de choc réussit à dynamiter l’image que l’on se fait des flics en talons depuis la série Cagney et Lacey.

Ce petit duo explosif parfois caricatural, nous évoque sans l’atteindre, Rush Hour (1998) avec son duo masculin de flics. De même si l’humour, parfois grossier et souvent gras, est bien présent, en alternant parfois avec quelques scènes rares au ton plus sérieux, il n’égale en rien celui de Mes meilleures amies. Néanmoins, la mise en scène totalement ludique s’adapte parfaitement avec le ton du film décomplexé et à ses dialogues salés.

The Heat n’a d’autres prétentions que d’être une comédie loufoque et légère, à l’humour graveleux, et parvient à trouver son identité et son propre rythme. Ce film à sketchs réussi, à la bande-son très groovy, trouvera assurément son public.

Synopsis : Sarah Ashburn (Sandra Bullock) agent spécial du FBI, est une enquêtrice méthodique et psychorigide, détestée de ses collègues ; elle a la réputation d’être une pimbêche coincée mais brillante, qui se la joue « solo » sur le terrain. Shannon Mullins (Melissa McCarthy), agent de police de Boston, est considérée comme une grande gueule au vocabulaire fleuri, qui n’a peur de rien. Lorsque ces deux représentantes de la loi atypiques sont contraintes de faire équipe pour arrêter un baron de la drogue, elles se retrouvent à devoir lutter non seulement contre un puissant syndicat du crime, mais aussi et surtout contre l’envie de s’entretuer. La complicité voire l’amitié entre les deux policières, vont pourtant s’affirmer au fil de l’enquête…


[i] Le buddy movie est un genre cinématographique typiquement américain, qui faisait fureur dans les années 80 (Eddie Murphy, Mel Gibson); il consiste à placer dans l’intrigue principale deux héros très différents, souvent aux antipodes l’un de l’autre, qui doivent travailler ensemble et qui finiront bon gré mal gré, par s’entendre. Aujourd’hui un peu vieillot, le buddy movie reste un genre efficace souvent employé dans les comédies ou dans les films d’action.

Kick-Ass 2 de Jeff Wadlow : Critique

Kick-Ass 2, un flm bourré de délires, de violences, geek et complémentent déjanté

Synopsis : »L’audace insensée de Kick-Ass a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes en tête, auxquels notre héros va s’allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en Mother F***** , décide de s’attaquer à ces super-héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction. » 
>L’esprit du film peut se résumer dans ses répliques cultes :

« Sois sage ou je te sors le c** par la bouche 

Ce n’est pas la force qui fait le super-héros, c’est le courage. »

D’après les comics « Kick-Ass 2 » et « Hit Girl », de Mark Millar et John Romita, Jr., nos héros amateurs sont de retour pour une nouvelle aventure trois ans après le premier opus. Ce second long métrage n’est pas réalisé par Matthew Vaughn mais par Jeff Wadlow, un réalisateur très influencé par Quentin Tarentino comme on peut le constater, le rythme est effréné et ne faiblit pas, de la première à la dernière séquence.

Une suite très trash drôle déjanté, Kick Ass (Aaron Taylor-Johnson), et Hit girl sont toujours aussi puissant et près à vaincre les plans du machiavélique mother f***** .

Kick-Ass 2 bien que corrosif à souhait et violent, n’en reste pas moins un divertissement, jouant avec les codes de célèbres justiciers masqués comme Batman Punisher et autres super héros. Même si le scénario est prévisible, l’action est omniprésente, avec un côté très fun, il y a des moments de franches rigolades.

Au niveau du casting, il y a une pléiade de nouveaux, mais c’est surtout les anciens qui se surpassent, Hit Girl alias Chloë Grace Moretz, la révélation du premier volet explose l’écran par son charisme, elle fait presque le film à elle toute seule. Jim Carrey est à mourir de rire, il est démentiel dans son rôledu Colonel Stars and StripesDonald Faison n’en est pas en reste, il est tout aussi hilarant.

Quant à notre super vilain, Red Mistle rebaptisé Mother Fucker, (Christopher Mintz-Plasse), un méchant toujours aussi sadique, assoiffé de vengeance. ..Il rassemble une équipe de vilains avec un look ridicule que l’on dirait sorti tout droit d’un comics des années 60.

JUSTICE FOREVER !!!

Plus fidèle aux comics, Kick-Ass 2 restaure un univers de supers héros de tous les jours dans une ambiance décalée, les scènes de combats sont explosives et les personnages attachants. Restez jusqu’à la fin et ne ratez pas la scène après le générique de fin « Maintenant, j’ai envie de devenir un super héros ! « .

Quant à la musique de ce film, elle renvoie du rêve avec d’excellents musiciens comme Jessie J chantant Hero où Hanni El Khatib entre autres. Apprécier la bande son…

« Kick-Ass 2 » Soundtrack Tracklisting

1. Carry You – Union J
2. Euphoria, Take My Hand – Glasvegas
3. No Strings – Eg White, Chlöe Howl
4. Motherquake – DJ Fresh VS Diplo feat. Dominique Young Unique
5. Yeah Yeah – James Flannigan
6. Nobody Move – Hanni El Khatib
7. Pussy Drop – Lemon
8. Dance – Danko Jones
9. A Minha Menina – The Bees
10. Bust Out Brigade – The Go! Team
11. Korobeiniki – Ozma
12. When The Saints Go Marching In – St. Snot
13. Danger – Marco Polo & Torae

Fiche Technique – Kick-Ass 2

Réalisé par : Jeff Wadlow.
Avec : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Jim Carrey, John Leguizamo, Yancy Butler, Lyndsy Fonseca et Donald Faison.
Genre : Action, Comédie.
Nationalité : Américain.
Distributeur : Universal Pictures International France.
Durée : 1h43min.
Date de sortie : 21 août 2013.
Public : Interdit aux moins de 12 ans

 

Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley : Critique du film

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Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley : Un conte africain déplumant aux couleurs flamboyantes

Ici, l’animation met l’Afrique à l’honneur ! Premier long-métrage des nouveaux studios sud-africains de Triggerfish Animation, Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley (Zambezia) marque la première incursion de l’Afrique du Sud dans le film d’animation. Avec un joli casting vocal et petit budget de 20 millions, le long-métrage de Wayne Thornley séduit d’abord par son rythme bien pensé, et l’usage malin de la 3D, qui donne l’impression de voler avec les personnages. Les protagonistes sont attachants et délurés, comme Gogo la Jabiru protectrice ou encore Ezee l’engoulevent charmeur ; le méchant quant à lui est une véritable saleté…

Cette animation dégage surtout une vraie beauté visuelle avec ses mille couleurs flamboyantes, ses paysages africains et les images extraordinaires du fleuve Zambèze en Afrique, mais aussi musicale, avec une bande son aux résonances africaines. Surtout destiné à un jeune public et soutenue par un scénario simple inspiré de Rio, la morale n’en n’est pas moins universelle : il faut accepter les différences, fuir ses a priori ; c’est toujours mieux de travailler ensemble et de s’entraider, l’union fait la force…

Si la problématique du héros est très proche de celle de Nemo des studios Pixar, il y a dans cette animation débutante, une conviction et de véritables moments de magie comme les parties nocturnes éclairées par une lune gigantesque et les vues quasi subjectives lors des courses poursuites aériennes. Un véritable voyage, une rêverie multicolore est offerte au spectateur.

Malgré ses imperfections, Drôles d’oiseaux est un film divertissant et très agréable, qui offre un bon moment d’animation pour toute la famille. Son humour, sa féérie et ses scènes de voltige suscitent la curiosité de la nouveauté ; Un très bon -début pour l’animation sud-africaine. Il faut espérer que Khumba, qui sortira dans quelques mois, et qui accentuera davantage ses racines sud-africaines, prouvera définitivement que Triggerfish mérite son surnom de Pixar austral.

Synopsis : Un jeune et impétueux faucon Kai s’ennuie dans la brousse austère, sous l’égide de son père Tendai, qui lui interdit de s’aventurer au-delà des frontières du Katungu. Kai rêve de découvrir le monde. Un jour, il apprend qu’au-delà du fleuve, bord des majestueuses chutes Victoria, se dresse la fantastique Cité des Oiseaux Zambezia, perchée sur un baobab géant. Débarquant en pleine effervescence des préparatifs de la Fête du printemps, il rencontre entre autres Jed, un oiseau oisif et farceur ainsi que la belle Zoe. A eux trois, ils vont découvrir que la cité est sous la menace d’une attaque des marabouts commandés par un lézard géant, et qu’ils sont les seuls à pouvoir en sauver les habitants. A partir de 6 ans.

 

 

Elysium de Neil Blomkamp : Critique cinéma

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Elysium : Une critique sociale d’un futur pas si éloigné de notre monde contemporain.

C’est clairement le blockbuster de l’année, largement au dessus de la moyenne de ceux que l’on a pu voir cette année, riche en films décevants. On peut évidemment reprocher à Elysium d’être une copie du brillant District 9, en reprenant le même thème de base, c’est-à-dire l’apartheid. Mais Elysium est bien plus, il s’agit de montrer les conséquences tragiques d’un système ultra libéral qui ne fait pas dans la dentelle, séparant clairement les gens selon leurs degrés de richesses. On peut d’ailleurs penser que le film traite d’une manière manichéenne ce problème, mais cela n’en est pas moins une réalité dérangeante. Dans les faits deux mondes se font face sans jamais se côtoyer, séparés par un mur infranchissable, celui de la ségrégation économique entre pauvre et riche comme dans le film Time Out.

Le sujet est en effet similaire mais abordé d’une manière différente, ceux que l’on peut voir dans Elysium n’est rien d’autre qu’une peinture de notre société actuelle, où la Terre devient un monde sans espoir s’étendant à perte de vue. Sur Terre vivent les damnés, la plèbe, ceux qui n’ont presque plus rien dans un univers où déportations, arrestations arbitraires, maladies, violences et famines sont le lot du quotidien, tandis que chez les nantis vivent sur une station spatiale construite pour être en orbite de la Terre, Elysium.

Une sorte d’Olympe spatiale pour des demi-dieux, vivant dans l’abondance et où guérir des maladies les plus graves est un acte presque banal. La critique sociale est très bien menée, Los-Angeles est décrite comme une gigantesque favela, un bidonville, une ruine où la mort peut sonner à chaque instant à votre porte. La crédibilité de cet univers apocalyptique est parfaitement décrite à travers l’ambiance d’oppression, d’étouffement. C’est sale, poussiéreux, on voit toute la misère, on ressent la pauvreté, la peine, la précarité de ses gens, prisonniers d’une terre ravagée par la pollution. Évidemment la politique de répression envers l’immigration clandestine est sans pitié, le monde des Élus, des Citoyens comme ils se nomment eux-mêmes, n’est pas accessible pour cette majorité sous peine de se faire exploser par les drones. Neill Blomkamp, le cinéaste sud-africain, dresse ici un portrait contemporain de notre monde, sa critique d’un monde où des systèmes sont mis en place sciemment pour vous faire croire que vous ne valez rien que le monde ne peut que fonctionner en ayant une large majorité de pauvres, de laisser pour compte, bien que si on y pense une seconde c’est certainement l’un des plus gros mensonges de la galaxie.

Des effets visuels époustouflants

L’aspect crade de Los Angeles est magnifiquement peint, ses plans de cette Terre ravagée rendent parfaitement l’ambiance de misère. Quant aux plans de la station orbitale ils sont magnifiques. Elyisum, ce paradis aseptisé, visuellement semblable au vaisseau de 2001, L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick est superbement filmé. L’ensemble du film est dopé par le design cyberpunks et les jeux vidéo comme Hallo. Elysium fait d’ailleurs penser à la Citadelle de Mass Effect. Et cerise sur le gâteau, les plans de l’Espace de la Terre sont également à tomber, c’est gigantesque, impressionnant surtout sur un écran de cinéma. Le film est violent, c’est gore et les scènes d’actions superbes, notamment, la fusillade dans la décharge, on peut bien sur reprocher la caméra tremblotante, mais cela apporte de la vélocité et du réalisme. C’est une SF sanglante, « dystopienne », décrivant un monde pas si éloigné que ça du nôtre !

Bien entendu on peut critiquer certains aspects comme l’écriture du film, trop prévisible, un scénario trop attendu, avec des personnages probablement stéréotypés. Toutefois Neill Blomkamp est un grand cinéaste avec un style propre et pour une première grande production à gros budget, c’est certainement un film à voir. On peut s’attendre à des corrections de la part de ce jeune cinéaste dans son prochain film « Chappie » un film plutôt satirique que politique (toujours avec Sharlto Copley).Coté casting, Matt Damon livre une performance physique incroyable, quant à Sharlto Copley, qui jouait déjà dans Discrit 9, il interprète un Bad Guy impitoyable, charismatique, un tueur terrifiant, un acteur qui promet. Ensuite Jodie Foster joue très bien son rôle de politicienne : elle fait penser à la dirigeante du FMI. Pour compléter la distribution nous retrouvons Alice Braga, Diego Luna et William Fichtner.

Musique du film Elysium

La BO est composée par Ryan Amon, du son comme dans Inception, et elle est juste aussi violente que le monde décrit par Neil Blomkamp.

C’est un vrai film de SF sombre dans la lignée d’un Blade Runner, d’un Mad Max, ou encore d’un Robocop, avec des effets spéciaux rendant l’univers crédible et réaliste. Bien sur le scénario aurait pu être meilleur, plus en subtilité dans sa description de cet univers riche/pauvre. Elysium ne fait pas dans la demi-mesure, mais quand on décrit un monde inhumain et désespéré où la majorité est considérée comme des non citoyens, on montre une réalité brutale, crade et sanglante.

Elysium : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=oseeVF3qhgM

Synopsis : En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max (Matt Damon) travaille comme ouvrier, à L.A, une ville aux couleurs grises, dans une usine de la société Armadyne, qui fournit à Elysium une partie de sa technologie. Max DaCosta est accidentellement contaminé par des radiations et n’a plus que cinq jours à vivre. Sa seule chance de survie : partir sur Elysium, une station où la Secrétaire Delacourt (Jodie Foster) mène une politique sécuritaire. Avec l’aide de Spider (Wagner Moura), il devient une sorte d’androïde paré d’un exosquelette. Dans son désir de vivre, il s’en va pour Elysium, mais un enjeu beaucoup plus vaste va se jouer et Max, pourrait bien se métamorphoser en celui qui va sauver des millions d’être humains coincés sur une terre délabrée.

Elysium : Fiche Technique

Réalisateur : Neil Blomkamp
Scénario : Neil Blomkamp
Avec : Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley, Alice Braga, Diego Luna, William Fichtner, Faran Tahir…
Musique : Ryan Amon
Budget : 115 millions $
Producteurs : Simon Kinberg, Bill Block, Neil Blomkamp
Photographie : Trent Opaloch
Montage : Julian Clarke, Lee Smith
Direction Artistique : Nancy Anna Brown, Ross Dempster, Don Macaulay, Hania Robiedo
Décors : Peter Lando Syd Meal
Design : Philip Ivey, Syd Meal
Costumes : April Ferry
Distribution : Sony Pictures
Durée : 1h49
Genre : SF/Anticipation
Sortie en salles : 14 août 2013

États-Unis / Afrique du Sud – 2013

 

 

Low Winter Sun : la nouvelle série d’antihéros

Low Winter Sun : la nouvelle série d’antihéros rejoint  le club des séries dans le même genre d’AMC avec Breaking Bad et Dexter.

Après la vision du premier épisode de l’adaptation de la série britannique par AMC,  Low Winter Sun vous saisit par le revers et vous tire de force dans un monde d’intrigues avec ses antihéros complexes. La série a pour toile de fond, une ville en décomposition, en état de déliquescence, la ville de Détroit d’une beauté mélancolique.

Lugubre ville de Détroit

L’atmosphère sombre de cette série est d’ailleurs largement due à cette ville, Détroit une ville délabrée, ravagée par la faillite de l’industrie de l’automobile. Cette misère se palpe, elle a une réalité tangible brisant le rêve américain. Dans cette série la ville devient un personnage avec ses grands terrains vagues sinistres, ses ruelles bordées d’ordures, ses trottoirs défoncés et ses maisons brisées amplifiant l’ambiance d’une série noire à souhait.

La série s’inspire de la mini série anglaise du même nom de Channel 4, elle met en vedette Mark Strong (reprenant son rôle), David Costabile (Gale de Breaking Bad ) James Ransone de (The Wire), Lennie James (Jericho, Snatch, The Walking Dead)

Des acteurs aux jeux intenses insufflant de la vie aux personnages.

Bien entendu, le thème du « flic torturé » a été souvent abordé dans les séries, et on pourrait se demander pourquoi regarder encore une série sur le même sujet, qu’apporte t elle de plus ?  La musique peut-être, elle est une âme, elle capture l’essence même de ce personnage qu’est cette ville de Détroit magnifiquement lugubre. Et je ne parle pas de la performance des acteurs, rien que le jeu des comédiens pousse à voir cette série qui au premier abord semble too much…

Il y a de ses séries télévisées qui sont inoubliables, notamment Breaking Bad, Mad Men, Oz, Dexter, Soprano…, des drames qui détiennent le pouvoir de forcer le téléspectateur à rentrer dans le chaos du monde qu’ils sont entrain de dépeindre, interpellant à la fois l’émotionnel et l’intellect. Low Winter Sun possède un potentiel, celui de vous faire rentrer dans un univers et de le faire votre…

Soulignons encore une fois la musique, la série met en vedette la musique originale du compositeur Tyler Bates (God of War, 300…), comme le personnage qu’est la ville de Détroit dans cette série, la musique est aussi un être à part entière. Le son capture l’ambiance d’une ville qui a perdu sa grandeur avec ses accents mélancoliques.

Synopsis : Frank Agnew (Mark Strong) et Joe Geddes (Lennie James) deux inspecteurs de la police de Détroit tuent un de leurs collègues, ce qui semble être un terrible acte de vengeance. Maquillé en suicide, Frank ignorait que la victime était surveillée par la police des polices.

Hustlin ‘In The Motor la musique d’ouverture de la série Low Winter Sun chantée par City par Bettye LaVette

Le titre principal est co-écrit par la légendaire Bettye Lavette, Tyler Bates, Nan Vernon et le créateur de la série Chris Mundy. On entend chanter une femme dans un club de Détroit introduisant le générique et l’oreille est prise par cette voix graveleuse en écho à la douleur de la ville et des personnages tourmentés.

Synopsis : Ivre de vengeance, Frank Agnew, un inspecteur de la police de Détroit, franchit la ligne en tuant un de ses collègues. Maquillé en suicide, le meurtre revient très vite le hanter. Il ignorait que la victime était surveillée par la police des polices. Et cerise sur la gâteau, il découvre que son complice de crime lui a caché bien des choses..

Percy Jackson : La mer des monstres : Critique du film

Percy Jackson : La mer des monstres, un teenage Movie bien trop mièvre malgré quelques effets visuels intéressants, en un mot un film oubliable…

Chris Colombus réalisateur du premier volet des aventures de Percy Jackson (Le Voleur de Foudre), est remplacé par Thor Freudenthal (Palace pour chiensJournal d’un dégonflé) pour ce seconde volet épique, intitulé La Mer des Monstres. Nous pouvons certainement nous attendre à des suites : l’écrivain Rick Riordan à l’origine du succès de ses blockbusters a écrit 3 autres opus (Le Sort du Titan, La Bataille du Labyrinthe et Le Dernier Olympien).

Après le demi-échec du premier opus, le second Percy Jackson : La mer des monstres, est mieux loti. L’image est plutôt belle. Il y a de l’action et une certaine dose d’humour. Pour ceux qui ont lu la saga de Rick Riordan, le film ne suit pas la trame du livre sauf dans les grandes lignes : des personnages comme Scylla, Circée, les sirènes et des scènes de combats comme celle de Tyson/Percy contre les géants Lestrygons passent à la trappe.

Ainsi, il faut bien le dire, il s’agit avant tout d’un Blockbuster où la magie de l’heroic fantasy est remplacé par une mythologie grecque, à la sauce ketchup, avec un arrière goût plutôt fade, même si certains effets ne sont pas mal comme l’animation de la reconstitution du corps avec des pierres volantes. Cependant, pour les lecteurs de la saga on reste sur sa faim, le méchant Cronos n’est pas si terrible que ça; le Titan qui devrait faire trembler tout le monde est très vite expédié par le héros Percy Jackson.

Il manque beaucoup d’éléments du livre sans parler d’un méli-mélo, entre les 4 tomes : normalement, Cronos n’apparaît pas avant le volume 4; Percy commence son aventure à l’âge de 12 ans; ensuite l’île de Polyphème Circéland est un parc d’attraction; l’entrée des enfers se trouve normalement dans un studio; quant à la prophétie, elle n’existe pas dans le tome 2, mais bien dans le tome 5. On a la vague impression que la saga Percy Jackson prend un bout de chaque livre, pour en faire des films.

Toutefois n’oublions pas que le nettoyage de la narration, la simplicité de l’intrigue s’explique. C’est une odyssée visant avant tout un jeune public. C’est un blockbuster US et Percy Jackson 2 s’amuse avec les codes de la mythologie en le faisant vivre au 21ème siècle. C’est un bon divertissement, un bon film d’aventures, qui sans être transcendant, est regardable. Bien sur, ceux qui n’ont pas lu le livre apprécieront le film, quant aux fans des romans de Rick Riordan, ils seront forcément déçus.

En conclusion, dans l’ensemble le film reste bien meilleur que le premier, quelques scènes sont comme dans le livre, on retrouvera la scène du char de la damnation et la scène finale avec l’arbre de Thalia.

Espérons que le prochain opus vise un public plus large et soit plus fidèle au tome 3 : Le sort du Titan, normalement prévu pour 2015.

Synopsis : Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaquée par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or. Leur périple va les conduire dans une odyssée à hauts risques sur les eaux inexplorées et mortelles de la Mer des Monstres – plus connue des humains sous le nom de Triangle des Bermudes. Ils devront faire face à d’incroyables créatures fantastiques : d’un taureau mécanique cracheur de feu, à des créatures des mers terrifiantes, en passant par des cyclopes géants. Et même d’autres demi-dieux à la loyauté douteuse… Les enjeux sont plus importants que jamais : si Percy échoue, le Camp des Sang-Mêlé disparaîtra à jamais et l’Olympe s’effondrera.

Fiche Technique : Percy Jackson : La mer des monstres

Titre original : Percy Jackson: Sea of Monsters
Genre : Aventures, Fantastique, Teen movie, 3D
Nationalité : Américain
Date de sortie : 14 août 2013
Durée : 1h46mn

Conjuring : une musique envoûtante de Joseph Bishara

Conjuring : une bande son terrifiante

Conjuring est ce genre de film qui garde le public scotché sur son siège, tout au long de ce film des reliques et autres artefacts sont distillées par petite touche d’une manière tellement flippante, que l’horreur vous prend aux tripes. Tout le décor de ce film, avec sa poupée effrayante, ses entités démoniaques, sa boite à musique dans lequel un fantôme apparaît, ses spectres et son étrange cave avec tous  ses objets que l’on croirait presque vivant, surtout ce sinistre piano…On pourrait d’ailleurs presque raconter une histoire avec chacun de ses objets, à eux seuls ils donnent cette impression de choses innommables cachées derrière une inertie de façade. Ce décor par petite touche renforce l’idée que quelque chose de terrible va arriver mais on ne sait pas quoi…

Voici les trois étapes de l’activité démoniaque :
L’infestation…
Des chuchotements, des bruits de pas, une présence étrangère… qui nous amènent à la deuxième étape :
L’oppression…
La victime est prise pour cible par une force extérieure… Elle pulvérise son libre-arbitre et aboutit à la troisième et ultime étape…
La Possession.

Toute cette tension, ce suspense s’accompagne aussi d’une incroyable musique, les fantômes et autres êtres sournois font connaitre leurs présences par d’étrange bruits, suivi par des grincements, et des silences qui crient…Une grande partie de l’épouvante qui se dégage du film Conjuring est dû au travail sonore de Joe Dzuban, un compositeur ayant déjà travaillé sur des films comme Fast & Furious 6 (2013), The Devil Inside (2012), Call Me Kuchu (2011), Insidious (2010) et à une magnifique partition musicale de Joseph Bishara. Cet artiste, a été à l’origine de la musique de films comme 11-11-11 , Night of the Demons et n’en est pas à sa première collaboration avec le réalisateur James Wan, ce dernier confirme  via Twitter que Joseph Bishara, composera également pour le chapitre deux d’Insidious, reprenant peut être à nouveau son rôle du démon à rouge à lèvre.

https://www.youtube.com/watch?v=I-WUZ-9b-7I

La musique de Joseph Bishara est efficace, elle crée une parfaite ambiance sinistre grâce à cette alliance d’éléments allant du classique au punk, passant soudainement d’un genre à une autre, d’un mur de cacophonie, vous plongez dans une douce musique clairsemée toute aussi menaçante. Le décor ajouté à une bande son parfaitement schizophrène ne font que renforcer le suspense, hypnotisant le téléspectateur, l’empêchant littéralement de sortir de l’horreur. Incontestablement la tension n’est pas que visuelle, entre la musique sombre de Bishara et les effets sonore de Dzuban, les téléspectateurs ne peuvent même pas fermer les yeux, car l’évocation sonne aussi dans leurs oreilles.

Playlist, Musique sombre, schizophrénique du film Conjuring par Joseph Bishara  …à écouter !

Note : Bishara a commencé sa carrière en tant que guitariste et a contribué à des remixes pour de nombreux artistes dont Marilyn Manson, Nine Inch Nails, Danzig, Christian Death…Ses prochains travaux comprennent la production de la bande sonore pour le film culte Repo et The Genetic Opera. Pour plus d’informations, visitez le site Web de Joseph Bishara et le label, enregistrements Void.

Variantes des titres : Conjuring

Conjuring : Les dossiers Warren

The Conjuring : Site officiel Warner Bros