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Musique The Witch : l’ambiance incantatoire et horrifique de Mark Korven

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Au départ annoncé comme un petit projet, The Witch est devenu un coup de maître impressionnant qui a vu naître une osmose artistique idéale entre Robert Eggers et Mark Korven. La bande originale de ce dernier sacralise l’idée même de la peur et du tréfonds de l’imaginaire.

La symphonie macabre de Mark Korven pour The Witch

The Witch de Robert Eggers est l’une des grandes surprises de l’année. Pour un premier film, le réalisateur américain a su extirper la sève de l’arbre horrifique pour finalement accoucher d’une œuvre à part entière. Huis clos mystique présentant un sous texte fascinant sur la place de la femme dans la société, The Witch est avant tout complimenté par la méticulosité de son cadre et sa direction artistique aussi épatante qu’enchanteresse. Conte satanique aux multiples pistes de lecture sur l’affranchissement de la femme et l’éveil des sens à l’adolescence, The Witch est un tableau aussi portraitiste qu’expressionniste. Derrière cette froideur biblique de tous les instants, qui ne cesse de dissimuler le malin en chacun de ses personnages, The Witch fait naître une tension cinématographique morbide grâce aussi à l’utilisation d’une musique en totale cohérence avec son environnement macabre. Au diapason d’une mise en scène rigide et oppressante, la partition sonore de Mark Korven ne surjoue jamais sa touche horrifique mais dispose d’une ambiance orchestrale minimale qui retranscrit parfaitement les courbes moyenâgeuses et puritaines de cette famille qui se dissout suite à la perte de repère de leur propre foi.

Rejetant toute forme de structure électronique, Mark Korven joue les druides gothiques et dessine les traits d’une bande originale proche de l’incantation. « What went we » est représentatif de tout le travail effectué par Mark Korven : la présence lancinante d’un instrument à cordes tel que le « nyckelharpa » qui accentue l’atmosphère médiévale de l’intrigue, sonne comme une longue et triste complainte. Dans sa recherche sensorielle, The Witch se rapproche d’une œuvre comme Under The Skin. Les scores ne se ressemblent pas mais l’on y trouve cette capacité qu’a la composition sonore de déchiffrer le langage même de la mise en scène d’un réalisateur. Cette vocation qu’a la musique à ne pas surenchérir les effets du cinéma de genre, mais à devenir un hôte singulier et existant qui arrondit les angles de la terreur engendrée par l’image (« Banished »). Et la bande originale de Mark Korven est un petit bijou qui permet au film de s’émanciper de toute la masse de films d’horreur qui submerge à l’heure actuelle le monde du cinéma.

Car si Robert Eggers n’agite jamais la carte du gore ni de la violence outrancière, c’est pour rendre palpable l’aspect naturaliste de son œuvre et faire de son écrin une plongée encore plus humaine dans les méandres de la crainte et de la peur de l’autre. La clé de voûte de l’œuvre est le mystère, et Mark Korven l’a bien compris. Jouant sur les ruptures de dissonances (« a Witch Stole Sam ») et calfeutrant au maximum ses mélodies élégiaques ou stridentes, la partition musicale augmente la puissance des silences, crie la nature incantatoire du récit et affine le lien entre l’homme et sa propre nature. Isolés dans cette forêt où des disparitions deviennent inexpliquées, les membres de cette famille commencent à perdre tout sens de la réalité. Et devant cette dégradation de l’âme, Mark Korven accélère le tempo de ses mélodies et les fait chavirer dans ce qui ressemble à une sorte de chaos apathique et inévitable (« Foster the Children » ou « Hare in the woods »). La musique ressert l’étreinte sur le sort de ses personnages, affiche une peur aveugle et les enferme de plus en plus dans une nature gothique qui prend des allures de tombeau.

De cette manière, The Witch n’est pas sans rappeler une œuvre telle que Le projet Blair Witch : là où l’image et le son deviennent aussi terrifiants l’un que l’autre et arrivent à rendre horrifique l’invisible. Outre les sonorités presque exclusivement acoustiques, les chœurs féminins amplifient la thématique de sorcellerie qui alimente The Witch (« Isle of White »). Ces incantations, ces hurlements, ces murmures et ces gémissements soudains injectent une dose appréciable de terreur dans cette partition musicale expérimentale et muette. Le coup de force de Mark Korven, tout comme Mica Levi avec Under The Skin, est de se placer du côté de la symbolique et non pas de la simple cinématographie. En utilisant des textures extrêmement silencieuses qui tapissent notre imagination, cette musique transforme les moments de simple observation en expériences totalement immersives.

Alors que Robert Eggers a le mérite de vouloir sortir des sentiers battus du sempiternel « Jump Scare » qui cache les lacunes du manque de mise en scène de nombreux cinéastes, Mark Korven acclimate ses ruptures de tonalité avec fluidité et agence les vibrations de ses textures sonores pour ne pas dénaturer le climat anxiogène de l’œuvre et surtout, pour sanctuariser le thème de la possession et de l’exorcisme (« The Goat and The Mayhem »). La musique de Mark Korven est extrêmement efficace pour exploiter la peur et l’angoisse inhérentes de cette famille puritaine aux portes des abîmes de l’enfer. The Witch n’est pas à proprement parler un film qui matérialise la peur par l’image mais marié à cette bande originale, le film prend une toute autre ampleur pour le plus grand plaisir du spectateur.

Musique The Witch Tracklist

01. What Went We
02. Banished
03. Witch Stole Sam
04. Hare in the Woods
05. I Am the Witch Mercy
06. Foster the Children
07. Caleb Is Lost
08. Caleb’s Seduction
09. Caleb’s Death
10. William and Tomasin
11. William’s Confession
12. Goat & the Mayhem
13. Follow the Goat
14. Witch’s Coven
15. Isle of Wight (Traditional)
16. Standish (Traditional)

 

M. Night Shyamalan ressuscite les Contes de la Crypte pour la fin 2017

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Le grand retour de la série horrifique culte des années 1990, Les Contes de la Crypte, avait été annoncé avant l’été. Cette nouvelle série sera diffusée sur la chaîne américaine TNT. C’est le réalisateur M. Night Shyamalan qui va orchestrer ce projet.

La chaîne TNT avait annoncé il y a quelques mois le nouveau projet fou du réalisateur M. Night Shyamalan (Le Sixième Sens, After Earth, The Visit, Le Village, Incassable) : relancer Les contes de la crypte, le programme phare et terrifiant des années 1990. Shyamalan occupe le rôle de producteur exécutif sur ce comeback inattendu et inespéré pour les fans d’horreur. Il pourrait réaliser l’épisode pilote de ce grand retour de la série d’épouvante.

La nouvelle saison des Contes de la Crypte sur le petit écran est prévue pour la fin de l’année 2017 aux USA. La série sera composée de dix épisodes.

Dans le cadre du renouvellement programme, un personnage créé pour l’occasion et terrifiant remplacera le gardien de la crypte de la série culte des années 1990. Ce choix, qui risque de décevoir les fans, pourrait être lié à des questions légales. C’est en effet la chaîne HBO qui détient les droits de la voix de John Kassir, le Crypt Keeper de la série d’origine.

Le retour d’une série culte par l’un des maîtres de l’angoisse

Les intrigues et les histoires effrayantes de la série d’origine, avec une bonne dose d’humour noir, constituaient un véritable atout pour cette fiction. Lors d’un récent entretien avec la rédaction de Crave Online, M. Night Shyamalan s’est confié sur les épisodes de la future saison. Les différents scénarios devraient s’inspirer des bandes dessinées d’origine, The Vault of Horror et Tales From The Crypt, publiées chez EC Comics. Shyamalan a évoqué les histoires qui seraient susceptibles d’être adaptées. :

Il y en a tout un tas. Je me suis constitué un dossier avec mes favorites. Je suis arrivé à en compiler une vingtaine, même une trentaine. J’essaye de m’en rappeler. Elles sont tellement étranges il faut dire. Il y en a une où l’un des personnages est envoûté. C’est une dame âgée qui ensorcelle une autre femme, plus jeune et mariée. Son concubin va devoir déjouer ce sortilège. Il garde cette vieille sorcière à distance, dans une partie reculée de son habitation, mais c’est dorénavant sa femme qui est prisonnière de ce corps en réalité. Il y a eu un échange entre les deux personnages féminins lors du sortilège. Le mari va être dans l’impossibilité de tuer cette odieuse femme âgée qui a maintenant pris les traits de sa ravissante épouse.

La nouvelle série devrait donc être composée d’un mélange de scénarios originaux écrits spécialement pour le programme et d’adaptations des histoires contenues dans les bandes dessinées EC Comics.

Cette future saison des Contes de la Crypte sera diffusée sur la chaîne TNT aux USA lors de soirées entièrement consacrées à l’horreur et au fantastique avec au programme des courts-métrages et des épisodes de deux autres séries terrifiantes : Time of Death et Creatures. Les amateurs d’humour noir et d’épouvante vont donc être comblés.

Il sera intéressant de découvrir avec ces nouveaux épisodes si de nombreux caméos seront effectués comme à l’époque : l’implication de stars et de grands noms dans des rôles titres ou pour de brèves apparitions à l’écran mais également à la réalisation, derrière la caméra. Arnold Scharwzenegger, William Friedkin, Michael J. Fox, Tom Hanks ou bien encore Robert Zemeckis ont par exemple travaillé sur les précédentes saisons des Contes de la crypte le temps d’un épisode. Aucun élément concret n’a pour l’instant filtré sur le casting de cette nouvelle saison.

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La série de HBO avait fait les belles heures de M6 en France, dans les années 1990. A l’époque, la sixième chaîne faisait le pari de programmations osées, devenues cultes avec le recul, avec de nombreux films d’horreur lors de soirées baptisées les Jeudis de l’angoisse, à la même époque que la diffusion des épisodes des Contes de la crypte. Il est encore trop tôt pour savoir si M6 diffusera la nouvelle cuvée 2016 de la série servie par M. Night Shyamalan et le nouveau gardien de la crypte. Le programme est toujours en cours de développement.

Split, le prochain long métrage angoissant du réalisateur de After Earth et du Sixième Sens, sortira en France en février 2017. Le personnage principal de ce film est un schizophrène qui vit à travers 23 personnalités différentes, de quoi faire passer Rami Malek dans la série Mr.Robot pour un petit joueur.

Les contes de la crypte – le générique culte :

Oppression, un film de Farren Blackburn : Critique

Sur fond d’isolement à la Shining, Farren Blackburn, réalisateur de séries tv (Doctor Who, Daredevil) s’essaye avec Oppression au grand format avec toute la grossièreté d’un premier scénario auquel on finira par ne jamais croire, par clichés et manque d’ambition.

Synopsis : Depuis le décès de son époux, Mary, pédopsychiatre, vit seule avec son beau-fils dans un chalet isolé de la Nouvelle-Angleterre. À l’approche d’une violente tempête de neige, Tom, l’un de ses jeunes patients, est porté disparu. Mary, tout à coup sujette à des hallucinations et prise de paranoïa, est bien décidée à retrouver le jeune garçon avant qu’il ne disparaisse à jamais.

Un combat féminin

La chevelure bonde de Naomi Watts ressemble à s’y méprendre avec la fureur capillaire de Catherine Deneuve sur l’affiche de Répulsion de Polanski de 1965. La comparaison s’arrête là, car il n’y a aucun remake du génie franco-polonais. Une veuve doit jongler entre l’aide à domicile de son beau-fils et son emploi du temps assez léger de pédopsychiatre juste à côté de chez elle (en face même, à 10 mètres) au beau milieu de nulle part, en plein milieu forestier. Le quotidien de Mary nous est décrit très littéralement, jusqu’à la rencontre du petit Tom, sourd, rayon de soleil interprété par Jacob Tremblay (Room). A partir de cette affection pour cet orphelin, le cauchemar tente laborieusement de s’installer, au moyen subtil cependant de la confusion rêve/réalité. Lourdement en effet, le jump-scare s’enorgueillit de vouloir nous faire accélérer le pouls, mais l’esprit rationnel  purement cartésien que le spectateur n’a pas toujours nous pousse à croire en l’évidence suprême, en ce qui est réaliste et seulement possible sur un plan terrestre et matériel (remettons en question deux secondes la probabilité du retour d’un mort vivant). Il ne subsiste qu’une seule explication donc réaliste, à moins qu’un nouveau personnage attachant dans sa maladresse de père célibataire macho ne vienne alimenter le doute. Sauf qu’il est déjà trop tard, on ne laisse pas au suspense suffisamment de longueur pour évoluer. La réponse que l’on savait déjà nous est transmise par une traversée fantomatique via skype. Le suspense n’est pas cette longue traversée de couloir dans le noir où l’héroïne mettra trois heures pour tourner une poignée et ouvrir une porte sur une ombre ! Qui plus est, cette mère au foyer qui voue sa vie, jusqu’à sa sacrifier et se demander s’il n’est pas plus sage pour sa santé mentale de laisser son beau-fils paralysé dans un centre adapté, n’est qu’une coquille que Naomi tente avec son talent d’habiter. Sur papier, une note d’intention, le sujet peut être porteur. Une femme à bout de course (symbolisée par l’isolement géographique) doit lutter pour une survie. La sienne? Celle d’un autre ? Si c’était la première, le scénario ne tiendrait guère debout. Si c’était la deuxième, le film arrive très rapidement à son terme. Nulle ouverture possible, aucun tiroir qu’il est possible d’ouvrir et il suffit de patienter, le pas énervé, que la résolution daigne apparaître. La mort ou la survie de cet autre. Pourquoi faire du tort à l’image d’Yves Bélanger qui a déjà tant donné dans Dallas Buyers Club ou Demolition ?

Inutile et vain

Au bon samaritain de crier au spoiler, mais de cette habile analyse se tire la conclusion elle-même. Ne lisons pas au-delà si vous n’avez pas encore vu le film. Si vous y voyez le déroulé, c’est que malheureusement et manifestement Oppression a atteint ses propres limites. Alors pourquoi se déplacer pour aller le regarder ? Pour Naomi Watts (?) qui peine à porter le désespoir d’une Wendy Torrence jouée de manière « cri munchien » (épatant au passage!) par Shelley Duvall. Pour le petit attendrissant qui méritait l’oscar dans le film nominé ci-dessus avec Brie Larson ? Sa présence ne dure que 5 minutes. Pour la lutte d’une femme en pleine forêt ? Le fond vert sur étang est frappant et mal déguisé. On aboutit avec flagrance au cœur même d’un autre génie kubrickien. Shining et l’hôtel Overlook, d’autant que la neige et la tempête empêchent toute liaison vers l’extérieur. Le médecin qui a compris la supercherie et fonce sauver sa patiente, sauf qu’il ne fait guère de vieux os. On revoit la scène où Dick Halloran est poignardé par une hache dans les couloirs déserts. A l’exception que Scatman Crothers, l’acteur afro-américain, est plus proche du gentil oncle Ben’s que Oliver Platt, le docteur Wilson, de Craig Feldspar (le gentil gros maladroit et amoureux de Loïs) dans Malcolm. Si vous ne riez pas du décalage, attendez-vous à comprendre où ces mots veulent en venir. La présence de Charlie Heaton, l’adolescent immobilisé (au trait presque trisomiques, félicitons la directrice de casting et pire la scénariste qui en est à son premier gros projet) est précisé dans le générique « Pour la première fois à l’écran ». Il faut donc s’attendre à une performance? Joué le regard vide, la bouche à moitié inerte mériterait un oscar?! Attendez-donc vous à être déçu face à Jack Nicholson, puisqu’on reste toujours dans la comparaison…

On connaît la fin. La chanson manque de couplets ou enchaîne le même refrain, mais elle agace. Plutôt que de s’extirper ingénieusement tel David Copperfield (il faudrait un miracle après la bouillasse fade des quatre-vingt premières minutes), le film suit le cliché éculé du fan mania. La scène finale à la surface limpide du lac reflétant une lune pleine semble faire hommage à Vendredi 13. La silhouette sombre du petit Tom au travers la porte de la chambre résonne comme Insidious. Ajoutons une cave, une course en forêt, un placard strié, un faux éclairage à la bougie, dans une salle de bain lustrante, un montage parallèle en voiture sous une pluie diluvienne, on obtient un dérivé impersonnel et superficiel. Comme si les jeunes réalisateur et scénariste manquaient de confiance – on peut difficilement assumer autant de grossièretés -, il nous faut s’attacher à Shining et d’autres maigres références (on en regretterait presque d’autres pour ne citer que Polanski). Il est triste qu’autant de dollars puissent être versés pour de tels hommages vains. Fallait-il s’attendre autre choses d’EuropaCorp (Luc Besson)?!

Oppression : Bande Annonce

Oppression : Fiche Technique

Réalisateur : Farren Blackburn
Scénario : Christina Hodson
Interprétation : Naomi Watts (Mary Portman), Oliver Platt (Dr. Wilson), Charlie Heaton (Stephen Portman), Jacob Tremblay (Tom), David Cubitt (Doug Hart), Clémentine Poidatz (Lucy) …
Image : Yves Bélanger
Musique : Nathaniel Méchaly
Montage : Baxter, Maryline Monthieux
Producteurs : Christine Haebler, David Linde, Tory Metzger, Jonathan Vanger, Ariel Zeitoun
Production : Transfilm, Canal+, Ciné+, EuropaCorp, Lava Bear Films, Transfilm International
Budget : $10 000 000 (estimé)
Genre : Drame / Thriller
Distribution : EuropaCorp Distribution
Durée : 91 minutes
Date de sortie : 30 novembre 2016
Canada / France– 2016

PIFFF 2016 : Des séances cultes au Max Linder Panorama

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La salle des Grands Boulevards, le Max Linder Panorama, s’apprête à accueillir les amateurs et les passionnés de cinéma de genre à l’occasion du PIFFF 2016. Le Paris International Fantastic Film Festival célèbre sa sixième édition. Des projections exceptionnelles sont programmées du mardi 06 au dimanche 11 décembre dans la capitale.

La sixième édition du PIFFF s’apprête donc à débuter pour le plus grand bonheur des mordus d’horreur. En plus de la sélection de films en compétition, de nombreuses séances spéciales, d’ores et déjà cultes, seront organisées.

Cette série de projections exceptionnelles regroupe les titres suivants : Prince des Ténèbres de John Carpenter (Jeudi 8 à 16h30), Hardware de Richard Stanley (Vendredi 9 à 16h30, en présence du réalisateur), Opéra de Dario Argento (Dimanche 11 à 16h30, en compagnie du Pape transalpin de l’horreur), Fire Walk With Me de David Lynch (Mercredi 7 à 16h30 et Lundi 12 à 21h45), David Lynch : The Art Life de Jon Nguyen, Rick Barnes et Olivia Neergaard-Holm (Mercredi 7 à 21h45) ainsi que La Fiancée de Frankenstein de James Whale (Jeudi 8 à 9h30 et Mardi 13 à 9h30).

Une rétrospective est même dédiée aux zombies dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 décembre à partir de minuit. La nuit des morts-vivants, le remake de Tom Savini, Messiah of Evil de Willard Huyck et Zombie de George A. Romero seront diffusés dans cette nuit consacrée aux morts-vivants.

Le cinéma Max Linder Panorama proposera des projections supplémentaires d’une partie des films de la compétition les lundi 12 et mardi 13 décembre.

Voici un florilège de films proposés dans le cadre du festival PIFFF 2016 :

Pour retrouver le calendrier complet des projections : http://www.pifff.fr/2016/planning-fr

Le programme de La Nuit Zombie : http://maxlinder.com/evenements/nuit-du-pifff-la-nuit-zombie-2-118

Le détail des invités exceptionnels : http://maxlinder.com/evenements/les-invites-du-pifff-dario-argento-119

http://www.pifff.fr/

PIFFF 2016 – Bande-annonce :

 

Insaisissables 2 en DVD et Blu-Ray depuis le 30 novembre

Fan de magie et de grande illusion ? Les 4 Cavaliers sont de retour pour le braquage le plus spectaculaire jamais conçu dans Insaisissables 2, enfin disponible en DVD et Blu-Ray !

Synopsis : Un an après avoir échappé au FBI et gagné l’admiration du public avec leurs tours de magie spectaculaires façon Robin des Bois, les Quatre Cavaliers reviennent pour un nouveau spectacle, ce qui déplait à un jeune magnat de la technologie. Ce magnat n’est autre que Walter Mabry, un prodige de l’informatique. Il contre leurs numéros en les empêchant d’effectuer des hold-up spectaculaires. Pour lui faire face, les Cavaliers décident alors de travailler pour lui, dans l’espoir d’exposer son vrai visage au monde.

Retour explosif mais décevant pour les 4 Cavaliers

Si on se laisse prendre au jeu et happer par les différentes illusions des 4 Cavaliers d’Insaisissables 2, le film de John M. Chu est un excellent divertissement. Toutefois, le blockbuster est sans saveur tant il est mécanique, clinquant, désincarné et sans réelles surprises. Les twists sont excessifs, les tours de magie trop exagérés et multiples pour être apprécier en longueur par le spectateur. Insaisissables 2 souffre de la maladie des suites hollywoodiennes : décevantes et dans l’incapacité de se renouveler.
Le casting 4 étoiles (Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Lizzy Caplan, Dave Franco, Mark Buffalo, Michael Caine, Morgan Freeman, Daniel Radcliffe) fera du film un excellent divertissement sans « prise de tête », mais bien moins surprenant que le premier opus. À croire que ce n’est pas dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs confitures.

Caractéristiques techniques du DVD (19,99 €) :
Langue : Français/Anglais/Audiodescription
Sous-titres : Français, sourds et malentendants
Son : D.D 5.1 et 2.0
Image : 16/9 – 2.40, PAL COULEUR
Bonus : Ne les quittez pas des yeux (20 minutes) : un making-off très intéressant du film, sous un aspect magique et sensationnel, propre à l’univers imaginé par Louis Leterrier. / Commentaires audio

Caractéristiques techniques du Blu-Ray (24,99 €) :
Langue : Français/Anglais/Audiodescription
Sous-titres : Français, sourds et malentendants
Son : D.D 7.1 et 5.1
Image : 16/9 – 2.40, Full HD 24p, PAL COULEUR
Bonus : Ne les quittez pas des yeux – Un casting de choix – Donner vie à la magie (1h environ) : ces 3 bonus sont de réelles découvertes, utiles pour décortiquer Insaisissables 2 dans ses moindres détails et connaitre les secrets de tournage. / Commentaires audio

À savoir qu’une édition spéciale est également disponible : procurez vous au plus vite la manette collector !
La malette contient :
• Un Steelbook Blu-Ray + DVD
• Une malette du magicien : Livret avec 150 tours de magie issus du film et de nombreux accessoires magiques.
Prix : 49,99 €

Insaisissables 2 : Bande-annonce

7 Psychopathes, un film de Martin McDonagh : Critique

Dans le cadre de la rétrospective sur les psychopathes sur OCS, intéressons-nous à 7 Psychopathes, une comédie noire aux influences tarantiniennes dans laquelle Martin McDonagh met sa vie de scénariste en abîme.

Synopsis : Marty est un scénariste hollywoodien en panne d’inspiration. Confronté à l’angoisse de la page blanche, il peine à écrire son nouveau projet de film au titre prometteur : 7 PSYCHOPATHES. Son meilleur ami Billy, comédien raté et kidnappeur de chiens à ses heures, décide de l’aider en mettant sur sa route de véritables criminels. Un gangster obsédé par l’idée de retrouver son Shih Tzu adoré, un mystérieux tueur masqué, un serial-killer à la retraite et d’autres psychopathes du même acabit vont alors très vite prouver à Marty que la réalité peut largement dépasser la fiction…

Une histoire barrée, un casting en or et des influences rock’n’roll, les 7 Psychopathes s’annonçait comme un film cynique et décalé. Le film s’ouvre sur un dialogue incongru qui renvoie directement à l’univers de Tarantino. Un clin d’oeil appréciable mais les inspirations sont très voire trop présentes et transforment le film en un mélange de références cinématographiques auquel il manque une réelle unité. Voulant jongler avec de nombreuses pistes narratives et créer un puzzle à la manière de Pulp Fiction ou encore Rock’n’Rolla, McDonagh s’y perd et nous offre un récit décousu au rythme mal maîtrisé qui plombe l’essence du film.

Le jeu d’acteur est toujours juste et malgré un narrateur (Colin Farrell) quelque peu effacé on apprécie ces quelques moments cocasses où, dépassé par la situation, il finit par craquer. On jouit aussi de quelques interactions savoureuses notamment la confrontation entre un mafioso et le personnage de Christopher Walken qui, pacifique jusqu’au bout, ne cèdera pas à la menace d’une arme à feu ; va alors s’ensuivre un dialogue insolite. Ce côté subversif et cynique qui semble être la volonté de départ du film, ne prend malheureusement pas du à un rythme éreintant et lourd qui nous empêche à chaque instant d’entrer pleinement dans le récit, et le casting quatre étoiles n’arrive pas à sauver la mise.

Censé nous offrir un film aussi barré que les psychopathes qui le composent, 7 Psychopathes déçoit par sa maladresse et son inégalité qui perdurent tout au long du film nous laissant une impression fade.

7 Psychopathes : Bande-annonce

 7 Psychopathes : Fiche Technique

Titre original : Seven Psychopaths
Réalisation : Martin McDonagh
Scénario : Martin McDonagh
Interprétation : Colin Farrell (Martin “Marty” Faranan), Sam Rockwell (Billy), Christopher Walken (Hans Kieslowski), Woody Harrelson (Charlie Costello), Linda Bright Clay (Myra Kieslowski), Abbie Cornish (Kaya), Tom Waits (Zachariah Rigby)…
Direction artistique : David Wasco
Décors : John Dexter
Costumes : Karen Patch
Photographie : Ben Davis
Montage : Lisa Gunning
Musique : Carter Burwell
Production : Graham Broadbent, Peter Czernin et Martin McDonagh
Sociétés de distribution : Blueprint Pictures, Momentum Pictures
Pays d’origine :  Royaume-Uni
Genre : comédie
Durée : 110 minutes
Dates de sortie :  05 décembre 2012

Royaume-Uni – 2012

 

Quarry, une série de Graham Gordy et Micheal D.Fuller : critique saison 1

Quarry est arrivée discrètement sur Cinemax à la rentrée et pourtant elle n’a pas à rougir face aux séries de sa grande soeur HBO. Troublante, fascinante et touchante, Michael D. Fuller et Graham Gordy signent avec Quarry un drame psychologique intense qui nous empoigne et ne nous lâche plus.

“You miss it ? War.” “Every goddamn day.”

A la manière d’un film de Cimino, Quarry se sert de la guerre du Vietnam pour exposer des personnages complexes et torturés dans la société hostile qu’est l’Amérique des années 70. Mac Conway, vétéran brisé par la guerre ne parvient pas à s’intégrer dans cette société qui ne veut plus de lui. Traumatisé, son passé resurgit sous forme d’hallucinations, la première fois que ça lui arrive Mac sort brusquement de son lit en pleine nuit et court dehors, nu, se camouflant derrière des voitures, le regard hagard, les mains serrées autour d’une arme invisible, il essaie d’échapper à l’ennemi. Ces épisodes soudains nous mettent dans le même état de stupeur et d’effroi que sa femme qui, dépassée par le traumatisme de son mari ne sait pas comment l’aider, à une époque où le syndrome du stress post-traumatique n’est pas légitimé. Et alors qu’on pensait que Joni Conway passerait au second plan après un premier épisode où le couple est mis à rude épreuve, elle va finalement faire partie intégrante de l’intrigue. Car Quarry est aussi une histoire d’amour, une histoire de mariage et l’évolution de Mac va de pair avec l’état de son couple. Pourtant le voir se désagréger ne nous aurait pas surpris, les obstacles s’enchainent et les disputent se multiplient mais le tandem finit toujours par se retrouver, attiré l’un à l’autre comme des aimants, comme deux pièces complémentaires. Une complicité qu’on ressent aussi entre les deux acteurs dont la performance est stupéfiante. Dans une maison qu’aucun des deux n’arrive à quitter, ils forment un foyer dans lequel ils parviennent à trouver une sorte de sûreté, de sérénité dans ce brouhaha que représente leur vie, un abri qui les protège ne serait-ce qu’un instant de la tempête qui les attend au-dehors.
Les autres personnages ne sont pas en reste, chacun fascine à sa manière notamment le très bon The Broker (L’Agent), patron peu scrupuleux de Mac, qui devient de plus en plus énigmatique et alors qu’on pensait commencer à le comprendre, il nous surprend à la toute dernière minute.

Voitures vintages et moustaches à foison, la reconstitution d’époque est impeccable et les décors nous propulsent droit dans les années 70. La bande son est splendide avec des morceaux d’Otis Redding, de Blue Oyster Cult ou encore de Big Star (petit groupe originaire de Memphis) qui nous plongent dans une autre époque, au fin fond d’une Amérique sombre et mélancolique dans laquelle on prend plaisir à se perdre le temps d’un épisode. Car c’est bien une Amérique en perdition qui est dépeinte ici. La série prend place durant une période difficile de l’histoire de ce pays, peuplé d’habitants fatigués par de trop nombreuses désillusions, à la veille de la réélection de Nixon et à la fin de la guerre du Vietnam. Créant tout un contexte socio-économique autour de ses intrigues, Quarry nous permet de mieux cerner les motivations et situations de chaque personnage : les difficultés économiques du couple Mac/Joni, la dure intégration de la famille de Ruth dans une ville où la ségrégation raciale est omniprésente ou encore l’homosexualité mal perçue de Buddy. Des difficultés qui s’amoncellent, des situations qui s’enveniment, c’est une fatalité inéluctable qui s’abat sur les personnages, coincés dans une spirale de violence.

La tension monte crescendo, prenant son temps, épaississant un peu plus l’atmosphère à chaque épisode plus suintant les uns que les autres. Une série “slow burner” dont on pourrait déplorer quelques longueurs, mais si Quarry prend son temps c’est pour mieux nous décontenancer avec un final grandiose qui nous explose à la figure telle une bombe au napalm. Composé d’un plan séquence de plus de huit minutes, on nous dévoile enfin ce qu’il s’est passé à Quan Thang, polémique dont il est question tout au long de la saison. Et ce n’est pas sans rappeler la scène insoutenable du débarquement en Normandie de Il Faut Sauver Le Soldat Ryan que Quarry nous donne à voir l’atrocité de la guerre. Dans une séquence haletante qui nous prend aux tripes, où l’horreur semble ne jamais prendre fin, Quarry expose la violence sans détour, avec un réalisme frappant. Puis réussit un coup de maitre en clôturant l’épisode avec un twist final déconcertant qui ajoute une tout autre dimension à ce qu’on a pu voir depuis le début et nous laisse pantois.
Et bien que Quarry soit une série noire et tragique, la photographie sublime et la manière de filmer somptueuse, avec par moment un regard plein de tendresse notamment lors des scènes centrées sur Mac et Joni, couple dont l’amour à tout épreuve apporte une note d’optimisme à la série, de même que les quelques notes d’humour aussi surprenantes que bienvenues, font de cette série une œuvre envoûtante d’une poésie touchante.

Quarry, saison 1 : Bande-annonce

Synopsis : Dans les années 70, un tireur d’élite de la Marine de retour de la guerre du Vietnam se retrouve rejeté par sa famille et ses amis et diabolisé par le public et les médias. Désenchanté, il est recruté dans un réseau de criminels chargés de nettoyer les rives du Mississippi…

Quarry : Fiche Technique

Créateurs : Graham Gordy, Michael D.Fuller
Réalisation : Greg Yaitanes
Scénario : Graham Gordy, Michael D.Fuller, Jennifer Schuur (d’après l’œuvre de Max Allan Collins)
Interprétation : Logan Marshall-Green (Mac Conway), Jodi Balfour (Joni Conway), Peter Mullan (The Broker), Niki Amuka-Bird (Ruth Salomon), Damon Herriman (Buddy), Josh Randall (Inspecteur Tommy Olsen)…
Effets spéciaux : Spectrum Effects
Production : Greg Yaitanes, Steve Golin, Graham Gordy, Michael D.Fuller, John Hillcoat, Matt DeRoss, David Kanter, Max Allan Collins
Sociétés de production : Anonymous Content, Cinemax, NightSky Productions
Genre : Drame
Format : 8 x 52 minutes
Chaine d’origine : Cinemax
Première diffusion : Depuis le 10 septembre en US+24 sur OCS Choc

The Deleted : la série de Bret Easton Ellis visible dès le 04 décembre

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L’auteur américain talentueux et sulfureux Bret Easton Ellis, célèbre pour ses œuvres comme American Psycho, Moins que zéro et Les lois de l’attraction, va faire ses grands débuts à la réalisation avec la série The Deleted. L’intrigue entraîne un groupe de jeunes adolescents dans une dérive sectaire.

Bret Easton Ellis a commencé par travailler sur différents projets à Hollywood avant de débuter le tournage de cette série en tant que réalisateur.  Le romancier américain a participé à l’écriture pour le cinéma de l’ovni The Canyons de Paul Schrader avec Lindsey Lohan et James Deen. Bret Easton Ellis a également travaillé sur le scénario de The Curse of Downers Grove réalisé par Derick Martini.

Un grand nombre de ses romans cultes ont été adaptés au cinéma. Neige sur Beverly Hills, en 1987, avec un Robert Downjey Jr confronté à la toxicomanie dans cette adaptation de Less Than Zero. American Psycho, en 2000, par Mary Harron avec Christian Bale dans un rôle encore inoubliable.  Sans oublier les Les lois de l’attraction, en 2002, par Roger Avary.

The Deleted est une série apparentée au genre du thriller. L’intrigue s’attarde sur la disparition à Los Angeles de trois personnes qui n’ont à priori aucun lien entre elles. Ces faits inquiétants entraînent une vague de paranoïa chez un groupe de jeunes âgés d’une vingtaine d’années qui ont réussi à s’échapper d’une secte quelques années auparavant.

Bret Easton Ellis est donc passé à la réalisation, une grande première pour lui, avec cette série. Il a également mis ses talents d’écriture au service du scénario qui risque d’être riche en twists à couper le souffle. D’après la rédaction de Bloody Disgusting, la série de Bret Easton Ellis serait bien réservée à un public adulte. Les murs seraient littéralement couverts de sang dans certaines scènes…

L’application de streaming Fullscreen va diffuser la série à partir du 04 décembre aux USA. Aucune chaîne en France n’a encore communiqué sur une éventuelle diffusion du programme. OCS et Canal + pourraient peut-être acheter les droits dans les jours et les semaines qui viennent pour une diffusion avec 24 heures de décalage ou en 2017.

Le casting de la série regroupe les acteurs Ian Nelson, Madeline Brewer, Amanda Cerny, Spencer Neville, Daniel Zovatto, Will Peltz, Todd Maurer et Nash Grier. Braxton Pope et Ross Levine sont les producteurs exécutifs de ce programme.

La série The Deleted est composée de huit épisodes.

 

Absolutely Fabulous, un film de Mandie Fletcher: Critique

L’adaptation de la série Absolutely Fabulous sur grand écran est un sommet de laideur, de vulgarité et de mauvais goût. Rien n’est drôle, tout est navrant.

Synopsis: Edina et Patsy mènent toujours la grande vie à laquelle elles sont habituées, à base de paillettes et de glamour, dépensant, buvant et sortant dans les endroits les plus branchés de Londres. Accusées d’avoir provoqué un épouvantable incident lors d’une soirée de lancement, elles se retrouvent entraînées dans une tempête médiatique et sont poursuivies sans relâche par les paparazzis. Fuyant sans un sou sur la Côte d’Azur, Mecque du glamour et des milliardaires, elles préparent un plan pour rendre leur échappée permanente et mener la grande vie pour toujours !

Le plus difficile après le visionnage de cette adaptation de la série culte Absolutely Fabulous (Ab Fab pour les intimes), c’est sans doute de ne pas tomber dans l’invective facile et la grossièreté outrancière. Car le film de Mandie Fletcher met dans cet état de rage absolue qui frappe, quand on se sent insulté par une réalisatrice pendant plus d’une heure. Alors soyons francs, ce film est une des plus épouvantables horreurs qu’a pu un jour produire le Septième Art ; c’est bien simple, si ce film était un déchet, aucune filière de recyclage n’en voudrait. Les raisons à cela sont à peu près aussi nombreuses qu’il existe de caractéristiques dans un film: scénario, actrices, musique, mise en scène sont tous d’une médiocrité telle, qu’on se demande ce qui a pu passer par la tête des producteurs Damian Jones et John Plowman.

Le scénario est souvent la cheville ouvrière d’un film, il peut être l’élément qui différencie un film de la simple attraction d’un parc de loisirs. Ici le scénario de Jennifer Saunders (également actrice dans la série) a pour mission de raconter une histoire, mais aussi d’amener à rire en travaillant gags et rebondissements. Problème: c’est d’une vulgarité sans limites, il ne suffit pas de dire des gros mots (souvent sexuels), de s’habiller comme une prostituée et de se comporter comme la dernière des dernières, pour avoir l’air rebelle et politiquement incorrecte. Le scénario (et tout ce qui le compose) est bas du front, d’un vide sidéral et fait de la vacuité une discipline olympique. Sans oublier de répéter les ficelles usagées de la série, comme cet amour sans limite du champagne que n’aurait pas renié Amélie Nothomb, mais qui l’aurait décrit avec plus de subtilité.

La mise en scène de Mandie Fletcher, cantonnée jusqu’ici à la télévision (où elle aurait mieux fait de rester), manque de l’audace, des moyens et de l’ampleur qui font normalement la différence entre cinéma et télévision. Certes c’est moins vrai de nos jours, il n’empêche que son travail est plat et monotone, enchaînant les plans aux cadrages rebattus depuis cent ans, pas ou peu de mouvement et une caméra qui suit docilement les personnages. George Méliès avait certainement plus d’imagination qu’elle. Tout cela coûte beaucoup au rythme du film qui ne décolle jamais, cantonnant le spectateur entre ennui et agacement. Et puis c’est d’une laideur, les couleurs dégoulinent sur la pellicule, mettant en scène un asile de fous soi-disant caricatural de l’univers de la mode.

Absolutely Fabulous est bien un fiasco, ses personnages sont hideux, vulgaires et hystériques de bout en bout, le scénario n’a ni queue ni tête et tombe trop souvent dans l’absurdité. Les fans de la première heure de la série se sentiront agressés par ce film, sur lequel des scientifiques commencent à se pencher pour trouver à partir de quel degré il commence à être drôle. On pense en fait que la seule manière d’en rire serait simplement de se payer la tête de ceux qui ont accepté de participer à cette farce sans humour. Vous voilà prévenus.

Absolutely Fabulous : Bande Annonce

Absolutely Fabulous : Fiche Technique

Réalisation : Mandie Fletcher
Scénario : Jennifer Saunders
Interprétation : Jennifer Saunders (Eddy), Joanna Lumley (Patsy), Julia Sawalha (Saffy), Jane Horrocks (Bubble), June Whitfield (June Monsoon)…
Décors : Laura Richardson
Costumes : Rebecca Hale
Photographie : Chris Goodger
Montage : Gavin Buckley
Production : Damian Jones et Jon Plowman
Sociétés de production : Fox Searchlight Pictures et BBC Films
Sociétés de distribution : Fox Searchlight Pictures, Twentieth Century Fox France Inc
Genre : comédie
Durée: 86 minutes
Dates de sortie : 

Royaume-Uni – 2016

Le Bon Gros Géant : Sortie DVD le 1er décembre

Aujourd’hui dans les bacs, Le Bon Gros Géant de Steven Spielberg, poétique et visuellement époustouflant le film d’animation nous emporte aux pays de l’émerveillement

Une jeune fille orpheline se fait enlever un soir par un gentil géant dont le rôle est de souffler des rêves dans les oreilles des enfants endormis. Du haut de ses 7 mètres, il l’emmène avec lui dans le Pays des Rêves où vivent d’autres géants qui eux n ‘ont rien de gentil.

Ensemble, ils vont essayer de convaincre sa majesté la Reine que les Géants existent et qu’ils représentent un danger pour le Royaume. Embarquez pour un
voyage magique et extraordinaire dans un monde gigantesque. Un film d’une richesse et d’une poésie à couper le souffle.

Synopsis officiel : Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…

Caractéristiques techniques du DVD :

© A Cosgrave Hall production for Thames Television Limited © 1989 Cosgrave Hall productions. Tous droits réservés.

IMAGE : Format image : 1.78

Format écran : 16/9

AUDIO : Son Dolby Digital 2.0

BONUS : 37 minutes de bonus (interviews, galerie, Storyboard…)

Editeur : Universal Pictures Vidéo

 

Sausage Party, un film de Conrad Vernon et Greg Tiernant : Critique

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Entre scènes épiques et humour cru, Sausage Party s’impose comme une comédie politiquement incorrecte réussie.

Synopsis : Une petite saucisse s’embarque dans une dangereuse quête pour découvrir les origines de son existence…

Si l’on suit un minimum l’actualité cinématographique de ces derniers mois, il est impossible d’être passé à côté de Sausage Party, en raison des nombreuses polémiques auxquelles il a été lié. La sortie du nouveau délire de Conrad Vernon et Greg Tiernant, accompagnés de Seth Rogen et Evan Goldberg (à l’origine de L’interview qui tue), a été maintes fois réfléchie : le film doit-il sortir en salles ? Doit-il être directement disponible en VOD et DVD ? Quelle interdiction faut-il appliquer au film : -12 ans ? -16 ans ? Car oui, même si Sausage Party est un film d’animation, il est déconseillé aux enfants par son humour cru et scabreux.
Grâce à tous les débats passés et actuels qui gravitaient et gravitent toujours autour du long métrage, ce dernier a été remarqué et a pu faire parler de lui dans les médias.
Mais que vaut réellement Sausage Party ? Est-ce une supercherie grotesque ou un coup de génie ?

L’humour de Seth Rogen, d’Evan Goldberg et de leurs comparses n’est plus à prouver. Avec de tels trublions aux manettes du scénario, on pouvait s’attendre au pire comme au meilleur. Ici, le film s’inscrit dans un registre grivois, politiquement incorrect, mais l’humour atteint ses objectifs : il dérange le spectateur mais ne le laisse pas indifférent. Certaines séquences relèvent du génie, avec des dialogues jonchés de répliques toutes plus croustillantes les unes que les autres. La scène finale, une orgie entre aliments, a beaucoup fait parler d’elle. Même si dérangeante et indécente, elle ne peut qu’être prise au millième degré, tant elle est poussée dans l’absurde et le scandaleux. Mais âme sensible s’abstenir !
Toutefois, impossible d’échapper à quelques vannes salaces qui ne font pas mouche, qui s’offrent à nous comme un surplus, comme s’il fallait obligatoirement tenir cette ligne d’humour discourtois et irrévérencieux. Comme dans toute comédie, qu’elle soit française ou américaine, il y a du bon et du moins bon.

Mais le principal défaut de Sausage Party n’est-il pas de se cacher derrière l’humour impertinent qui en a fait sa renommée ? En effet, si le dialogue est fait de bonnes trouvailles, le scénario est quant à lui une réelle déception. L’idée de base, qu’est celle de faire parler des aliments dans un supermarché, est jouissive tant elle suscite dans l’imaginaire collectif des scénarios rocambolesques. On discerne clairement de réelles critiques de la société auxquelles il fallait s’attendre : politiques migratoires, remise en question du consumérisme américain… mais malheureusement, les scénaristes nous proposent un film en trois temps : exposition, action et résolution, schéma classique du cinéma dont Sausage Party peine à se détacher. Pour garnir le tout, la place de l’histoire d’amour aurait pu être atténuée, à l’instar de séquences bien plus réussies.
Sausage Party, par contre, est à voir en version originale ! Le casting vocal américain est d’enfer et donne vie aux divers protagonistes comestibles de la plus belle des manières. Les acteurs se lâchent et font des personnages des êtres touchants et singuliers. Première fois que l’on se prend d’affection pour une saucisse ou un bagel au cinéma.

Bien heureusement, l’animation envoie du lourd, mais elle reste tout de même sujette à division : certaines la trouveront d’une laideur infâme alors que d’autres y verront une vraie réussite.
On ne peut que saluer les animateurs qui ont le souci du détail. Durant les déambulations au sein des différents rayons du supermarché, tout est détaillé. Chaque bouteille, chaque sachet, chaque légume, chaque fruit prend vie et se retrouve incarné. Sausage Party repose sur un microcosme singulier épatant où tous les plans sont étudiés et la profondeur de champ travaillée. L’arrière plan peut parfois s’avérer aussi important que le premier plan. Ouvrez vos mirettes et décortiquez les plans car (presque) tout est bon à prendre. On notera également que les humains passent au second plan et sont caricaturaux, ayant de nombreux défauts physiques. Ainsi, l’objectif de cette oeuvre est atteint : les aliments ont pris le dessus sur les humains et sont parvenus à se forger une identité sociale au sein d’une communauté. Pari osé mais pari réussi.

Sausage Party est une comédie indécente réussie par un humour politiquement incorrect mais ravageur. Même si la forme scénaristique laisse perplexe, le casting vocal et l’animation font du film une réussite qui ne laisse pas le spectateur insensible : soit on adhère à ce délire, soit on déteste. Qui a dit que les aliments ne pouvaient pas remplacer les humains ?

Sausage Party : Bande-annonce

Sausage Party : Fiche Technique

Réalisateurs : Conrad Vernon, Greg Tiernant
Scénario : Kyle Hunter, Ariel Shaffir, Seth Rogen, Evan Goldberg
Interprétation (VO) : Seth Rogen, Kristen Wiig, Jonah Hill, Bill Hader, Michael Cera, James Franco, Danny McBride, David Krumholtz, Edward Norton, Salma Hayek…
Interprétation (VF) : Barbara Beretta, Benjamin Pascal, Cyril Hanouna, Benoît DuPac, Nessym Guetat…
Montage : Kevin Pavlovic
Musique : Alan Menken, Christopher Lennertz
Direction artistique : Kyle McQueen
Producteurs : Megan Ellison, Seth Rogen, Evan Goldberg, Conrad Vernon
Sociétés de production : Annapurna Pictures, Point Grey Pictures
Distribution (France) : Columbia Pictures
Durée : 89 minutes
Genre : Animation/Comédie
Date de sortie : 30 novembre 2016
Sausage Party est interdit, en France, aux moins de 12 ans.

France – 2016

Vaiana, un film de Ron Clements et John Musker : Critique

Pour les futures vacances de Noël, les studios Disney livrent Vaiana, la légende du bout du monde, leur tout nouveau film d’animation. Une histoire de princesse divertissante qui renouvelle grandement le genre.

Synopsis : Afin de sauver son peuple en proie à un dérèglement de la nature, la jeune Vaiana décide de partir à la recherche du demi-dieu Māui – qui avait jadis réveillé une force obscure en volant une pierre sacrée-, afin de lui remettre celle-ci et de la remettre en place. Un long périple à travers l’océan s’offre à Vaiana, qui devra faire preuve de talents de navigatrice nécessaires afin de faire face à des créatures monstrueuses et des traditions anciennes… 

Le renouveau du film de princesse

Après nous avoir emmenés au pays du froid avec La Reine des Neiges il y a de cela trois ans, les studios Disney ont décidé de nous faire voyager cette fois-ci sous le soleil. Celui de la Polynésie, afin de nous conter leur nouvelle histoire de princesse. Au programme de ce Vaiana tant attendu (le projet est lancé depuis plusieurs années) : le retour du duo de réalisateurs Ron Clements/John Musker (entre autres La Petite Sirène, Aladdin, Hercule, La Princesse et la Grenouille…) qui se lance pour la première fois dans l’animation 3D, afin de raconter les péripéties de Vaiana, une princesse portant l’étiquette de « modernité » au sein même du studio.

Du côté de l’histoire, le nouveau long-métrage Disney remplit aisément son cahier des charges en proposant une histoire somme toute classique mais ô combien efficace. Celle de la fille d’un chef qui, pour le besoin de son peuple, va braver mille dangers afin de sauver celui-ci. S’offre alors à elle un long et périlleux voyage fait de rencontres, d’instants forts (le film saura vous toucher) et de franches rigolades qui lui permettront d’évoluer, de comprendre sa destinée et ses racines (thématique d’ailleurs au centre même de l’intrigue). Le tout baigné dans les légendes polynésiennes, qui sont toutefois adaptées librement comme à l’habitude du studio. Pour l’exemple, prenez les Kakamoras : esprits maléfiques réduits ici à de minuscules pirates jugés mignons par l’héroïne. Malgré ce petit à-côté que verront les plus pointilleux en matière de références, la majorité du public, et en particulier les plus jeunes, saura apprécier cette aventure comme il se doit. Même si le rythme n’est pas aussi régulier que prévu (baisse de régime en milieu de parcours) et que l’humour est un peu trop répétitif par moment (le coq Hei Hei).

Et pourtant, derrière ce schéma scénaristique vu et revu, Vaiana se présente avec le récent Zootopie comme l’un des films d’animation Disney les plus matures qui soient. Alors que certaines œuvres avaient amorcé le renouveau en matière d’histoire de princesse en se jouant des clichés du genre (Rebelle de Pixar, La Reine des Neiges et Maléfique), Vaiana va encore plus loin dans la modernité et la manière qu’ont les studios Disney de raconter ce genre d’histoire. Bien que le long-métrage soit considéré comme un film de princesse, il en évite tous les poncifs. Ici, point de demoiselle en détresse ! Juste la fille d’un chef, hautement indépendante, partant d’elle-même à l’aventure. Nulle trace de prince charmant ! Seulement un demi-dieu « théâtral » n’allant pas au-delà d’une profonde et sincère amitié. L’antagoniste principal ? Sans rien révéler sur son identité, il n’est en aucun cas le Mal incarné ! Ajoutez à cela des répliques allant dans ce sens (« Je ne suis pas une princesse ! Je suis fille de chef ! ») mais également dans l’autodérision (« Si tu chantes, je te baffe ! »). Bref, un vent de fraîcheur plus que bienvenu, donnant à Vaiana une ampleur à ne pas négliger. Il est cependant dommage qu’après avoir contourné les clichés, le film se laisse tout de même aller à d’autres archétypes discutables. Tels les personnages comiques et inutiles à l’intrigue, ou encore le retournement de situation hautement prévisible (l’acolyte laissant tout tomber pour finalement revenir à la dernière minute).

Côté animation, Vaiana s’en sort avec les honneurs ! En même temps, les studios Disney nous ont rarement déçus de ce côté-là ! Sauf peut-être avec La Reine des Neiges, qui n’avait pas un visuel aussi élaboré que Raiponce, Les nouveaux héros et Zootopie. Et avec un budget s’élevant à près de 150 millions de dollars, Vaiana n’avait pas intérêt à se planter à ce niveau ! Fort heureusement, le long-métrage est un véritable régal pour la rétine, proposant une animation fluide et grandement colorée. Le duo Ron Clements/John Musker se permet même quelques petits trips visuels rarement vus dans ce genre de production (surbrillance et fluorescence d’éléments de personnage, incrustation d’animation 2D à la manière d’un papier), qu’il avait déjà expérimenté dans La Princesse et la Grenouille. Mais là où Vaiana marquera les esprits, plus que son visuel polynésien, c’est par le biais de l’océan. Pour la première fois, l’eau n’est pas une simple surface mouvante faite par ordinateur mais bel et bien… de l’eau !  Rarement celle-ci  nous avait paru si réaliste, affichant toute sa clarté, ses mouvements (les courants, son aspect légèrement floutée, l’écume…) et sa présence, se présentant pour le coup comme un personnage à part entière.

Et la bande originale, dans tout cela ? Impossible de ne pas en parler quand on évoque une œuvre Disney, n’est-ce pas ? Sans véritablement se montrer marquante, celle de Vaiana assure convenablement le spectacle. Le film d’animation, comme pour les contes précédents, alterne avec générosité entre compositions de fond et séquences chantées. Mais il le fait avec un déséquilibre pour le moins frustrant. En effet, Vaiana propose de sympathiques chansons (mention spéciale à celle de l’Explorateur et la principale, Le bleu lumière) mais, comme ce fut le cas avec La Reine des Neiges, mal réparties. Et pour cause, vous aurez quasiment toutes les chansons au début du film, ce qui peut faire décrocher le spectateur le plus difficile. Du côté des compositions, l’inégalité est aussi de mise, balançant entre des airs qui « comblent le vide » et des envolées polynésiennes qui ensoleillent les cœurs. Malgré ce constat, l’ensemble se laisse écouter non sans déplaisir, et il y a suffisamment de matière pour emporter le public.

Au final, pas grand-chose à dire de ce nouveau cru des studios Disney. Si ce n’est qu’il remplit amplement son office, celui d’être le divertissement de Noël idéal. Les plus jeunes apprécieront sans l’ombre d’un doute. Les adultes peut-être un peu moins à cause des défauts cités plus haut. Mais Vaiana se révèle être le renouveau dont Disney avait besoin, notamment en matière d’histoire de princesse. De quoi rafraîchir sa filmographie et de réconcilier son public qui pouvait se lasser à la longue !

Vaiana, la légende du bout du monde : Bande-annonce

Vaiana, la légende du bout du monde : Fiche technique

Réalisation : Ron Clements, John Musker, Don Hall et Chris Williams
Scénario : Ron Clements, John Musker, Don Hall, Chris Williams, Pamela Ribon, Aaron Kandell, Jordan Kandell et Jared Bush
Doublage VO/VF : Auli’i Cravalho/Cerise Calixte (Vaiana), Dwayne Johnson/Anthony Kavanagh (Māui), Rachel House/Christine Delaroche (Grand-Mère Tala), Temuera Morrison/Jean-Luc Guizone (Chef Tui), Jemaine Clement/Adrien Antoine (Tamatoa), Nicole Scherzinger/Mareva Galanter (Sina), Louise Bush/Mila Pointet (Vaiana enfant), Alan Tudyk (Hei Hei)…
Montage : Jeff Draheim
Musique : Opetaia Foa’i, Mark Mancina et Lin-Manuel Miranda
Producteur : Osnat Shurer
Productions : Walt Disney Pictures et Walt Disney Animation Studios
Budget : 150 M$
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures
Genre : Animation
Durée : 103 minutes
Date de sortie : 30 novembre 2016

États-Unis – 2016