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Summer of 84, un slasher avec Rich Sommer !

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Le « Harry » de Mad Men, Rich Sommer se tiendra aux côtés de Tiera Skovbye (Riverdale) dans le prochain Summer of 84, un film de tueur en série original et caustique dirigé par Roadkill Superstar !

Au casting de ce film d’horreur, on retrouve également une brochette de jeunes acteurs prometteurs comme Judah Lewis (Demolition, Game of Silence), Cory Gruter-Andrew (The 100, Legends of Tomorrow), Caleb Emery (Chair de Poule) et Graham Verchere (aperçu dans One Upon a Time). «Nous avons rassemblé un puissant casting de vétérans expérimentés et de jeunes acteurs talentueux !», a déclaré Shawn Williamson, le président de Brightlight Pictures qui produit le film en partenariat avec Gunpowder & Sky.

Le film se déroule en 1984 et met en scène Davey Armstrong, un adolescent de quinze ans qui soupçonne son voisin d’être le tueur en série à la une de tous les journaux. Le souci, c’est que ce dernier est un policier : pas facile de prouver sa culpabilité ! Aidé de ses trois meilleurs amis, Davey décide alors de mener l’enquête. Un jeu de rôle qui les mettra rapidement en danger.

C’est le trio Québécois Roadkill Superstar (François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell) qui dirigera Summer of 84 d’après le scénario de Matt Leslie et de son partenaire, Stephen J. Smith. Le collectif Roadkill Superstar, surnommé RKSS, est connu pour ses projets hard et sanglants : Turbo Kid, Le Bagman – profession : meurtrier. Un Turbo Kid 2, suite directe de la fiction post-apocalyptique, est d’ailleurs en préparation.

Pour autant, la présence de ces jeunes lutant contre un tueur en série rappelle le sujet du film Ça, « Il » est revenu, tiré du roman de Stephen King, et devrait donner une énergie et une tonalité audacieuse à cette production. De même, la musique du duo électro Le Matos, déjà aux commandes sonores de Turbo Kid, promet une ambiance rétro et originale ! Le tout devrait être particulièrement intéressant. Le tournage de Summer of 84 a commencé ce mercredi 12 juillet à Vancouver pour une sortie prévue début 2018.

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Clint Eastwood : un biopic sur l’attentat du Thalys avec les véritables héros !

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Le réalisateur Clint Eastwood va tourner son prochain long-métrage avec les véritables héros du quotidien, les trois jeunes américains, qui sont intervenus courageusement dans le Thalys en août 2015. Cette information a été dévoilée par la rédaction de Variety.

Le prochain projet cinématographique de Clint Eastwood, « The 15:17 to Paris», sera inspiré du drame de l’attentat déjoué dans le Thalys en août 2015. Ce long-métrage est notamment basé sur l’ouvrage éponyme, publié par ces trois héros américains avec l’aide de l’auteur Jeffrey E. Stern. Alek Skarlatos, Spencer Stone et Anthony Sadler joueront donc leur propre rôle dans ce biopic. Le casting sera complété par les comédiens Ray Corasani, Jenna Fischer et Judy Greer. Selon des précisions de Variety, Paul-Mikel Williams, Max Ivutin, Bryce Gheisa, Cole Eichenberger et William Jennings vont interpréter Sadler, Skarlatos et Stone dans leur jeunesse.

De nombreux efforts ont été faits par la production afin de trouver des acteurs professionnels pour interpréter le rôle des trois héros. Les studios et le réalisateur avaient d’ailleurs déjà effectué leurs choix. Clint Eastwood a finalement récemment décidé de proposer directement aux trois jeunes héros d’incarner leur propre rôle pour les besoins de son prochain film. Ce projet cinématographique ambitieux devrait donc retracer l’amitié indéfectible des trois jeunes depuis leur enfance jusqu’à cette journée tragique, à l’âge adulte. Le scénario du film a été confié à Dorothy Blyskal qui a travaillé sur Logan, War Machine et surtout Sully auprès de Clint Eastwood. Ce dernier va produire le film aux côtés de Tim Moore, Kristina Rivera et Jessica Meier. Warner Bros va distribuer ce long-métrage aux côtés de Village Roadshow Pictures, qui va co-financer le long-métrage, pour l’international.

Après American Sniper et Sully, Clint Eastwood va donc rendre hommage à nouveau à des héros américains du quotidien. Ce biopic sur fond de terrorisme devrait raviver la flamme du patriotisme aux USA en pleine ère Trump. L’hommage du réalisateur de Million Dollar Baby à ces trois amis, militaires en civil pour la plupart, risque d’être assez poignant.

Reste à savoir si Clint Eastwood poussera le vice et la minutie du détail pour ce biopic jusqu’à proposer un rôle également au comédien Jean-Hugues Anglade. L’acteur emblématique de la série Braquo et de 37°2 Le Matin était effectivement présent dans le train avec des proches lors de cet attentat déjoué. Il s’était confié sur ce moment de terreur pure à la rédaction de Paris Match et avait déclenché une polémique bien malgré lui.

Philippe Lacheau va adapter Nicky Larson au cinéma

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Nicky Larson ! Philippe Lacheau va réaliser l’adaptation de la série japonaise sur grand écran sous forme de comédie.

Personne ne pouvait s’y attendre. Philippe Lacheau, papa des deux Babysitting et Alibi.com, sera le réalisateur d’une comédie adaptée de la série japonaise Nicky Larson, elle-même adaptée du manga City Hunter de Tsukasa Hojo. Il devrait interpréter le héros « en brun avec les yeux noirs et des muscles en plus. » L’histoire ne se déroulera pas en Asie, comme dans le manga, car les créateurs du manga ont conservé les droits de la licence pour d’éventuelles adaptations japonaises. La série est emblématique des années 90 et se démarquait par son aspect déjanté. Elle suivait les aventures du détective et garde du corps Nicky Larson, de son assistante Laura et du chauve et imposant Mammouth, rival puis ami du héros. Plusieurs membres de la bande à Fifi feront leur apparition dans le film. En dehors du héros principal, aucune information n’a été dévoilée autour du casting des autres personnages.

nickylarson-adaptationcinema-philippelacheauLacheau a annoncé sur Instagram « Les amis, je suis très fier de vous annoncer mon prochain film ! (avec les copains bien sûr) Joie immense d’adapter et réaliser au cinéma le dessin animé de mon enfance Nicky Larson ! C’est un rêve de gosse qui se réalise. Nous allons tout faire pour ne pas décevoir toute la génération Club Dorothée qui ont connu Nicky Larson et faire découvrir aux autres générations ce détective hors du commun, à la fois drôle et brillant. Nous sommes en pleine écriture, tournage l’année prochaine #hatehatehate ».

Cette annonce intrigue fortement. Très rares ont été les tentatives du cinéma français de s’attaquer à des œuvres japonaises. De plus le manga et l’anime possèdent une grande communauté de fans en France, surtout grâce au Club Dorothée. Il est à noter que la version française de l’animé était bien édulcorée et censurée par rapport à l’œuvre originale. Si Philippe Lacheau a promis de  » rester le plus fidèle possible au manga « , les fans l’attendent au tournant. Nicky Larson a déjà connu une adaptation cinématographique en 1993 avec Jackie Chan dans le rôle du détective coureur de jupons. Trois téléfilms japonais ont également été consacrés au héros. On peut espérer une sortie courant 2019.

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The Circle, un film de James Ponsoldt : Critique

Avec The Circle, James Ponsoldt interroge l’éthique de nos sociétés soumises aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux. Tom Hanks et Emma Watson collaborent pour mettre à mal les libertés individuelles dans une Amérique fictive totalement crédible.

Synopsis : Les États-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c’est une opportunité en or ! Tandis qu’elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l’entreprise, Eamon Bailey, l’encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l’éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que faits Mae dans le cadre de cette expérience impactent l’avenir de ses amis, de ses proches et de l’humanité toute entière…

The Circle met en avant le grand dilemme des sociétés occidentales actuelles à travers une cité totalement à part du monde réel. Cette entreprise qui devient un village interpelle le plus profond de nos esprits dans cette éternelle question qui subsiste, à savoir : sécurité ou liberté, qui a la priorité ? Le créateur de l’entreprise vend d’ailleurs cette innovation comme plus proche des droits de l’homme puisqu’elle sera utilisée pour renforcer la quiétude des populations. C’est l’occasion de voir ici deux idées s’affronter afin de déterminer la limite de ce système. Est ce que là où s’achève la surveillance, commence la vie privée ? Ou est ce que cette surveillance ne parviendrait-elle pas à nous canaliser ? Dans le film, la jeune fille jouée par Emma Watson dit elle-même que lorsqu’elle n’est pas observée, son comportement se tourne naturellement vers les risques. Les caméras la sauvent alors de la situation dans laquelle elle s’est mise. Là encore vient se poser une question à propos du regard des autres. Tout comme sur les réseaux sociaux actuels, la peur d’être mal jugé peut amener les comportements à changer et de ce fait imposer un contrôle total de sa personne lorsque l’on se sait surveillé. Mais la liberté dans tout ça ? L’idée de transparence totale pourrait être bonne si elle ne la mettait pas en cause. En s’estimant plus réceptif aux droits de l’homme, The Circle s’avère être au contraire, en totale opposition avec eux.the-circle-tom-hanks-emma-watson

Il est également intéressant d’étudier, dans le film, l’art de la stratégie. Comment les créateurs du système arrivent à convaincre ? En montrant toujours les meilleurs côtés de leurs inventions, tout comme le réalisateur d’ailleurs qui privilégie les avantages de ces avancées en dépit des inconvénients, qu’il cherche pourtant à dénoncer. La sécurité des peuples avant tout, l’espoir donné à ceux qui n’en n’ont plus comme au père de Mae. Grâce à l’intelligence de leurs mots, ils parviennent à toucher le public. Les gens qui n’ont pas accès à certains lieux, certaines activités peuvent les vivre à travers l’image. Mais est ce que les images peuvent réellement remplacer les sensations ? Est ce que les rêves remplacent l’action ? James Ponsoldt laisse plusieurs portes ouvertes, plusieurs débats possibles en gardant toujours un œil et un ton moralisateur. Emma Watson apparaît comme l’actrice idéale dans le rôle de la jeune engagée, porte parole dont l’intelligence et les capacités à faire de grands discours séduisent bien qu’elle ne se montre pas toujours très juste et convaincante.

Ce duel entre liberté et transparence est également illustré par le tiraillement dont Mae est victime. D’un côté son besoin de liberté et d’avoir un bon travail pour vivre sa vie, de l’autre, son amour pour ses parents, ses amis. Il s’avère alors qu’à un moment donné de l’histoire, les deux deviendront compatibles et tout le monde y trouvera son compte, jusqu’à ce que l’envie d’aller plus loin resurgisse. Avec quelques scènes et histoires qui rappellent l’importance de la vie privée, le réalisateur remet son personnage principal sur le droit chemin mais livre tout de même une vision pessimiste des générations contemporaines. En présentant ce besoin permanent d’exploiter les technologies à l’excès, en montrant les mauvais aspects de l’humanité aux côtés de l’innovation, The Circle fait réagir le spectateur sur sa propre utilisation de la modernité. Bien que depuis toujours l’on nous apprenne à dépasser les limites, il faut parfois accepter d’en laisser. Le film lance une alerte sur l’omniprésence des réseaux sociaux dans nos vies par la métaphore d’une secte dont le gourou serait la technologie. L’une des scènes finales où l’obscurité est vaincue quand tous les écrans sont tournés vers Mae pour l’éclairer, achève le film sur une note ambivalente qui entrevoit des solutions en demandant de rester vigilants. Bien que la dystopie manque un peu de fond et de profondeur, le message demeure efficace.

The Circle : Bande Annonce

The Circle : Fiche Technique

Réalisation : James Ponsoldt
Scénario : James Ponsoldt, d’après l’oeuvre de Dave Eggers
Interprètes : Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega
Producteurs : Anthony Bregman, Gary Goetzman, James Ponsoldt
Société de production : Likely Story, Imagenation Abu Dhabi FZ, Playtone
Distributeur : Mars Films
Durée : 110 minutes
Genre : drame, science fiction, thriller
Date de sortie : 12 juillet 2017

États-Unis/Émirats Arabes – 2017

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Tarantino va s’attaquer au meurtre de Sharon Tate et à Charles Manson

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Quentin Tarantino finaliserait les derniers préparatifs pour son prochain long-métrage. Le réalisateur des 8 Salopards envisage de travailler sur un film particulièrement violent, subversif et polémique.

Selon des informations de la rédaction du Hollywood Reporter, Quentin Tarantino devrait en effet s’inspirer des meurtres des disciples de Charles Manson pour les besoins de son prochain film. Le réalisateur de Pulp Fiction essaierait déjà de convaincre des grands noms à Hollywood de le rejoindre sur ce projet au parfum de souffre. Brad Pitt et Jennifer Lawrence auraient été contactés pour participer au tournage. Selon des informations de Deadline, Quentin Tarantino aurait également rencontré Margot Robbie afin de lui proposer d’incarner Sharon Tate. Le réalisateur de Jackie Brown souhaiterait également confier un rôle important du film à l’un de ses comédiens fétiches, Samuel L. Jackson. Aucun titre précis n’a pour le moment été associé à ce projet de long-métrage toujours en cours de développement. Une première mouture du scénario aurait été écrite par Tarantino lui-même. Ce film sera également réalisé par ses soins. Le tournage est programmé pour l’été 2018 selon des indiscrétions du Hollywood Reporter. D’après de nombreuses sources américaines, Harvey et Bob Weinstein vont renouveler leur collaboration avec Quentin Tarantino pour ce nouveau film. Les frères Weinstein devraient bien produire ce long-métrage.

Tarantino serait en train d’apporter quelques modifications au scénario. Très peu d’éléments ont filtré sur le contenu détaillé du script. La seule indication concerne la thématique générale de l’intrigue. Le projet cinématographique de Quentin Tarantino serait directement inspiré du meurtre barbare de Sharon Tate ainsi que du couple LaBianca, commis en 1969. La compagne de Roman Polanski était enceinte de huit mois à l’époque. Ces crimes atroces ont été attribués aux adeptes sous l’influence de Charles Manson. Les agissements de ce criminel ont profondément bouleversé l’Amérique des années 1960 et 1970. Charles Manson avait ordonné à certains de ses disciples de s’en prendre aux habitants d’une maison située à Los Angeles. Manson prétendait s’attaquer ainsi à un producteur de disques avec lequel il avait eu un différend par le passé. Les quatre complices de Manson se sont livrés à des actes d’une barbarie sans nom dans la nuit du 8 août 1969. Sharon Tate et quatre autres personnes ont été littéralement massacrées. Manson et certains de ses adorateurs ont été condamnés à la prison à vie en 1971 suite à ces meurtres d’une rare sauvagerie ainsi que pour d’autres crimes atroces commis cet été-là.

Quentin Tarantino s’apprête ainsi à marcher sur les pas du cinéaste John R. Leonetti dont le huis clos Wolves at the door s’inspirait déjà du meurtre de Sharon Tate. La série Aquarius s’intéressait également au mythe de Charles Manson. Si ce projet se confirmait pour Tarantino, le réalisateur s’attaquerait pour la première fois au cinéma à une histoire basée sur des faits réels. Ce long-métrage permettra-t-il à Tarantino de rendre hommage au genre du giallo et aux slashers après s’être attaqué aux westerns, aux polars et à la blaxploitation ? Verdict en 2018 avec ce film subversif et polémique. Reste à savoir si Roman Polanski approuvera ce projet particulièrement douloureux pour lui et pour la mémoire de sa compagne, Sharon Tate.

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Naomi Watts, incandescente dans la série Gypsy !

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La série Gypsy de Netflix nous invite dans l’esprit complexe, perspicace et pourtant chaotique d’une thérapeute en proie à des désirs ardents et interdits. Quand Naomi Watts joue avec le feu…

« Le seul moyen de se débarrasser d’une tentation est d’y céder. Essayez de lui résister, et votre âme aspire maladivement aux choses qu’elle s’est défendues » – Oscar Wilde

Pour la série Gypsy, l’actrice Naomi Watts incarne une psychologue, Jean Halloway à la recherche d’une flamme qui pourrait faire vaciller sa vie de mère et de femme mariée (l’époux est joué par Billy Crudup, le Dr. Henry Allen de  Justice League).

Témoin impuissante des drames existentiels de ses patients, en crise avec elle-même, elle va peu à peu investir leurs mondes sous une fausse identité. C’est ainsi que naît Diane, un personnage créé par la thérapeute mais qui habite en fait la part sombre de son esprit. Diane, la journaliste célibataire qui boit du bourbon Bulleit, symbolise un passé abandonné, des illusions perdues, des rêves inavoués.

Avec la série Gypsy, Naomi Watts retrouve un rôle dans l’esprit de celui qui l’avait révélée dans  le troublant Mulholland Drive. Elle campe avec brio un personnage entre deux eaux, qui semble perdre pied, oscillant entre fantasme et réalité. Elle joue avec grâce et profondeur la femme de la quarantaine, en quête de l’étincelle qui pimentera sa vie paisible et si bien rangée (du moins en apparence…). L’actrice donne la réplique à une partenaire sulfureuse, la jeune Sophie Cookson vue dans Kingsman : Services secrets, et dont le visage capte magnifiquement la lumière et le regard. Leurs jeux respectifs sont suggestifs et délicats mais se conjuguent parfaitement pour entretenir un climat de tension sexuelle et de faux-semblant.

Le générique donne d’emblée le ton : onirique, sensuel et piquant, bercé par la chanson éponyme « Gypsy » du groupe anglais Fleetwood Mac. Quant au titre, il exprime clairement ce désir de liberté et d’aventure sur fond de mystère. L’ambiance de la série Gypsy est à la fois dérangeante et envoûtante. L’image nous absorbe et, si le rythme est lent, il correspond totalement à l’essence du show.
Si vous attendez de l’action, passez votre chemin ! Ici, place à l’introspection, au vertige et à la tentation… Dix épisodes pour voir Naomi dans tous ses états !

Bande-annonce de la série Gypsy :

https://www.youtube.com/watch?v=y67_16zSMwk

Valérian : la cité des mille planètes se fait détruire par les critiques US

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Alors que Valérian : la cité des mille planètes représente la rare tentative d’un français de s’attaquer au genre du blockbuster, les critiques américains n’ont pas l’air d’être satisfaits du résultat.

Valérian déçoit. Suite à une projection presse, qui avait pour but de déclencher une vague de réactions positives, le film a subi une véritable boucherie de la part des critiques américains. Adapté de l’oeuvre de bande dessinée Valérian et Lauréline, de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, le film est réalisé et produit par Luc Besson. Depuis le départ le projet sonnait comme un défi : un budget de 200 millions pour une tête d’affiche des acteurs qui ne sont pas encore bankables (Dane Dehaan et Cara Delevingne). A cette prise de risques s’ajoute le fait de produire un énorme blockbuster de science-fiction en France, ce qui est très rare dans notre paysage cinématographique.

Hollywood Reporter ne mâche pas ses mots et met en cause la performance des acteurs :

« L’Euro-trash est de retour, et la science-fiction va devoir panser ses blessures pendant un bon bout de temps. Dane DeHaan, qui a joué dans deux des ratages les plus boursouflés de l’année avec A Cure for Life et à présent ceci, devrait enchaîner quelques films indé, tandis que Cara Delevingne a besoin d’apprendre que la comédie repose sur un peu plus que des haussements de sourcils et des sourires en coin, quant à Rihanna, elle ferait bien de prétendre que tout cela n’a jamais eu lieu. »

Indiewire reproche un manque d’histoire mais souligne une esthétique soignée :

« Alpha est un lieu miraculeux, un Pays des Merveilles en orbite, mais ce monde incroyable cherche désespérément une histoire à la hauteur de ses atours. Le film de Besson est impressionnant tant que Valerian et Laureline creusent jusqu’à son centre, plongent dans de gigantesques circuits informatiques et volent des parasites sur le dos d’aliens géants dans leur quête du grand néant qui nous attend au bout du tunnel, mais la vivacité des lieux ne fait que souligner l’absence de vie de ceux qui les peuple. »

Pour un journaliste d’Entertainment Weekly « Valerian a le charisme d’un narcoleptique sur le point de s’assoupir » mais « pendant les 30 premières minutes enivrantes du film, je ne savais pas si ce que j’étais en train de regarder était brillant ou totalement taré. Ensuite, au fur et à mesure que l’histoire avançait, l’impression était de plus en plus nette : Valérian est un désastre épique. » New York Daily News décrit le film comme «  un immense trou noir ». Selon le même média, le film est comparable à « propre vaisseau désarmé [de Luc Besson], piloté par un adolescent étourdi et un équipage de deux enfants tristes, se dirigeant lentement vers l’oubli ».

Mais les critiques ne font pas que s’acharner sur l’oeuvre de Luc Besson, certains se montrent plus indulgents. Eric Eisenberg de Cinemablend qualifie le film de « spectacle de l’été » et Forbes décrit le film comme de « délice éblouissant ». Le journal ajoute  « Dans une époque de repli pour les marques sur le recyclage et la nostalgie, le film est une sorte de nouveauté à laquelle on souhaite longue vie et prospérité. »

Il ne reste désormais qu’à attendre le 26 juillet pour se faire son propre avis. Peut-être le public français et ses critiques accueilleront d’une meilleure manière ce space-opera made in France.

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Song to Song, un film de Terrence Malick : Critique

Dans la lignée de son Knight of Cups, Malick signe une envolée lyrique touchante avec ce Song to Song qui se montre par moments fulgurant mais qui n’évite pas l’écueil de la répétition. Un exercice toujours aussi appliqué mais un peu vain.

Synopsis : Une histoire d’amour moderne, sur la scène musicale d’Austin au Texas. Deux couples – d’un côté Faye et le chanteur BV, et de l’autre un magnat de l’industrie musicale et une serveuse – voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock’n’roll fait de séduction et de trahison.

Weightless

Alors qu’il avait déjà pas mal fait parlé de lui cette année avec son documentaire Voyage of Time, qui a suffisamment marché au point d’en multiplier les « séances uniques », Terrence Malick ne s’arrête pas là et propose déjà un nouveau film, plus proche de la tradition de son cinéma. Lui qui à une époque était le cinéaste le plus discret de tous les temps – l’écart entre son deuxième et troisième film était même de 20 ans – et en passe de devenir un des plus prolifiques de ces dernières années. Avec ce Song to Song, où il réunit encore un casting dantesque, il continue dans la lignée de son précédent film de « fiction », Knight of Cups. Mais au lieu de se concentrer sur la solitude de l’Homme moderne prisonnier de ses propres démons, il esquisse les déboires amoureux de 4 individus qui se mêlent et se démêlent dans l’espoir de trouver ce qui comblera le vide de leurs existences.

song-to-song-film-terrence-malick-Rooney-Mara-Ryan-GoslingEncore une fois chez Malick, la forme embrasse le fond. L’osmose est toujours aussi parfaite avec l’utilisation du grand angle qui permet de totalement s’ancrer dans cet univers de sensation et de poésie. La photographie d’Emmanuel Lubezki fait des merveilles avec ce très joli travail sur les cadres et le clair-obscur qui parvient souvent à créer des visions sans pareilles. Mais c’est aussi par le montage que Song to Song arrive à impressionner notamment dans cette manière si particulière que le film a de brouiller la linéarité mais de parvenir à être très clair dans sa temporalité. Un travail d’équilibriste qui jongle avec fluidité avec les différents points de vue des personnages mais aussi les barrières du temps. C’est avec cette recherche de l’expérience de vie que Malick touche au génie, car il arrive avec beaucoup d’humanité à retranscrire des moments pourtant indescriptibles et difficiles à capter. Surtout que le film évolue dans un univers moins élitiste que celui de Knight of Cups par exemple, et permet à Malick de reconnecter avec une certaine forme de concret et se rapprocher ainsi de son spectateur. Cependant, c’est dans l’utilisation de l’ambiance sonore que le cinéaste déçoit ici. L’utilisation de la musique est relativement quelconque, ce qui est dommage pour un film qui se passe dans ce monde-là, Malick aurait aisément pu pousser le délire plus loin. Il faut aussi reconnaître que sa mise en scène commence un peu à stagner, malgré de très bonnes idées durant la première heure de film notamment dans sa manière de mettre en image de façon très symbolique le triangle amoureux formé par son trio principal où ces derniers se désynchronisent petit à petit les uns des autres, il réutilise des partitions déjà vues dans ses précédentes œuvres. Il gagne un peu en émotion mais perd en pertinence.

Song-to-Song-Natalie-PortmanAvec Knight of Cups, il était arrivé au bout d’une logique où il laissait tomber toute forme de narration pour l’expérimentation pure, c’est ce qui rendait le film si percutant dans sa démarche. Il était évident qu’après ça, le cinéaste aurait besoin de se renouveler. Et même s’il apporte des choses intéressantes dans Song to Song, notamment avec un retour aux sources dans le dernier acte qui renverrait presque aux prémices de sa carrière, il manque cruellement de subtilité dans ce qu’il essaie de raconter. Rajoutant un peu de narration dans son processus créatif il tente de faire exister quatre portraits croisés mais aucun n’est aussi captivant ou novateur qu’il le pense. Le personnage de Ryan Gosling est le personnage malickéen typique dans son problème face à la figure paternelle et qui est en quête d’un idéal. L’acteur se montre toujours aussi formidable quand il s’agit de susciter l’émotion mais le parcours de son personnage n’est pas des plus surprenants. Celui de Michael Fassbender se montrera plus complexe et plus trouble servi en plus par l’excellent cabotinage et le charisme de son interprète. Le film arrive avec beaucoup de finesse à dépeindre le trouble qui régit son existence même si on regrettera que cela soit un peu délaissé lors du dernier acte. Mais ici le cinéaste s’intéresse plus à ses personnages féminins, surtout celui de Rooney Mara que Malick filme avec une attention non dissimulée. Elle excelle par sa justesse mais Malick en fait trop un moteur de son récit plus qu’un de ses occupants. Elle n’est pas aidée, par une voix-off toujours aussi appuyée et omniprésente. Elle incarne cette quête perpétuelle de vie, de la moindre expérience pour se sentir vivant et tombera dans une pose un peu trop froide, où l’on aura finalement du mal à s’investir en elle. La tragédie autour de Natalie Portman, ici poignante, aura des développements plus passionnants mais Malick ne cherche jamais à approfondir le drame. Elle est typiquement celle qui se voit consumer par la vie et elle souligne quelque chose de très nouveau dans le cinéma de Malick. Mais par crainte celui-ci semble ne jamais vraiment s’y investir et survole son portrait de manière très maladroite.

Song to Song s’apparente à une œuvre relativement mineure dans la filmographie de Terrence Malick. Le cinéaste à beaucoup plus de mal à se renouveler ici et fait même un pas en arrière plaçant son cinéma dans une position de stagnation. Il brasse les mêmes thématiques mais sans leur porter un regard nouveau. Le film finit même par être trop long et assez maladroit dans son manque de subtilité ou encore sa façon très détachée de gérer la tragédie. Malgré tout, Song to Song bénéficie de belles fulgurances lors de son premier et dernier acte. Que ce soit visuellement où le duo Malick-Lubezki démontre encore une fois toute la virtuosité de leur union mais aussi sur l’émotion où grâce à un casting étincelant, mieux servi et moins froid que d’ordinaire, il arrive à créer des moments particulièrement humains et touchants. Encore une fois le cinéaste signe une ballade poétique et sauvage qui fascine mais montre ses limites dans un spectacle toujours aussi beau mais finalement un peu vain.

Song to Song : Bande annonce

https://www.youtube.com/watch?v=CybRO7XZbkM

Song to Song : Fiche technique

Réalisation et scénario : Terrence Malick
Interprétation : Rooney Mara (Faye), Ryan Gosling (BV), Michael Fassbender (Cook), Natalie Portman (Rhonda), Cate Blanchett (Amanda), Bérénice Marlohe (Zoey),…
Image : Emmanuel Lubezki
Montage : Brian Berdan, A.J. Edwards et Keith Fraase
Décors : Jack Fisk
Costume : Jacqueline West
Producteur : Nicolas Gonda, Sarah Green et Ken Kao
Société de production : Buckeye Pictures et FilmNation Entertainment
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Durée : 129 minutes
Genre : Drame, expérimental, romance
Date de sortie : 12 juillet 2017

États-Unis – 2017

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Love Hunters, un film de Ben Young : critique

Love Hunters, le premier film de Ben Young, réalisateur australien, a tout d’un bon vieux film de genre, celui du thriller psychologique, mais peine parfois à convaincre à cause d’une certaine forme de naïveté et d’une ambiance pas toujours bien menée.

La prochaine fois je viserai le cœur

Dès le premier plan, un ralenti sur un groupe de jeunes basketteuses en fleurs, tout de suite contrasté par des regards malsains qui observent : on sent que Ben Young a voulu bien faire, bien construire son film, celui d’un enfermement psychologique total. Les plans rapprochés sur les visages ou au contraire en longue focale pour donner l’impression de voir les êtres en train d’agir, comme dans un documentaire, à distance, contribuent à l’ambiance pesante de Love Hunters. Le montage construit également un suspens constant, donnant à suivre des scènes très tendues, suivies de moments plus calmes. Alors que Vicky est enfermée, le réalisateur donne à plusieurs reprises l’impression qu’elle va sortir, s’échapper, mais ces espoirs sont chaque fois dépréciatifs pour le spectateur maintenu dans une pression permanente. Le rythme du montage s’accélère alors, et on finit par ne même plus savoir depuis combien de temps Vicky est enfermée et quel sera finalement son sort, même s’il semble prévisible.

Dans la tête d’un tueur

L’enjeu du film pour Ben Young est d’être dans la tête d’un tueur ou plutôt d’un couple de tueurs en série. Loin de la comédie romantique, cette histoire « d’amour », de dépendance et de destruction fait froid dans le dos. Ben Young a en effet choisi de suivre un couple de tueurs dont la femme agit pour assister son mari, espérant de lui des marques d’affection. Mais le cinéaste brouille aussi les pistes en multipliant les intrigues secondaires : le divorce des parents de la jeune Vicky séquestrée, le désir d’enfants d’Evelyne, la tueuse et la perversion de Bill, sujet central du film, passe au deuxième plan. Finalement, le film a du mal à s’assumer et se poser pour se focaliser sur Evelyne, qui semble pourtant, aux dires du réalisateur fasciné par les tueuses, être son sujet. La BO le suggère également, puisqu’elle vient souligner la détresse psychologique d’Evelyne, son incapacité à faire des choix par elle-même. A côté de ça, Vicky a moins d’importance, sauf dans sa capacité à faire vaciller Evelyne. Mais on regrettera le côté un peu naïf et trop innocent qui entoure la vie de Vicky. Comme si le réalisateur avait voulu à tout prix trouver un personnage avec lequel être en empathie, pour ne pas mettre le spectateur trop mal à l’aise. Alors que le type de film qu’il a choisi de réaliser est typiquement un opus qui est censé faire détourner les yeux de l’écran… Pourtant, Ben Young joue sur les hors champs pour suggérer la violence plus qu’il ne la montre et parvient ainsi à jouer avec nos nerfs et notre imagination. C’est là que réside la vraie réussite esthétique du film car, à côté de cela, la multiplication des ralentis est un peu maniériste et montre que Ben Young cherche encore sa pâte. Le film reste glauque mais sans véritable but et il a tendance à trop vouloir plaire au spectateur pour aller jusqu’au bout de son projet de suivre des tueurs en série violents et sans autre limite que leur amour autodestructeur.

Love Hunters : Bande annonce

Love Hunters : Fiche technique

Réalisateur: Ben Young
Scénario : Ben Young
Interprètes: Emma Booth, Ashleigh Cummings, Stephen Curry, Susie Porter
Photographie: Michael McDermott
Costumes: Terri Lamera
Musique: Dan Luscombe
Montage: Merlin Eden
Producteur: Melissa Kelly
Distribution: UFO Distribution
Genre : Thriller
Durée: 108 minutes
Date de sortie : 12 juillet 2017

Australie-2016

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We Are X, un documentaire de Stephen Kijak : Critique

Le rockumentaire genèse du plus célèbre groupe de hard-rock japonais. We Are X, documentaire assommant ou nouveau coup de maître de la part des producteurs de Sugar man : réponse.

Synopsis : Le groupe X Japan a déclenché une révolution musicale, avec leur métal mélodique, au Japon à la fin des années 80. 20 ans après leur tragique séparation, le leader de X Japan, Yoshiki, se bat contre des démons physiques et spirituels comme des préjugés de l’Occident afin de partager leur musique au monde entier.

 Si les X Japan sont des superstars au Japon, la barrière de la langue et le fait que l’anglais soit aujourd’hui encore considéré comme la langue internationale, mais aussi la langue du rock, font que le groupe n’a pas encore, loin s’en faut, la réputation qu’il mérite.

Formé par Yoshiki (le batteur / pianiste et surtout compositeur des chansons), le groupe séduit aussi chez les professionnels. Gene Simmons, bassiste de KISS, groupe ayant donné envie à Yoshiki de se tourner vers le rock (après avoir commencé par le piano classique), Marilyn Manson et David Lynch qui leur réalise un clip, chantent leurs louanges et déclarent que si le groupe avait été d’origine anglophone, il serait certainement devenu le plus grand groupe de rock du monde. Le documentaire se concentre non pas sur l’ascension phénomène du quintet, mais sur les drames ayant touché ses membres.

De la décision de Toshi le chanteur, tombé sous l’emprise d’une secte à cause de sa femme, de quitter le groupe s’ensuit les suicides successifs de Hide le guitariste juste après la séparation du groupe en 1997 et de Taiji le bassiste (qui se pendra en prison après une altercation dans un avion) en 2011.

C’est dans cette succession de drames, avec les interviews émues de Yoshiki et des membres survivants de X japan que le film se rapproche du célèbre Some kind of monster qui racontait les tumultes internes de Metallica.

Les images d’archives s’entremêlent aux extraits de concert, session studio et morceaux d’interview. Le personnage qui ressort est celui de Yoshiki, créateur et musicien de talent à la personnalité fragile.

Après la projection privée, Yoshiki récemment opéré du cou et souffrant, nous apprend que la suite de Art of life, l’album célèbre composé d’une seule et unique chanson de trente minutes, est déjà enregistrée et qu’elle constituera vraisemblablement la pièce maîtresse de l’album à venir. L’homme sympathique et timide, mais accessible, prolonge le sentiment que l’on ressent à la vision du film. Celle d’un homme passionné par son art qui tente de lutter contre ses démons et les souffrances passées en s’absorbant corps et âme dans sa création.

Si au final, We are X donne envie de découvrir l’œuvre d’un groupe à fleur de peau, il reste un peu trop académique pour surpasser les illustres Some kind of Monster et Sugar man qui faisaient bien plus que de narrer les déboires d’artistes en proie à leurs démons ou à une industrie broyeuse de talent. Reste un film intéressant sur un artiste fort et un groupe à (re)découvrir.<

We Are X : Bande-annonce

We Are X : Fiche Technique

Première sortie : janvier 2016 (États-Unis)
Réalisateur : Stephen Kijak
Avec Gene Simmons, Wes Borland, SUGIZO
Société de production : Passion Pictures
Directeurs musicaux : X Japan, Yoshiki
Nominations : Critics’ Choice Documentary Award Best Music Documentary
Durée : 93 mn
Genre : Comédie musicale
Sortie : 6 Décembre 2017
Nationalité : américano-japonais

Unbreakable Kimmy Schmidt saison 3 : Critique Série

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Alors que les récentes annulations de séries sur Netflix font débat (The Get Down, Girlboss ou encore Sense8 qui a réussi à obtenir un film en guise de finale), la série de Tina Fey continue son chemin et aura droit à une saison 4. En attendant de connaître la suite des aventures de Kimmy et de ses amis, que vaut donc Unbreakable Kimmy Schmidt saison 3 ?

Synopsis de la saison 3 :  Kimmy, toujours mariée au Révérend Wayne, compte étudier à l’Université même si elle ne sait pas encore quoi faire comme métier. Titus, toujours aussi jaloux et possessif, quitte Mikey et continue de croire en son rêve : devenir une star de la chanson. Jacqueline est égale à elle-même : tout faire pour monter dans la hiérarchie sociale. Enfin, Lilian est toujours très active dans la protection de son quartier. Surtout, elle va enfin rencontrer l’amour.

Comment raconter une histoire dramatique et glauque sur un ton léger, drôle et positif ? C’est le pari que relève Tina Fey (l’actrice et créatrice de la série culte 30 Rock) depuis trois années sur Netflix avec Unbreakable Kimmy Schmidt. La Kimmy du titre (toujours incarnée par la pétillante Ellie Kemper) est une jeune femme de la petite trentaine qui reprend sa vie en main après avoir été kidnappée et enfermée dans un bunker dans l’Indiana pendant quinze ans, en compagnie de trois autres femmes.

Attention critique avec spoilers !

Une saison toujours aussi pétillante sur la souffrance psychologique.

Kimmy Schmidt est certainement l’un des personnages féminins du paysage télévisuel les plus positifs que les spectateurs connaissent. Le féminisme étant décidément un sujet important, nécessaire et plus que jamais d’actualité, l’héroïne dévoile aux spectateurs l’un des visages de la femme forte d’aujourd’hui. Le ton est certes a priori léger, l’univers très coloré et l’humour omniprésent mais Kimmy reste une jeune femme profondément blessée et marquée par un passé douloureux (la deuxième saison avait déjà mis en avant cette part intime de Kimmy). Les cicatrices de Kimmy ne se sont pas encore refermées malgré le beau sourire qu’elle peut afficher en permanence.

Cette troisième saison interroge alors sur la gestion de cette souffrance notamment auprès des autres : nos expériences destructrices personnelles peuvent-elles les aider à ne pas tomber dans certains pièges ou à surmonter tout simplement leurs propres blessures ? Est-il sain de témoigner de certaines expériences traumatisantes à tout prix notamment dans des médias qui ne demandent que du sensationnel et qui ne s’intéressent pas réellement aux victimes ? Kimmy agit donc en fonction de ce qui doit être bon pour elle mais aussi pour les autres. Le début de cette saison donne le ton sur les actes que doit accomplir ou non Kimmy : elle qui tient à sa liberté et son indépendance est encore mariée à celui qui lui a volé quinze ans de sa vie. Mais si elle divorce, le Révérend (en prison) trouvera une nouvelle victime. Que doit-elle faire ? Il s’agit d’un exemple très représentatif de son état actuel.

Kimmy n’est pas la seule personne de la série à être confrontée à des dilemmes. Titus, toujours en quête de célébrité, peut enregistrer quelques chansons mais à quel prix ? Lilian doit-elle rester dans le passé ou penser enfin à l’avenir du quartier et surtout son avenir à elle en tant que femme ? Jacqueline doit-elle assumer ses origines indiennes ? Peut-elle monter dans la hiérarchie sociale en ignorant toute morale ?

Une philosophie de vie pour surmonter les échecs ?

Kimmy, qui a bien formulé son souhait d’étudier à la faculté, se retrouve dans l’une des plus prestigieuses universités du pays par hasard. Si elle ne sait pas quel métier exercer, elle a en revanche la possibilité de se cultiver (son manque de culture et son décalage par rapport à l’actualité est par ailleurs souvent à l’origine de nombreux gags depuis la saison 1). Comme toujours, la jeune femme fait preuve de persévérance, de courage, de travail, d’investissement et de toutes les qualités requises possibles pour réussir dans ses études et dans la vie tout simplement. Si Kimmy a pu intégrer la fac par une heureuse coïncidence, notre héroïne va pourtant être confrontée à des échecs. Et la fac va en faire partie. Kimmy apprend alors à accepter ces défaites : ce n’est pas parce qu’elle a le passé qu’elle connait (et que tout le monde connait également) qu’elle ne doit pas traverser certaines épreuves comme le commun des mortels. Elle ne peut pas avoir de passe-droits et elle n’en veut pas : cela ne serait pas lui rendre service, elle qui veut juste avoir la vie la plus normale possible après le passé le plus anormal qu’il soit. Les échecs sont même essentiels pour avancer dans la vie et même pour affronter les douleurs les plus profondes. Ils la confrontent à son évolution psychologique.

C’est la force de cette série : oui, nous pouvons réussir à nous en sortir dans la vie quand on se donne les moyens d’y parvenir. Mais même avec la meilleure motivation du monde, nous pouvons aussi être confrontés à des situations déplaisantes. Kimmy trouvera certainement le métier de ses rêves mais pas à l’université. Elle aurait pu réussir si on ne lui avait pas volé sa vie, si elle avait pu étudier normalement comme n’importe quelle personne occidentale. Peut-être n’est-elle juste pas faite pour étudier la philosophie. Titus a une voix en or mais il n’est pas la star de Broadway comme il le souhaiterait. Jacqueline n’est pas la New-Yorkaise qu’elle voudrait incarner même si elle cache bien son jeu. Tous sont confrontés à des barrières : cela ne doit pas empêcher les personnages d’avancer.

Une série remplie de trouvailles humoristiques.

Unbreakable Kimmy Schmidt possède un humour réellement à part comparé à toutes les sitcoms actuelles. Depuis la première saison, Tina Fey assume un univers proche du cartoon dans le sens où tout est extrêmement grossi et exagéré : c’est un moyen pour Kimmy de voir le positif en permanence mais c’est certainement aussi un moyen pour s’éloigner de la réalité. Ainsi, Kimmy sourit jusqu’aux oreilles les trois quart du temps, les décors et les costumes sont très colorés (les tons jaunes et violets dominent la plupart du temps), chaque réplique est une référence à quelque chose (et ce n’est pas évident de percevoir toutes ces références trop nombreuses). Mais justement, cet univers en question ne peut pas plaire à tout le monde, on pourra toujours se dire qu’il y en a trop, remarquer les différentes mécaniques mises en place. Au moins Tina Fey ne cherche pas à rendre son oeuvre lisse et standardisée (comme on le voit dans de nombreuses sitcoms américaines actuelles) pour plaire à tout prix à tout le monde. Elle crée sans cesse avec son équipe une oeuvre cohérente. On relèvera aussi au un rapide crossover avec une autre série Netflix, Orange is the New Black : la scène finale de l’épisode 5 Kimmy craint les fissures !  (Kimmy Steps on a Crack !) a lieu à Litchfield ! Espérons un de ces quatre la visite d’un des personnages de la série de Tina Fey chez les prisonnières les plus célèbres de la petite lucarne !

La série de Tina Fey a toujours su égratigner les méfaits de notre société. Dans cette troisième saison, la créatrice de 30 Rock s’en prend clairement aux médias et à Internet qui s’en prennent aux vies privées des individus et même pire : ils se servent des histoires misérables d’autrui pour faire pleurer (et évidemment pour vendre et/ou devenir célèbres). Sur Internet, la moindre information, qu’elle soit importante (l’histoire de Kimmy) ou complètement stupide (les problèmes gastriques de Xynthia durant un concours d’orthographe) circule à une vitesse folle : plus personne n’a le droit d’avoir de secrets. Cette troisième saison répond enfin à certaines questions que le spectateur pouvait se poser : depuis le début, tout le monde connait le passé de Kimmy Schmidt, elle qui tente pourtant de le dissimuler pour qu’on ne la prenne pas en pitié. Mais les autres connaissent-ils son histoire ? Se sont-ils intéressés à elle ?

Internet et les médias ne sont pas les seules cibles. Les intellectuels qui se permettent de glousser et de commenter sur une humanité qu’ils ne fréquentent pas, les étudiants qui ne grandissent pas et continuent à se comporter comme des adolescents, les pseudo féministes qui ne savent finalement pas ce qu’est le féminisme… toutes ces personnes en prennent aussi pour leur grade. Et évidemment, la classe huppée, sans cœur et hypocrite, est également extrêmement visée à travers Jacqueline dont l’interprète, Jane Krakowski, est excellente.

Cette série a beau être un condensé étonnant d’humour, elle sait aussi toucher le spectateur. Excentrique sur de nombreux points, elle n’est jamais larmoyante, les codes de l’humour étant toujours à proximité (l’optimisme et la joie étant les principaux mots-clés de l’œuvre). Le dernier épisode dans lequel Kimmy passe un test a priori plutôt simple pour devenir agent de la circulation est un mélange fabuleux entre l’absurde et l’émotion : absurde par ses ralentis comme si le spectateur assistait à un époustouflant film d’action (la parodie n’étant jamais bien loin) ; émouvante parce que l’acte de Kimmy durant la démonstration (la jeune femme étant prête à se sacrifier pour le bien des autres) prouve son extrême générosité.

Titus, le meilleur personnage… au détriment de Kimmy ?

Depuis les débuts de Unbreakable Kimmy Schmidt, on retient avant tout l’ami excentrique et terriblement drama queen de l’héroïne, Titus Andromedon, incarné par l’épatant Titus Burgess (qu’on avait découvert dans 30 Rock le temps de quelques épisodes). Son personnage a beau être une énorme caricature de l’ami gay noir roi de la punchline, il y a toujours derrière une bienveillance à son égard : on ne se moque pas ou on ne rigole pas à cause de son identité sociale, sexuelle et culturelle, on rit pour ses réactions disproportionnées par rapport à la réalité. Et ça, c’est un aspect que peu de séries et même films prennent en compte. D’autant que Tina Fey joue avec ces clichés autour des minorités pour en tirer un personnage plus profond qu’il en a l’air (et c’était déjà le cas dans 30 Rock). Titus a peur d’échouer aussi bien sur le plan amoureux que professionnel. Lui aussi est un personnage fort et c’est certainement ce qui explique sa connexion avec Kimmy.

La première saison avait été marquée par le tube Peeno Noir, « une ode aux pénis noirs » (ça ne s’invente pas). Pour Unbreakable Kimmy Schmidt saison 3, Titus se lâche comme jamais ! Comment ne pas rire devant sa longue parodie des titres de l’album Lemonade de Beyoncé ? Comment ne pas s’éclater devant Boobs in California, qui se moque ouvertement des clips américains faussement cool et surtout très sexistes ? Enfin, l’une des bonnes idées de cette saison est de faire interagir Titus avec Jacqueline (ils joueront même le faux couple pour sortir Jacqueline d’une situation improbable !), les deux personnages n’étant finalement pas aussi éloignés que l’on aurait pu le croire : ce sont deux comédiens, l’un veut l’être sur scène, l’autre l’est sans cesse dans sa vie pour parvenir à ses fins. Le mélange entre le rêve et la réalité pour créer des interactions entre Jacqueline et Titus est plutôt pertinent. Cela dit, il ne faudrait pas tomber dans le « Titus show », ce personnage étant en train de voler la vedette à Kimmy : Titus est à l’origine un personnage secondaire. Il ne faut pas oublier que la série s’intitule Unbreakable Kimmy Schmidt, elle doit rester le personnage pivot du récit. 

Unbreakable Kimmy Schmidt saison 3 poursuit merveilleusement son chemin grâce à son humour décapant et parfois déstabilisant, son féminisme et ses observations remarquables sur une société assez sinistre. Elle mérite tout simplement une quatrième saison : il y a encore tant de choses à raconter sur la reconstruction d’une femme certes blessée mais pas brisée.

Unbreakable Kimmy Schmidt saison 3 – trailer :

https://www.youtube.com/watch?v=WwiVPkwY2ZE

Unbreakable Kimmy Schmidt saison 3 : Fiche Technique

Créée par Robert Carlock, Tina Fey
Casting : Ellie Kemper, Tituss Burgess, Jane Krakowski
Genre : Comédie
Format : 22 minutes
Premier épisode : 6 mars 2015
Nombre de saisons : 3
Chaîne d’origine : Netflix

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Jigsaw : L’affiche du grand retour de la franchise Saw pour Halloween enfin dévoilée !

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Après sept années d’absence, un nouvel opus de la saga Saw s’apprête à débarquer dans les salles obscures du monde entier cet automne, à l’occasion d’Halloween. La première affiche officielle du long-métrage, qui s’annonce gore à souhait, vient d’être dévoilée par de nombreux médias américains.

Les dernières pièces du puzzle vont donc bientôt être enfin réunies pour le plus grand bonheur des fans de la franchise Saw. Les ultimes zones d’ombre entourant le personnage du serial killer qui prenait un malin plaisir à poser des casse-têtes mortels à des citoyens ordinaires pourraient donc enfin être dissipées dans ce nouveau long-métrage. La rédaction de Arrow in the Head vient en effet de dévoiler la toute première affiche officielle du prochain opus de la saga Saw. L’affiche permet notamment de réaliser que le film a changé de titre. Longtemps baptisé Saw : Legacy, ce long-métrage est finalement intitulé Jigsaw. Cet indice important et la présence d’un masque à tête de porc, déjà vu dans le tout premier film signé James Wan, ne laisse plus de doute. Ce nouveau long-métrage va dissiper les mystères autour du tueur au puzzle, John Kramer.

La sortie du film est programmée pour le 27 octobre 2017 aux USA. La sortie française aurait été avancée d’une semaine. Jigsaw sera donc visible dans l’Hexagone dès le 1er novembre, et non le 08. Les teenagers américains et les mordus d’horreur pourront s’amuser à se faire peur durant la séance de Jigsaw à l’occasion de la célébration d’Halloween. Le long-métrage a obtenu une classification R. Jigsaw sera donc extrêmement violent et déconseillé aux âmes sensibles.

Le scénario va explorer de nouveaux aspects inédits sur la mythologie du serial killer de la franchise, John Kramer, le tueur au puzzle. Le comédien Tobin Bell pourrait refaire une apparition d’une manière ou d’une autre, à travers des flashbacks par exemple. La rédaction de Bloody-Disgusting avait dévoilé en exclusivité des éléments de l’intrigue il y a quelques mois :

Plusieurs corps sont découverts à travers la ville. Les victimes ont toutes connu un sort atroce. Les investigations menées et les preuves recueillies vont contraindre les enquêteurs à se rendre à l’évidence : tout porte à croire que John Kramer, Jigsaw, le tueur au puzzle, est derrière ces scénarios macabres. Pourtant, cette piste défie l’entendement humain et est totalement impossible. L’homme qui agissait sous l’identité de Jigsaw est mort depuis une dizaine d’années.  Est-ce que ces nouveaux crimes atroces et ces pièges inhumains sont l’œuvre d’un imitateur ou d’un apprenti de Kramer ? Et si l’auteur de ces actes barbares était malheureusement quelqu’un au cœur du dispositif de l’enquête qui aurait pu ainsi avoir accès aux tous premiers éléments et aux détails machiavéliques des scènes de crimes du tueur au puzzle ?

Le casting de Jigsaw réunit les comédiens Mandela Van Peebles, Laura Vandervoort, Brittany Allen, Callum Keith Rennie, Matt Passmore, Hannah Emily Anderson, Josiah Black, Shaquan Lewis, Michael Bolsvert et James Gomez. Le scénario a été confié à Josh Stolberg et Pete Goldfinger. Peter et Michael Spierig (Daybreakers, Prédestination) ont eu la lourde tâche de redonner du sang neuf à la saga. Le pari s’annonce risqué pour les deux frères Spierig à la réalisation.

La belle surprise au box-office américain de Get Out pourrait définitivement rebattre les cartes et faire réfléchir les studios à Hollywood en cas d’accident industriel au box-office pour la sortie de Jigsaw. La franchise Saw, de l’horreur brute et gratuite, qualifiée de torture porn, devra bel et bien compter de solides arguments et se réinventer à travers ce nouvel opus afin de ne pas laisser un goût amer aux fans du genre horrifique. Le Comic Con de San Diego, organisé dans quelques jours, pourrait être l’occasion de découvrir la toute première bande-annonce de Jigsaw.

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