"Peafowl", premier long-métrage de Byun Sung-bin, suit Myung, danseuse transgenre, de son retour dans son village natal à la confrontation avec une famille conservatrice. Entre deuil, colère et réconciliation, la danse devient son langage, son exutoire et son acte de liberté, offrant un portrait sensible et lumineux d’une société coréenne face aux questions d’identité et de genre.
Avec "Miracle : Letters to the President", Lee Jang-hoon signe un drame coréen plein de tendresse, mêlant deuil, humour et romance. Porté par des personnages attachants, le film explore la résilience, la solidarité et la foi en la bonté humaine. Entre émotion sincère et nostalgie douce, ce récit lumineux célèbre la beauté des gestes ordinaires.
Harbin retrace l’assassinat d’Itō Hirobumi par Ahn Jung-geun dans un thriller historique coréen signé Woo Min-ho. Entre espionnage, tension politique et paysages glacés, le film explore les enjeux de la résistance coréenne face à l’occupation japonaise en 1909.
Adapté du webtoon culte, Omniscient Reader : The Prophecy transpose l’univers de Kim Dok-ja dans un blockbuster coréen visuellement ambitieux mais narrativement affaibli. Entre apocalypse numérique, dérives du streaming et trahison du personnage original, Kim Byung-woo signe une relecture spectaculaire mais désincarnée du mythe de Sing Shong.
"Fragment", de Kim Sung-yoon, plonge dans les blessures invisibles laissées par un drame familial. À travers deux adolescents liés par un meurtre, le film explore solitude, honte et culpabilité dans une société indifférente, où les cicatrices du passé façonnent le quotidien et révèlent la force silencieuse de l’enfance confrontée à l’injustice.
"Mal-Mo-E : The Secret Mission", d’Eom Yuna, est un film historique coréen émouvant sur la création clandestine du premier dictionnaire sous l’occupation japonaise. Entre résistance culturelle, transmission de la langue et alliance entre un père illettré et un intellectuel passionné, le film célèbre la puissance des mots comme arme silencieuse et héritage d’un peuple.
"My Daughter is a Zombie", comédie coréenne en ouverture du FFCP 2025, mêle humour potache et émotion. Pil Gam-sung raconte l’histoire d’un père aidant sa fille zombie à réapprendre à vivre, dans un village baigné de tendresse et de solidarité. Entre rires, gestes du quotidien et fantastique, le film explore la maladie, l’amour familial et la résilience, offrant un regard doux-amer sur l’humanité.
Summer's Camera de Divine Sung explore avec une sensibilité rare les liens entre mémoire et photographie. Lorsque Summer hérite de l'appareil photo de son père disparu, cet objet devient le témoin d'une quête identitaire et amoureuse. Entre héritage familial et secrets enfouis, le film dépeint l'adolescence avec une justesse remarquable, où chaque image capture l'essence des souvenirs.
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.