Séries Mania 2018 : Le palmarès complet

Cette dernière soirée fut l’occasion de dévoiler les vainqueurs (toutes compétitions confondues) de la première édition de Séries Mania Lille Hauts-de-France. Récapitulatif des lauréats de ce festival très réussi qui nous aura permis de découvrir bien des choses.

Compétition Formats Courts

Prix des Lycéens 

 Kiki & Kitty (de Nakkiah Lui – Australie)

Synopsis :  Le quotidien de Kiki, une jeune aborigène un peu perdue dans sa vie professionnelle et sentimentale, est chamboulé par l’irruption de Kitty, une amie imaginaire à l’humour très cru qui la pousse à vivre pleinement et se révèle être… la personnification de son vagin. Une comédie osée qui aborde avec charme la sexualité féminine.

 
Meilleure série 

First Love (de Jonathan Cohen-Berry et Anthony Jorge – France/USA)

Synopsis : Ashfield, Californie. Une histoire d’amour interdite entre Mercedes, 12 ans, et Zach, 17 ans. Les indices présentés lors du procès du jeune homme nous conduiront aux moments clés de leur rencontre, et nous permettront de juger par nous-mêmes : amour ou délit ? Crime ou passion ?

 

Panorama International (prix remis par les blogueurs) 

Kiri (de Jack Thorne – Angleterre)

Synopsis : Miriam, assistante sociale attentive autorise la jeune Kiri à passer la journée avec son grand-père biologique, quelques jours avant l’officialisation de son adoption par sa famille d’accueil. Lorsque Kiri disparait, chacun doit affronter ses responsabilités et sa culpabilité malgré le tourbillon médiatique. Un drame subtil porté par la magistrale Sarah Lancashire (Happy Valley). 

 

Compétition Française 

Meilleur Acteur

Ex æquo Roshdy Zem pour Aux animaux la guerre

Ex æquo Bryan Marciano pour 25

 

Meilleure Actrice

Anne Charrier pour Maman a tort

Meilleure série 

Ad Vitam (de Thomas Cailley – Arte)

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Les prix du public

Meilleure série comique

Kiki and Kitty (de Nakkiah Lui – Australie)

Prix du public (toutes séries confondues) 

The Marvelous Mrs. Maisel

Synopsis : Miriam est la parfaite mère et épouse de l’Upper West Side des années 50. Elle soutient consciencieusement Joel, son mari, qui se rêve stand-upper et multiplie les ratés sur scène. Quand ce dernier la quitte pour sa secrétaire, Miriam débarque ivre dans un comedy club et fait un carton. Une série d’apprentissage hilarante et magistralement interprétée.

Compétition Officielle 

Meilleur Acteur

Tommaso Ragno pour Il Miracolo

Meilleure Actrice

Anna Mikhalkova pour An ordinary Woman

 

Prix spécial du jury

Il Miracolo (de Niccolò Ammaniti – Italie)

Synopsis : Lors d’une descente dans le repaire d’un chef de la mafia, la police découvre une statuette de la Vierge qui pleure du sang. Mise au secret, analysée, la statuette va mettre chacun des protagonistes, croyant ou non, face à l’inexplicable et bouleverser le cours de sa vie. Créée par Niccolò Ammaniti, une puissante énigme interprétée par Guido Caprino et Alba Rohrwacher.

Grand Prix 

On the spectrum (de Dana Isidis et Yuval Shafferman – Israël)

Synopsis : Trois jeunes adultes autistes vivent en colocation et tentent de trouver leur équilibre malgré les tracas du quotidien. Portée par des personnages terriblement attachants, On the spectrum est une pépite drôle et émouvante, à l’écriture soignée et pleine d’humanité, offrant un regard audacieux sur le handicap.

 

 

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Wedding Nightmare : Deuxième partie – Battle of the ring

En apparence, ce "Wedding Nightmare : Deuxième partie" promettait d'être une suite qui se démarque de la surexploitation des studios. Le film de Matt Bettinelli-Olpin et de Tyler Gillett s’inscrit pourtant dans cette triste réalité, après un premier volet qui avait su encapsuler tout le plaisir régressif d'une série B, avec ce qu'il faut de suspense, d'effusion de sang et de maladresse calculée pour que le spectateur s'amuse ludiquement dans une partie de cache-cache à mort.

Pour Klára : mange, existe, aime

Cinquième long métrage du Slovène Olmo Omerzu, "Pour Klára" embarque une famille décomposée sur les rivages ensoleillés de l'Adriatique pour mieux l'observer se noyer à sec. Un drame familial d'une subtilité redoutable, porté par un regard qui n'accuse personne — et qui, du coup, nous met tous en cause.

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Carla Simón n'a jamais vraiment cessé de filmer sa propre histoire. Avec "Romería", son troisième long-métrage en compétition à Cannes 2025, elle va plus loin que jamais : reconstituer la jeunesse de ses parents, morts du sida, à travers le regard d'une fille de 18 ans qui débarque en Galice pour la première fois. Un film sur les origines, les silences de famille et le pouvoir du cinéma à combler ce que la vie n'a pas laissé le temps de vivre.

The Drama : pour le pire ou pour le rire ? Telle est notre (délicieuse) interrogation

Voilà une œuvre qui montre qu’un certain nouvel Hollywood (ici A24 mais ça pourrait être Neon ou FilmNation) peut nous offrir des bons films dits du milieu. Deux stars à l’alchimie indéniable, un scénario original et impeccablement écrit et la réalisation alerte d’un cinéaste qui confirme une voie singulière pour un petit bijou. Une œuvre dont on ne saurait dire si c’est un drame ou une comédie ou les deux, en tout cas accouchée d’une veine romantique acerbe.

Un jour avec mon père : ce qui reste dans la lumière

Il y a des films qui arrivent comme arrivent les souvenirs d'enfance : par effraction, sans prévenir, avec cette netteté particulière des choses qu'on n'a pas cherché à retenir. "Un jour avec mon père", premier long métrage du réalisateur britanno-nigérian Akinola Davies Jr., est de ceux-là. On entre dans ce film comme on entre dans une journée ordinaire et on en ressort changé, sans trop savoir pourquoi, avec quelque chose de chaud et de douloureux logé quelque part dans la poitrine.
Vincent B.
Vincent B.https://www.lemagducine.fr/
Intéressé par tout, mais surtout n’importe quoi. Grand amateur de fantastique et de Science fiction débridé. Spécialiste Normand expatrié à Lille de la vague Sushi Typhoon (le seul qui s'en vante en tout cas). Je pense très sérieusement que l’on ne peut pas juger qu’un film est bon si l’on en a jamais vu de vraiment mauvais.

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Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

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