Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Influencé par le cinéma de Scorsese et Tarantino, Sans Pitié est un film d'action d'une efficacité remarquable, respectueux des codes du polar noir, mais réussissant à y imprimer sa marque personnelle.
Good Time est un polar nerveux et sans le sou, admirablement réalisé par les frères Safdie, qui dépeint les bas-fonds d'un New York scorsesien. On y retrouve Robert Pattinson, très convaincant dans un rôle de frère despotique.
L'énorme potentiel de El Presidente est rapidement gâché par une réalisation sans ampleur et une série de questions qui resteront à l'état de mystères.
Si vous aimez les vampires, les loups-garous, les zombies et les sorcières, et que vous vous demandez comment ils cohabitent au quotidien, alors Zombillénium est fait pour vous !
Tesnota - Une vie à l’étroit ne réalise pas le sans-faute mais offre une vision particulièrement bouleversante et dénonciatrice des communautés russes bloquées dans leurs traditions.
Si Saleem Shaheen n'est pas au moins membre du jury l'année prochaine, c'est que Thierry Frémaux n'a pas vu ce documentaire malgré la standing-ovation qu'il a reçu des festivaliers.
Bien qu'un peu vain pour qui ne connaît pas ses précédents films, Les Proies nous rappelle que le cinéma de Sofia Coppola est d'une cohérence remarquable.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.