Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
N'espérez pas y trouver un film catastrophe à la Roland Emmerich! Il s'agit bien de Hong Sang Soo, le "Rohmer coréen" qui, avec sa variation sur les rapports hommes-femmes en noir et blanc, n'a jamais autant ressemblé à du Phillippe Garrel.
Mal accueilli par la presse internationale, Rodin s'avère être un film de toute beauté et surtout l'occasion pour Vincent Lindon de prétendre à un prix d'interprétation. Pedro, entends mon appel!
Naomi Kawase nous livre une romance consensuelle au possible et sans soin particulier à sa photographie. Une déception de plus dans cette sélection cannoise!
Sélectionné à la Semaine de la Critique, La Familia est une plongée au cœur du Venezuela et de sa violence à travers une relation père/fils très juste.
Présenté en séance de minuit, The Villainess s'impose comme un grand huit cinématographique jubilatoire et surexcité qui crie son amour de Kill Bill à Old Boy en passant par Hardcore Henry.
Vous aimez les enfants? Si oui, vous ne résisterez pas au charme de Florida Project. Sean Baker signe là l'une des plus belles peintures américaines de ces dernières années.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.