CineSeriesMag a rencontré Paul Lê, co-réalisateur, coscénariste et coproducteur de La Vie Rêvée de David L, un film inspiré de la jeunesse et des éléments de l’œuvre cinématographique et picturale de David Lynch.
Palme d'Or en 1976, Paul Schrader a présenté Dog Eat Dog en clôture de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2016. Le lendemain de la projection, le cinéaste s'est prêté au jeu des questions-réponses pour CineSeriesMag.
Review de l'un des derniers films présentés à la Séléction Officielle à Cannes, Elle de Paul Verhoeven est un film qui dérange et surprend, de par son humour mais surtout par la position de voyeur dans laquelle il place le spectateur. Un grand film du maître, l'hollandais violent, Paul Verhoeven.
Présenté à l'occasion de la Sélection Un Certain Regard, le premier film de Michael O'Shea tente de moderniser le mythe du vampire mais n'aboutit qu'à une réalisation plate et sans saveur.
En compétition officielle à Cannes, Toni Erdmann de l'allemande Maren Ade surprend par l'humour absurde avec lequel est abordée une émouvante et conflictuelle relation père-fille. Une bonne surprise, et surtout la révélation d'un acteur, Peter Simoniscek, assurément candidat pour le Prix d'Interprétation.
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, le nouveau film de Pablo Larrain est bien plus lyrique que le reste de sa filmographie puisqu'il se calque sur l'esprit de son sujet d'étude, le poète contestataire Pablo Neruda. A travers une chasse à l'homme menée par un policier déterminé à l’arrêter et une narration déconstruite, le film analyse le mythe autour de cette figure majeure du Chili.
Cafe Society est un pur film Allenien comme on aime en voir : une critique piquante et ironique d'Hollywood, de la société et des relations humaines avec toute la subtilité des dialogues dont le grand maître est capable.
Avec simplicité et justesse, Joachim Lafosse nous offre l'étude approfondie du couple séparé mais contraint de vivre ensemble, enfermé dans l'espace clos et oppressant d'un appartement où la vie de famille suit son cours...
Le 25ème film de Ken Loach, présenté, comme beaucoup des précédents, en Compétition Officielle à Cannes reste fidèle au réalisme social propre au réalisateur. Toutefois son manque d'audace et d'inventivité mène le récit sur les rails d'un discours plus naïf qu'à l'accoutumée.
Mohamed Diab nous plonge, avec Esthebak, dans le tumulte politique d'une Egypte en plein printemps arabe. Une immersion maitrisée de par sa mise en scène à priori chaotique mais finalement en parfaite adéquation avec la situation politico-sociale qu'il décrit.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.