Sherlock, « L’Effroyable Mariée », une série de Steven Moffat et Mark Gatiss

Le tournage de la quatrième saison de Sherlock a commencé depuis quelques mois et une cinquième est déjà en préparation. Dans l’actualité, l’épisode spéciale « The Abominable Bride » (« L’Effroyable mariée« ) est à ce jour le dernier diffusé, à l’occasion du passage à la nouvelle année 2016 sur la BBC et le 19 mai dernier sur France 4. Il faudra attendre encore pour découvrir les nouvelles aventures de Sherlock Cumberbatch et Martin Watson. Sir Arthur C. Doyle est le premier à avoir construit des intrigues policières menées par un duo complémentaire. Dans cet épisode, nous plongeons dans une réalité alternative victorienne. Les costumes sont de sorties. Casquette de tweed et capes, robes victoriennes filmées avec élégance et virtuosité. Ce deuxième épisode spécial, après celui de Noël 2013 « Many Happy Returns » sur l’éventuel décès de Sherlock, a été diffusé au passage de la Nouvelle Année 2016 et, librement adapté des « Cinq pépins d’orange » (« The Five Orange Pips »), a rassemblé plus d’un million de téléspectateurs français et plus de 8 de l’autre côté de la Manche, faisant de ce programme, le plus regardé du week-end !

Il fallait l’oser et ils l’ont fait. Replonger dans l’univers originale de l’Angleterre industrielle pour une intrigue double FF. Entre Fantastique et Féminisme, « L’Effroyable mariée » nous permet, une fois encore, de replonger dans les prémisses du duo d’enquêteurs jusqu’à faire la lumière sur la mort présumée de Moriarty. Rien n’est prétexte et la lente immersion, liée à l’enquête de cette folle mariée qui se serait suicidée à la vue de tous, permet bien des surprises concernant les personnages qui dans cette réalité alternative ont des doubles symboliques étonnants. La vertigineuse photographie promet toujours des élans admiratifs. La séquence du salon, oscillant entre onirisme psychologique et merveilleux tour de main, nous fait glisser d’une temporalité à l’autre sans quitter les murs rouges, fauteuils cuirs et la cheminée du bureau de Holmes.

Cette épisode, en avance sur son temps, semble être inspiré d’Inception dans la mesure où le temps présent se déroule dans un avion privé et le passé… Ne gâchons aucun plaisir. L’heure et demi ne manque pas d’être épique et les bonus compris dans le DVD achèvent de nous satisfaire. Ils comprennent une suite de courts making-of par thématique, un journal de production, des entretiens avec scénaristes et acteurs et plein d’autres surprises… Le parfait cadeau à petit prix pour les adeptes inconditionnés.

Fiche Technique : Sherlock L’Effroyable Mariée

Création et Scénarios : Mark Gatiss et Steven Moffat
Réalisation: Douglas Mackinnon
Interprétation : Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Una Stubbs, Rupert Graves, Mark Gatiss, Andrew Scott, Louise Brealey, Amanda Abbington, Catherine McCormack, Tim McInnerny…
Photographie : Neville Kidd, Suzie Lavelle
Montage: Andrew McClelland
Musique : David Arnold, Michael Price
Casting : Kate Rhodes James
Producteurs délégués : Rebecca Eaton, Mark Gatiss, Bethan Jones, Steven Moffat, Beryl Vertue
Genre : drame, policier
Format: image 16/9 compatible 4/3 format respecté 1.78
Langue 1 français : Dolby Digital 5.1
Langue 2 anglais: Dolby Digital 5.
Qualité Pal
Durée (mn) 86 Minutes
Couleur/noir blanc Couleur
Stéréo / Mono stéréo
Diffusion: BBC One, France 4
Bonus vidéo DVD :Sherlockologie, Mark Gatiss : Une étude de Sherlock, Mark Gatiss : Journal de production, Création de l’univers visuel, Entretien avec les scénaristes

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Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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