Vidéo 12 Essential Women Cinematographers : Zoom sur les femmes directeurs de photographie

Vidéo 12 Essential Women Cinematographers : Un festin visuel à couper le souffle

Après l’extraordinaire documentaire présenté lors du dernier Festival de Deauville, Et la femme créa Hollywood des deux sœurs réalisatrices, Julia et Clara Kuperberg, qui rend hommage aux femmes pionnières du cinéma, toutes oubliées, et pourtant, elles ont construit Hollywood. Jacob T. Swinney, un habitué du « montage à thème », à qui l’on doit entre autres, Hearing Tarantino, où il analyse l’art du bruitage dans les films de Tarantino, vient de mettre dans une compilation sur le site Fandor Keyframe le travail des femmes directeurs de la photographie. Et sans aucun doute les femmes directeurs photos ne manquent pas de mérites, même si elles aussi, semblent devoir rester dans l’ombre et ne pas connaitre la même renommée et attention que leurs homologues masculins.

Vous me direz mais quel est son rôle ?

Un directeur de la photographie, aussi appelé chef opérateur, collabore étroitement avec le réalisateur. C’est un artiste capable de créer une atmosphère, de rendre vivantes les émotions à travers l’image. Les plans, les mises en scènes, l’éclairage, les positions de la caméra sont les outils de ce peintre, qui distille son art graphique pour plonger les spectateurs dans une toile prenant peu à peu vie.

Avez-vous déjà entendu parler d’une femme nominée pour un Oscar dans la catégorie meilleure photographie ? Non ? En effet, dans toute l’histoire des Oscars, pas une seule femme chef opérateur n’a été récompensé lors de la fameuse cérémonie.

Regardez la vidéo et découvrez le travail réalisé par les chefs opérateurs au féminin

https://vimeo.com/176474640

Retenez le nom des talentueuses directeurs de la photographie, vous pourrez un jour entendre leur nom aux Oscars.

Maya Bankovic (The Rainbow Kid)
Natasha Braier (Neon Démon)
Caroline Champetier (Des hommes et des dieux)
Charlotte Bruus Christensen (The Hunt)
Automne Durald (Palo Alto)
Agnès Godard (Golden Door)
Ellen Kuras (Bamboozled)
Reed Morano (The Twins Skeleton)
Rachel Morrison (Station Fruitvale)
Amy Vincent (Dope)
Mandy Walker (Australia)

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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