Cinéma

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Oblivion ou l’échec d’une SF renouvelée

Le point fort d’Oblivion est sans nul doute, son esthétisme, la création d’un univers de sensations. Graphiquement, le film est une merveille, due en grande partie aux décors épurés (notamment à celui de la station perchée et dotée d’une piscine céleste) ou aux paysages splendides d'Islande qui après le mauvais Prometheus (2012) de Ridley Scott.

Effets secondaires, un thriller de Steven Soderbergh

Soderbergh signe un thriller psychologique évocateur de l'âge d'or du film noir, qui ne devrait pas décevoir les fans d’Hitchcock, car il impose un retour aux fondamentaux du cinéma : un scénario en béton, un casting somptueux, une réalisation sobre, et une mise en scène froide totalement acquise à la narration, évoquant souvent le grand De Palma.

Oblivion : Le choix de l’esthétisme

Oblivion, un film aux décors spectaculaires, novateur cinématographiquement, un évènement visuel tourné dans une superbe résolution 4k numérique à travers les Etats-Unis et l'Islande. Le réalisateur de TRON a encore une fois montré sa capacité à imaginer une Terre spectaculaire où un homme se confronte à son passé.

Mariage à l’Anglaise : Une comédie si peu « British »

Avec Mariage à l’anglaise, Dan Mazer, scénariste attitré de longue date de Sacha Baron Cohen (Ali G , Borat, The Dictator), signe son premier long-métrage et nous propose une comédie romantique à l'envers, une romcom : l’histoire part du mariage idyllique, d’un coup de foudre réciproque entre Josh, un écrivain en manque d’inspiration plutôt déjanté, et Nat, une working girl ambitieuse et déterminée.

Warm bodies : de Frankenstein à Roméo et Juliette

Cette originalité se fait sentir dès les premières minutes du film, où le zombie, interprété par un Nicholas Houlti inspiré, est choisi comme narrateur. L’intelligence de Jonathan Levine est donc de partir du point de vue, de la conscience du zombie.

Le Monde Fantastique d’Oz : de l’horreur au féérique…

Le moins que l’on puisse dire est que l’exercice est réussi. Tout le monde se souvient du classique indémodable, Le magicien d’Oz de Victor Fleming (1939), avec sa célèbre chanson « Somewhere over the Rainbow » et Dorothy, qui demeure encore de nos jours une référence en matière de monde fantastique.

2081 Universal Absurdity : l’adaptation cinématographique de la nouvelle de Kurt Vonnegut’s Harrison Bergeron

Un court métrage des plus intéressants et d’une actualité brûlante, basée sur une nouvelle de science fiction dystopienne de Kurt Vonnegut Jr, publiée à l’origine dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction en 1961

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