Oblivion : Le choix de l’esthétisme

Oblivion, est un film aux décors spectaculaires, novateur cinématographiquement, un événement visuel tourné dans une superbe résolution 4k numérique à travers les États-Unis et l’Islande.

Le réalisateur de Tron a encore une fois montré sa capacité à imaginer une Terre spectaculaire où un homme se confronte à son passé. La force du film réside dans le visuel agrémenté d’un esthétisme hors du commun et d’une bande originale sublime qui donne des frissons comme ce fut le cas pour Tron. Kozinski sait créer de bons univers futuristes uniques en leur genre, les décors sont tellement convaincants que l’on croirait qu’ils sont réels. L’une des machines volante de Tom Cruise, a un côté très kitsch, et la phrase « la Terre est un souvenir pour laquelle il faut se battre », fait penser à Mass Effect 3.

Les thèmes abordés dans ce film sont aussi très intéressants et largement exploités dans les livres d’anticipation et de fantastique : le clonage, la domination des machines, la survie dans les souterrains et l’effacement de la mémoire faisant penser aux histoires de Philip K. Dick et aux films comme Terminator, Total Recall etc… Et pour ceux qui adorent les jeux vidéos, une scène dans laquelle on voit Jack se battre dans son engin contre les drones ressemble à s’y méprendre à un de ses combats que l’on voit dans les jeux vidéos space opéra utilisant le même type de stratégie pour descendre un ennemi trop puissant.

Le synopsis peut se résumer ainsi : En 2077, la Terre est désormais une ruine, post-nucléaire suite à une guerre contre des aliens nommés Scavs, le dernier bastion de l’humanité a été évacué sur une lune de Saturne, Titan, Jack Haper, dont la mémoire est effacée tous les 5 ans, est un technicien vivant sur une tour dans le ciel. Il doit rester sur Terre pour veiller à l’entretien de drones, programmés à sauvegarder de gigantesques stations, pompant l’eau de mer pour s’en servir comme une source d’énergie nécessaire aux derniers humains.

Il vit avec Victoria, un agent de liaison, qui reçoit ses ordres d’une station spatiale du Têt où son patron Sally contrôle les opérations, mettant fin à chaque conversation par la même question « Êtes-vous une équipe efficace? ». C’est une question étrange mais Victoria est heureuse d’y répondre tel un perroquet : « Oui, nous sommes une équipe efficace ».

Quant à Jack, son sommeil est troublé par la vision d’une femme toujours la même, dans un New-York de notre époque, il rêve de Julia, à qui il rend visite chaque soir dans la cabane qu’il s’est construite sur cette Terre dévastée. Deux semaines avant le départ pour Titans l’arrivée d’une étrangère, interprétée par Olga Kurylenko, que la plupart d’entre nous connaissent comme la James Bond girl de Quantum of Solace, va remettre en question son existence…et l’emmènera dans un voyage de rédemption et de découverte qui placeront le destin de l’humanité entre ses mains.

Si on peut reprocher au film une certaine longueur, et une fin trop vite expédiée, le film reste bon, une photographie esthétisante, et un crescendo vers des révélations surprenante comme sur qui sont les Scavs. Reste à poser la question d’une science fiction renouvelée

D’ailleurs, le rédacteur en chef de l’Ecran Fantastique Alain Schlockoff s’enflamme pour le film Oblivion il dira : « J’ai ADORÉ LE FILM ! C’est, pour moi, non seulement un grand film de SF, mais l’un des meilleurs du genre, qui m’évoque parfois 2001, conjuguant ici à merveille action, suspense et émotion, soutenu par une B.O. exceptionnelle (de M.8.3., auquel on doit déjà celle de l’épatant Chronicle). Tom Cruise est formidable (même s’il n’est pas le seul à l’être….). J’ai craqué par ailleurs sur Olga Kurylenko, que j’avais trouvé quelconque dans Quantum of Solace, sans doute parce que je n’aime pas le film, mais qui est sublime ici. Les visuels (décors, engins, etc) sont juste à couper le souffle !! (de même que les SFX). Un détail, important en ce qui me concerne : moi qui déteste revoir un film (quel qu’il soit), je suis partant pour le revoir tout de suite ! »

Au final, un vrai bon film de SF à l’ancienne, bénéficiant d’un savoir-faire dernier cri qu’aimeront les amoureux du fantastique…sans parler d’une bande musicale originale à tomber !

 

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