Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Dans Touch of Sin, la mise en scène suit ces personnages au plus près de leurs colères, en évoquant à travers 4 histoires, les multiples facettes de la violence en Chine, la perversité de ce système et la révolte de ses nouveaux indignés...
Alain Resnais met son talent au service de son film, on sent l’artisan qui domine jusqu’à la part de hasard de tout travail de création. Sans dire que chaque pot de fleur a un sens, on sent qu’il maîtrise chaque éclairage...
New York Melody est à voir, mais aussi à écouter. Les mélomanes seront ravis par l’efficacité de la bande originale qui parvient à mélanger pop traditionnel, hip-hop de rue et nouveau rock. Avec joie, le spectateur retrouve un ton bobo, dans les décors vifs des cafés, des rues, et du métro new-yorkais.
Nos pires voisins est une comédie inégale, qui marche sur de vrais moments de folies, mais manque d'un scénario moins basique, de seconds rôles intéressants et d'une réalisation efficace.
Comme l’indique son titre, Need For Speed traite du besoin pathologique qu’ont certains de rouler très (trop ?) vite, ce besoin de se faire des shoots réguliers d’adrénaline au volant, de rouler au mépris des règles communes de circulation...
Le film garde tout du long un ton ironique pour parler de malheurs bien réels. Malheureusement, les sujets plus sérieux, comme l'obésité, les disparités sociales, la mort du père de Bici sont évoqués sans être approfondis.
Ping Pong Summer est le projet de toute une vie que Michael Tully porte enfin à l'écran. Un film qu'il a lui-même écrit, et qu'il porte en lui depuis vingt ans, à la fois autobiographie, déclaration d'amour aux années quatre-vingt mais aussi parodie des films et de l'ambiance qui régnait à l'époque.
Dans Hasta Mañana, l'émotion se construit de manière très fluide, dans un récit bien construit. Nous pouvons enfin croire à nouveau au cinéma français, car ce film apporte la fraîcheur dont nous avons tous besoin.
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.