Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Conte de fée coloré à la sauce mexicaine, vibrant d'originalité et de vie, La Légende de Manolo est le film familial idéal en cette période de fête des morts.
Et au milieu de toutes ces productions pétaradantes, dotées de morales héroïques et libertaires, sentant bien gros le gigantisme américain, arrive le petit nouveau, en la personne de The Maze Runner, sobrement intitulé en français, Le Labyrinthe.
Le film part avec de très nombreuses lacunes, mais heureusement les deux compères savent manier une caméra et quelques projecteurs. Car Aux Yeux des Vivants proposent des plans splendides et cette symbolique divine autour du « mutant » fait preuve d’une maîtrise formelle imparable.
L'histoire de Killers commence un an auparavant avec la diffusion de V/H/S/ 2 lors de l'Etrange Festival. Parmi les sketchs qui le composait, un en particulier a retenu l'attention de tout le monde : Safe Haven. Plongée apocalyptique au cœur d'une secte satanique...
Eau argentée, Syrie autoportrait est conçu comme un témoignage direct du parricide étatique de la contrée Syrienne, il fait office d'avertissement et se rappelle à notre mémoire sélective embrouillée d'événements tragiques déjà passés à la postérité, chassés par le tourbillon médiatique des conflits mondiaux...
« Samba », dernier né du duo Nakache / Toledano est à l’image de ses affiches toutes resserrées sur le visage serein de ses personnages : sucré, policé, trop sage. Sur les affiches, la lumière est très belle, pas forcément dans le film qui souffre d’une image plutôt banale et d’une absence souvent flagrante de mise en scène.
A l’occasion des quarante ans de la sortie du film dans les salles américaines, Massacre à la Tronçonneuse se paye une nouvelle jeunesse avec un lifting de luxe, rien de moins qu’une restauration en 4K.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.