Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Une mise en scène qui vaut donc malgré tout le détour, un jeu d’actrice bluffant, et un score mené par le hollandais Henk Hofstede, leader de l’excellent groupe The Nits des années 90.
Le Miroir, sans vraiment le dire, parcourt les souvenirs d'Andreï Tarkovski. Derrière une apparence anarchique ce cache en fait une grande cohérence qui rappelle tout le génie de Trakovski.
En ce 13 mai 2015, jour de l’examen du dernier recours du français Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie, Cineseries-Mag aborde la question de la peine capitale au travers du long-métrage Le Pull-Over Rouge de Michel Drach.
A Willing Patriot : Liam Neeson encore et toujours dans des films d'action, l'acteur Liam Neeson tournerait dans le prochain film très controversé de Martin Zandvliet sur l'organisation terroriste Hezbollah dans la « Triple Frontière ».
Dans la lignée de films comme Impitoyable, les Coen signent un western crépusculaire en forme d'hommage à une époque révolue, qui vit disparaitre la liberté des grands espaces du Nouveau Monde.
A serious man est un film particulier dans l’œuvre des frères Coen. Tourné dans les environs du Minneapolis de leur enfance, il est sans doute leur film le plus personnel, le plus autobiographique, le plus juif aussi, manifestement
Orson Welles a connu le succès dès son premier film "Citizen Kane", la 68ème édition du festival de Canne honore cette année le centenaire de ce monstre sacré du cinéma. Son ultime film en tant que réalisateur, The Other Side of the Wind, inachevé pourrait enfin être terminé...
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.