Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Entre Judd Appatow et Steve Carell, la féministe discrète au cœur d'artichaut Julie Delpy se glisse dans quelques abîmes prosaïques, sans jamais sortir vraisemblablement son épingle du jeu. Pourtant irrésistible, la quarantenaire au teint de porcelaine et au regard enfantin ne peut qu'attiser notre flamme. Elle brûlerait presque si le carton pâte et le fond vert ne venait pas assombrir le tableau d'une insipide trivialité.
Made In france et Les Cowboys sont deux films qui réussissent à tenir un discours politique autour d'un même thème, celui de l'endoctrinement de jeunes français pour la guerre sainte islamiste, en utilisant les codes du thiller pour l'un, du western pour l'autre. En quoi ce choix de faire du cinéma de genre est-il plus efficace que la chronique sociale mélodramatique pour mettre en lumière les failles de notre sociétés?
Après 6 ans d’absence, Christian Carion signe un film quelque fois inégal mais jamais dénué d’intérêt et qui offre ses moments poignants. Mais à force d’agiter ses oriflammes humanistes, c’est la fougue qui vient à manquer.
Oliver Hirschbiegel, déjà réalisateur de « La Chute », en 2004, sur les derniers jours du Führer, s’attaque une nouvelle fois à cette période sombre de l’histoire allemande mais du point de vue de « la résistance ».
A mi chemin entre l’épopée Vernienne et les expéditions de Cousteau. Le documentaire relate ce souffle pionnier qui a recouvert l’antarctique au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Tout comme ses précédentes oeuvres, Chronic du mexicain Michel Franco est un très beau film sans fioritures et sans concession, qui nous met face à nous-mêmes. Et pourtant, ce style épuré ne nuit pas à la charge émotionnelle du métrage porté par Tim Roth. Critique.
Critique de Code Momentum de Stephen S. Campanelli, un film d'action explosif porté par Olga Kurylenko, disponible en e-cinema à partir du 13 novembre.
« - Viens, viens, Telpochtli ! C’est ton jour, c’est ta fête !
- De qui parle-t-elle ? Qui est ce Telpochtli ?
- Cela veut dire le Jeune, padre. C’est l’un des noms du Miroir qui Fume.
- Le Miroir qui Fume ? Qu’est-ce que cela ?
- L’un des anciens dieux, padre. Le plus terrible de tous, Tezcatlipoca, le Seigneur du Proche et du Lointain, l’Ennemi des Deux côtés. C’est sa fête aujourd’hui. »
« Il a produit de sa poche gauche un paquet de Soleil Levant. Ce que le ravitaillement nous réserve de temps à autre, ce sont des Milan d’or, et pour ce qui est de ces Soleil Levant, à cause de la présence de feuilles de grande renouée, je ne pourrais affirmer qu’elles sont bonnes, avec la meilleure volonté du monde ; cependant, une bouffée de leur fumée me procure une sensation de nicotine jusqu’au bout des doigts et un agréable fourmillement gagne tout mon corps. C’est bien là la plus grande jouissance du fumeur. Je sais comment m’en procurer. Il suffit de bourrer de riz perlé un paquet vide de ces Soleil Levant puis d’aller se tenir devant le débit de tabac du coin, d’attendre le moment où les passants ont disparu pour mettre prestement le paquet sous le nez de la buraliste. La seconde d’après le riz a été escamoté au profit de tabac. »
« - MONSIEUR FELIX !!
- Sonia. Quel soulagement de vous voir… J’ai appris que vous aviez perdu votre appartement… Je me suis fait tant de souci ! Vous avez trouvé quelqu’un pour vous accueillir ?
- Oui… VOUS DEVEZ NOUS AIDER, MONSIEUR FELIX !
- C’est trop tard, Sonia… Ce n’est plus en mon pouvoir… Je vous avais dit d’écrire une lettre
- Faites-moi rencontrer les Oracles !!
- Comment ça, les Oracles ?
- Je sais que vous les connaissez ! Ils peuvent réintégrer mon dossier !
- Les Oracles ne s’occupent pas de cas individuels… Et vous avez été radiée de tout, je ne pense pas qu’ils…
- Mais j’ai changé !! Je me suis levée !
- Vous êtes resplendissante, Sonia. »
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.