Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Même si le pitch peut laisser présager d’un film de science-fiction prometteur, le film se pourvoie dans la voie des pires défauts que l'on puisse reprocher aux films pour adolescents en cumulant un sentimentalisme à l’eau de rose à une intrigue prévisible. Et si cet échec prouvait que le genre a atteint ses limites?
Rythme effréné, réalisation léchée et casting de choix font de Trance un film haletant, mais qui peine à se renouveler dans son genre, malgré l'appréhension psychologique et psychique des personnages.
Pour les adeptes et amateurs de sport, ce documentaire retrace le déroulement des JO de Tokyo de 1964. Le réalisateur japonais, Kon Ichikawa, est l'un des rares à être parvenu à corréler sport et 7ème art.
Les fans se retrouveront dans La Tour 2 Contrôle Infernale par un humour absurde et décalé, alors que les haters d'Eric et Ramzy continueront de penser que le duo comique ne parvient qu'à nous proposer des films d'une lourdeur sans nom. La Tour 2 Contrôle Infernale réussira-t-il à être aussi culte que son ainé dans la force de ses répliques ? Avis aux amateurs !
Hier soir, samedi 30 janvier, avaient lieu les Screen Actors Guild Awards 2016. Si Idris Elba y a raflé deux récompenses c'est sans grande surprise que DiCaprio et Brie Larson ont remporté les prix des meilleurs acteur et actrice et que Spotlight s'est vu décerner le prix de la meilleure distribution.
Ceci nous donne un aperçu de ce que pourraient être les Oscars le 28 février – même si force est de constater qu'hier les acteurs de couleur étaient à l'honneur...
Jusqu'en août 2015, Ellen Page et son ami, le cinéaste Ian Daniel sont partis à la rencontre de gens incroyables pour recueillir leur histoire et leurs confessions dans une série de reportages : Gaycation.
Retour sur un des films de la longue carrière de Danny Boyle: Slumdog millionnaire. Grand gagnant des oscars en 2009, le film mérite t-il l'engouement suscité et toutes ses critiques dithyrambiques ?
Adaptation du documentaire du même nom, Our Brand Is Crisis surfe sur ce qui en faisait l'intérêt sans rien apporter de nouveau. Reste une histoire captivante et un brin révoltante.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.