Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Red Amnesia, le nouveau film de Wang Xiaoshuai est un film trompeur, faussement anecdotique, mais une vraie synthèse de la Chine schizophrénique d'aujourd'hui, entre communisme et libéralisme galopant.
Avec Vendeur, Sylvain Desclous s'intéresse au monde véreux de la vente. Même si quelques incohérences et facilités viennent ternir le scénario, les deux acteurs principaux, Gilbert Melki et Pio Marmai, font le boulot, et rendent ce premier long-métrage agréable.
Alors que son prochain film Sieranevada est en compétition au Festival de Cannes, Cristi Puiu nous avait ravi avec La Mort de Dante Lazarescu, une longue agonie dans le milieu hospitalier, lauréat du prix Un Certain Regard en 2005.
Selon Charlie de Nicole Garcia est un film choral où l'on suit sept hommes qui font face à un tournant de leur vie. Le portrait qu'elle en fait est parfois cruel, mais sans que cela ne soit jamais à désespérer.
La comédie romantique, Un homme à la hauteur, réuni pour la première fois Virginie Efira et Jean Dujardin qui finissent par tomber amoureux. On trouve ici une certaine originalité dans leur couple atypique avec une différence de taille de 40 cm qui les sépare...
Fans de Keanu, en mai, préparez-vous à être comblés ! Les 7 et 16 mai, les chaînes OCS Max et OCS City proposeront 2 soirées Spéciales Keanu Reeves tandis que l'acteur sera à l'affiche de The Neon Demon en compétition à Cannes...
Au-delà de son histoire de film maudit, La Porte du Paradis est bel et bien une des œuvres maîtresses du cinéma américain, film désenchanté et complexe, mais aussi spectacle inédit d'une beauté visuelle éblouissante.
Sean Penn livre, à travers les destins croisés de deux hommes rongés par le souvenir douloureux d’un terrible accident, son regard très personnel sur les questions du deuil et du pardon. Visuellement éblouissant de noirceur et porté par un Jack Nicholson au meilleur de sa forme, Crossing Guard est avant tout le film que son réalisateur avait besoin de faire pour se réconcilier avec lui-même.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »