Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.
Avec Camping 3, Fabien Onteniente confirme son non-talent en terme de comédie française. Son dernier film échoue dans tous les domaines qu'il touche, que ce soit l'humour, le scénario ou la caractérisation des personnages. Patrick Chirac, au début un minimum attendrissant par sa naïveté, est aujourd'hui un crétin accompli, un beauf confirmé, entouré de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. On ne peut que passer son tour avec ce film.
La ville de Rochefort va rendre hommage à ses demoiselles les 01er, 02 et 03 Juillet 2016 avec de nombreuses manifestations culturelles autour du film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort, à l’occasion du 50ème anniversaire du tournage.
La Cinémathèque française va rendre hommage au réalisateur américain Wes Craven du 29 Juin au 31 Juillet 2016 avec une rétrospective de ses films, une nuit Scream et une conférence.
Énième film d'horreur à jouer sur les mêmes effets de scénario et de mise en scène, Conjuring 2 n'a rien à apporter au genre, sinon une profonde lassitude. On regrette surtout que James Wan, qui a su il y a quelques années imposer son style, soit à présent devenu un yes-man qui ne peut (ou ne veut?) nous faire de nouvelles propositions.
Lady Susan Vernon n'est peut-être pas tout à fait la veuve joyeuse de Lubitsch, mais le film de l'américain Whit Stillman, Love & Friendship, une adaptation d'un roman de Jane Austen est éminemment jubilatoire, inventif tout en restant fidèlement austenien. Une belle réussite.
L'âge de glace : les lois de l'univers apporte une belle conclusion à Manny, Sid, Diego et leurs amis après toutes ces aventures. Bourré d'humour et d'explosions, ce film devrait satisfaire l'ensemble du public, malgré certaines lourdeurs dans le scénario à cause d'un trop-plein d'artifices...
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »