Films Classiques

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

Rétrospective David Fincher: Fight Club, critique du film

Beaucoup le voient comme une oeuvre subversive et visionnaire, d'autres comme l'expression d'une pure hypocrisie mercantile et tape-à-l’œil. Mais c'est parce qu'il ne donne pas aux spectateurs les clefs pour prendre partie face au regard désenchanté qu'il porte sur le monde que Fight Club s'est assuré de diviser son public. Un choix audacieux mais une réussite incontestable.

Rétrospective David Fincher : The Game, critique du film

Même s'il ne fait pas l'unanimité, The Game, le troisième film de David Fincher, est un film à replacer dans une oeuvre complexe. A revoir et à réévaluer.

Rétrospective David Fincher : Seven, Critique du film

Jamais un polar n’aura su, scénaristiquement mais aussi visuellement, tiré aussi bien parti de la part sombre de la psyché humaine. C’est ce coup de force qui intronisa Fincher au rang de nouveau maître du suspense.

Retrospective David Fincher : Alien³, critique du film

Alien 3 est le premier long métrage de David Fincher et reste toujours, près de 25 ans plus tard, une oeuvre décriée. Le désaveu de son propre réalisateur ne l'aide pas à trouver grâce auprès de ses détracteurs. Pourtant, pour un film de commande laissant très peu de place à la moindre liberté artistique, on peut parler de coup d'essai réussi.

TCM CINÉMA PROGRAMME : Diamants sur Canapé, un film de Blake Edwards : Critique

Derrière une imagerie baroque du New-York des années 50-60 et une Audrey Hepburn au charme plus irrésistible que jamais, se cache une œuvre teintée d'amertume. Sa rediffusion sur TCM cet été est l'occasion de profiter pleinement de cette incontournable perle du cinéma hollywoodien qui a, à jamais, marqué de sa patte si délicate l'histoire du 7ème art, et peut-être même l'Histoire de l'Amérique contemporaine.

TCM Cinéma Programme : Nous avons gagné ce soir

Nous avons gagné ce soir est un des sommets du film de boxe et du film noir, une œuvre courte et dense d'une grande intensité dramatique, avec un excellent Robert Ryan.

TCM Cinéma Programme : Un Silencieux au bout du canon, un film de John Sturges : Critique

Baigné dans une ambiance typique des années 70, Un Silencieux au bout du canon marque la rencontre entre deux géants du vieil Hollywood, John Wayne et John Sturges, le réalisateur des Sept Mercenaires ou de La Grande Évasion. Une rencontre pleine de promesses mais qui s'avère décevante.

TCM Cinéma Programme : La Balade sauvage, un film de Terrence Mallick : Critique

(Re)découvrir le premier long-métrage de Terrence Malick, c'est se laisser emporter dans une épopée romanesque d'une beauté plastique et d'une charge poétique qui ont gardé toute leur force malgré le peu de surprise de son scénario que l'on jugerait aujourd'hui éculé ; mais il s'agit surtout d'une occasion de comprendre les racines de la grammaire cinématographique et les obsessions d'un artiste qui a toujours fait fi des conventions.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.