Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Loin de l'image glamour du Parrain, plus proche d'un Soprano sans aller aussi loin dans la névrose, Les Âmes Noires donne à voir une autre image de la mafia.
Mélange de thriller, de film d'horreur et de conte de fée version ultra-dark, Horns se permet aussi quelques clins d’œil discrets à d'autres monuments du 7ème art comme Friedkin ou Lynch.
La mode étant aux super-héros Marvel et DC Comics, le film tente de concurrencer ceux-ci en faisant de Dracula, un héros aux pouvoirs exceptionnelles. Là aussi, cela ne fonctionne pas. C'est un échec...
Le dernier film de David Fincher, Gone Girl n'est autre que sa vision du premier tome de Millenium. Ceux qui ont lu le roman, construit sous la forme d'une alternance de points de vue....
Vendu comme un drame social à la française, "Bodybuilder" ne déçoit pas sur ce point. Le film commence comme tant d’autres avant lui : un jeune homme, paumé, vit de petits trafics, il est rattrapé par une bande de son quartier et s’enfuit pour leur échapper.
Un film viscéral, violent et traumatisant. La langue n'est plus une barrière, les sentiments et les intentions sont d'autant plus compréhensibles. Leurs gestes, leurs regards, leurs râles, n'ont jamais été aussi expressifs.
La force du film, et ce sur quoi repose une grande partie de la promotion, c'est bien sûr le casting. Un trio de haute volée qui se montre à la hauteur de sa réputation. Nicole Kidman porte une grande partie du film sur ses épaules...
Le film Leviathan, de Zviaguintsev montre les dérives de cet état totalitaire, ce monstre qui s’enorgueillit et s’enivre de sa propre puissance. S’appuyant sur un scénario solidement construit, visiblement bien documenté, le réalisateur nous livre une belle histoire métaphorique mais bien ancrée dans le réel.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »