Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
En guise de retour, après quelques années d’exil politique, le réalisateur serbe Goran Paskaljevic décide de s’attaquer à un sujet plus que délicat, que le cinéma local a peu traité (hormis l’incontournable Underground d’Emir Kusturica): celui de l’holocauste dans l’ex-Yougoslavie.
Predestination est un thriller futuriste où les agents d’une unité temporel peuvent déterminer à l’avance les individus sur le point de commettre un crime.
Night Call est mis en scène comme un thriller avec pour décors les nuits sauvages de Los-Angeles, et un sociopathe, Louis Bloom, un vampire assoiffés d'images sanglantes à la gloire de l'info spectacle...
La tendresse et la douceur avec lesquelles il filme ses événements contrastent brutalement avec leur froid réalisme, et risquent de choquer plus d'un spectateur.
Blanc comme neige avait de quoi faire, notamment du côté de son casting plutôt impressionnant. C’est pour cela que le constat post-visionnage se montre aussi glacial que la neige…
Nocturna s'inspire des divers récits créés par Tim Burton et Hayao Miyazaki, les réalisateurs/scénaristes suivent le parcours d’un garçonnet qui va découvrir que les chats sont des animaux qui errent la nuit dans le seul but de faire dormir les enfants.
Sécurité rapprochée à tout d’un buddy movie tout ce qu’il y a de plus classique : deux héros que tout oppose et qui doivent néanmoins faire équipe pour survivre, des belles gueules du cinéma hollywoodien pour les incarner, de l’action à gogo et de l’adrénaline à très forte dose...
Les Garçons et Guillaume, à table ! dévoile avant toute chose, le génie de cet homme pour la mise en scène. Rien qu’au niveau du scénario : au lieu d’adapter bêtement son spectacle, Guillaume Gallienne livre une mise en abyme du théâtre.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.