Critiques films

RRR : le blockbuster tollywoodien qui a conquis le monde

« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !

Sur la route d’Omaha : le pari de la retenue

Présenté au Festival de Sundance et à Deauville en 2025, "Sur la route d'Omaha" suit un père et ses deux enfants contraints de quitter leur maison du jour au lendemain. Sans jamais céder au misérabilisme, Cole Webley signe un road movie d'une grande délicatesse, où chaque étape révèle ce qu'une famille tente encore de préserver lorsque tout semble lui échapper.

Les Maîtres de l’univers (2026) : les muscles froissés

Adoré en mème depuis quarante ans, boudé en salle cet été, le nouveau "Les Maîtres de l'Univers" prouve qu'aimer un souvenir ne suffit pas à remplir un cinéma. Sorti en catimini en streaming sur Prime Video, le reboot de Travis Knight révèle la fracture entre ferveur nostalgique en ligne et indifférence bien réelle du public devant l'écran. Un nouvel échec pour Musclor et son épée magique.

La cache : les courts-circuits de l’histoire

Cette comédie satirique et intellectuelle, inspirée du roman autobiographique de Christophe Boltanski, plonge au cœur des événements de mai 68. Dans un huis clos familial intense et plein de rebondissements, la vie des Boltanski se dévoile entre souvenirs, luttes politiques et tensions émotionnelles. Porté par les performances mémorables de Michel Blanc et Dominique Reymond, le film mêle humour, gravité et histoire, explorant avec subtilité les héritages culturels et les crises sociales du siècle passé.

Lire Lolita à Téhéran : le cercle des femmes disparues

Adaptation du roman autobiographique d'Azar Nafisi, "Lire Lolita à Téhéran" revient sur l'émancipation des femmes iraniennes à travers la littérature et un regard critique sur la répression et la résistance silencieuse, au cœur d’un régime islamique répressif. Eran Riklis y explore les tensions culturelles et politiques de l'Iran, mais peine à insuffler une réelle intensité à son récit. Bien que porté par une performance saisissante de Golshifteh Farahani, le film manque de profondeur et d'impact émotionnel dans sa représentation des luttes féministes.

Blanche Neige, ni plus ni moins que Disney en 2025

En ce mois de mars 2025, deux projets maudits sont parvenus jusqu'à nous. Si "Assassin's Creed Shadows" est réussi, que vaut ce "Blanche Neige" ?

Lumière, l’aventure continue !

Avec plus de 100 vues dûment sélectionnées et amplement commentées, Thierry Frémaux nous fait pénétrer dans la genèse du cinématographique, contrainte par l'essentiel. Une succession de bonheurs pour le cinéphile.

Novocaïne : film anesthésiant et générique

Une petite comédie d’action, de type série B décomplexée, on est toujours client ! Dotée d’un titre original et accrocheur, et d’un canevas qui l’est tout autant, on se dit qu’on va passer un bon moment. Sauf que "Novocaïne" n’a à offrir qu'un concept dont il tire quelques séquences de violence amusantes.

Vermiglio de Maura Delpero : Des Monts et merveilles

Vermiglio : Le second film de l’italienne Maura Delpero, insufflé de son histoire familiale, est remarquable de justesse et d’émotion, malgré ou grâce à une certaine austérité qui laisse beaucoup de place au non-dit et à l’intime de ses personnages.

Magma : le risque zéro

Récit d'apprentissage intergénérationnel entre deux volcanologues en Guadeloupe, "Magma" mêle mentorat et tensions sociales face à la menace de l'éruption de la Soufrière. Bien que le film propose une immersion captivante dans l'univers scientifique et la culture guadeloupéenne, il peine à créer une véritable tension, laissant l'intrigue manquer d'impact. Une œuvre ambitieuse, entre fiction et documentaire, qui explore les enjeux politiques, humains et identitaires tout en abandonnant parfois ses idées à mi-chemin.

Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan : Cette mère qui suppléa Dieu !

Inspiré du roman autobiographique de Roland Perez, ce film réalisé par Ken Scott retrace le combat extraordinaire d’une mère pour permettre à son fils handicapé de marcher. Portée par une foi inébranlable en Dieu, cette femme incarnée par une Leila Bekhti éblouissante lutte contre l’adversité et les obstacles sociaux. L’histoire, traversée par l’humour et des émotions profondes, explore les sacrifices et l’amour démesuré d’une mère. La première partie, vibrante et intense, met en lumière une famille unie dans les années 60 et 70, avec des reconstitutions soignées. Sylvie Vartan joue un rôle inspirant et déterminant, apportant un soutien lumineux dans ce chemin semé d'embûches. La deuxième partie aborde l’émancipation de Roland, incarné par Jonathan Cohen, et sa carrière, avec sensibilité et pudeur. Le film, teinté d’une humanité universelle, célèbre l’amour maternel et les miracles qu’il engendre.

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L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

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