"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Chair de Poule est une assez bonne comédie fantastique pour jeune public mais les grands adeptes de la série télévisée des années 90' risquent d'être déçus par cette adaptation moderne et colorée qui saura se faire remarquer par ses images numériques et autres effets spéciaux.
La famille Tuche est de retour pour une nouvelle aventure familiale les menant cette fois ci de l'autre côté de l'Atlantique, à la conquête de l'ouest. Composé de la même équipe technique et artistique après le premier opus de 2010, que nous réserve cette suite et la découverte du continent américain à travers les yeux des Tuche?
"Free Love" raconte l'histoire vraie de Laurel et Stacie, celle de leur combat pour l'égalité ou peut-être plus simplement pour garder leur amour en héritage, symbolisé par une maison achetée ensemble. Une histoire un poil trop calibrée émotionnellement, mais portée par deux merveilleuses actrices : Ellen Page et Julianne Moore. A retrouver en salles le 10 février.
Malgré un contexte historique intéressant et une incroyable prestation de James Thiérrée dans le rôle de Footit, Chocolat ne parvient pas à convaincre. Omar Sy déçoit et n’est pas au meilleur de sa forme, et on regrettera un traitement trop laxiste du racisme et de la crainte de l’autre à cette l’époque. Toutefois les ambitions de Roschdy Zem en réalisant ce long-métrage ne sont pas à dénigrer.
Danny Boyle et le talentueux scénariste Aaron Sorkin s'associe pour revisiter trois moments clés de la vie de Steve Jobs dans un biopic habité par l'immense Michael Fassbender, sous une approche théâtrale forcément romancée mais diablement originale et immersive.
Intriguant, ce film l'est, tant par son sujet que par sa forme. Charlie Kaufman nous livre ici un film d'animation drôle et mélancolique en forme de parenthèse.
L'impossibilité de trancher, de n’être que le témoin impuissant d’une scène de famille dont on ignore le passif en détail, est terriblement déstabilisant. Là où la facilité aurait été de façonner, autour d’une situation clairement définie, un discours moralisateur sur le rejet de ce que l’on juge "anormal", Antoine Cuypers fait le choix de laisser les interprétations libres au public.
Stephen Herek revient au cinéma avec la Fabuleuse Gilly Hopkins, adaptation du roman éponyme. Dans le rôle titre, la lumineuse et talentueuse jeune Sophie Nélisse, mais le film est-il réellement à l'image de son personnage principal, fabuleux ?
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »