Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Mélodrame, mais pas trop, Frantz, le dernier film du français François Ozon est un très beau film dont le Noir et Blanc qui épouse l'austérité allemande , mais également le côté sombre du protagoniste français interprété par Pierre Niney dans une histoire qui mêle la grande guerre (celle de 1918) et la petite (celle des individus en tourmente).
Portée par une Virginie Efira dans son meilleur rôle, Victoria est la bonne surprise de cette rentrée et l'une des meilleures comédies romantiques françaises depuis longtemps.
Marchant directement dans les plates-bandes de Narcos, l'Infiltrator de Brad Furman laissait songeur. C'était sans compter sur la motivation du cinéaste à laisser de coté la poudre du trafic et à se concentrer sur les personnages devenus bien vite rouages de l'empire Escobar et ceux essayant désespérément de les arrêter.
Blood Father, le nouveau film de Jean-François Richet avec Mel Gibson, présente la rédemption - dans la violence - d'un père, John Link, aussi l'un des représentants d'un Ouest sauvage et viscéralement brutal à son crépuscule.
Derek Cianfrance, le réalisateur de Blue Valentine et The Place Beyond The Pines, revient avec un nouveau long-métrage. Une histoire d'amour brillamment interprétée par deux étoiles montantes : Michael Fassbender et Alicia Vikander. On se laisse transporter, mais on garde son cœur bien accroché.
La dernière comédie de Pascal Chaumeil, décédé durant la post-production, est une réussite assez rafraîchissante dans le paysage un peu faiblard de la comédie populaire française. Bien écrit avec des dialogues savoureux, fait avec sérieux et soutenu par un casting solide, Un Petit boulot est un film drôle et satirique qui porte un regard assez juste sur notre société.
Outre son caractère hautement dispensable, on était curieux à la vue de ce Mechanic Resurrection, chargé de donner une suite au Flingueur. Est-ce que cette suite confiée à l'allemand Dennis Gansel allait rééditer le succès d'estime du premier film, sachant compiler un hommage aux années 80, ou s'enfoncer dans les travers de la suite facile ?
Quand le réalisateur de Very Bad Trip s’attaque à la reconstitution d’un scandale qui a entaché l’administration Bush, il ne peut pas s’empêcher de le faire sous la forme d’une comédie de potes. Cette approche mainstream permet-elle de rendre le sujet plus pertinent ou n’aboutit-telle qu’à une potacherie hors sujet ?
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.