Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

12 jours, de Raymond Depardon : quand la bureaucratie rencontre l’intime

Dans 12 jours, Raymond Depardon, à l'instar du grand Frederick Wiseman pour son propre pays, continue de dresser la cartographie d'une France qu'il aime. Cette fois-ci, il s'attaque à la rencontre entre le système judiciaire et les patients des hôpitaux psychiatriques, des justiciables particuliers et émouvants.

Trahisons, un classique tableau d’histoire

Ce jeudi 30 novembre sort en VOD Trahisons, un drame humain signé David Leveaux. Un long-métrage touchant, qui aborde sous un nouveau jour, le sujet quelque peu épuisé de la Seconde Guerre Mondiale.

Le Bonhomme de neige de Tomas Alfredson : un polar enneigé dans sa médiocrité

La déception est grande. Tomas Alfredson et Michael Fassbender pondent un polar amorphe, à la rythmique désarticulée, et à l'incarnation obsolète. Ponctué de soucis de production, le film n'en pas moins inexcusable tant le résultat n'est pas digne des attentes faites autour de lui.

Coco de Lee Unkrich et Adrian Molina : Que viva Pixar !

22 ans après, on va peut-être arrêter de dire que Pixar c'est génial car ça devient redondant. C'est vrai, c'est pas sympa pour Lego Ninjago, Capitaine Superslip,...

Mazinger Z Infinity de Junji Shimizu : fête de méchas endiablés

Malgré un récit confus et un univers qui s'adresse aux connaisseurs, Mazinger Z sent bon les années des 1980 du Club Dorothée et offre un spectacle qui pourrait ravir aux plus grands nombres, aux petits comme aux grands, avec ces batailles épiques et ses « robots géants » à l’iconisation guerrière terrassante.

Joachim Trier se frotte au genre avec Thelma

Le cinéma scandinave se porte bien et Joachim Trier est un de ses nouveaux porte-étendards. Ayant fait sensation avec son Oslo 31 Août, il récidive encore et avec brio dans ce nouveau film, Thelma, dans la veine obsessionnelle du thème qui est relié aux fantômes du passé et obnubilé par la mort.

Marvin ou la belle éducation : un film d’émancipation

Critique du nouveau long-métrage d'Anne Fontaine qui divise. Quête d'émancipation salvatrice ou drame social moralisateur?

Le Brio : une joute verbale filmée par Yvan Attal

On ne tentera pas de vous convaincre que Le Brio est un bon film, qui vaudrait le coup de se déplacer dans les salles obscures. Cette semaine, Yvan Attal et ses acteurs, dont la "révélation" de la presse Camelia Jordana, sont partout pour le défendre. Il y a de bonnes choses dans ce film, mais rien de bien novateur ni follement revigorant. Le film sort en salles dès le 22 novembre 2017.

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