"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Adolescentes est un documentaire lumineux sur le voyage vers l’âge adulte de deux jeunes corréziennes bien ancrées dans la société. Un voyage qui nous embarque avec beaucoup de bonheur dans une aventure tissée d’une amitié, mais aussi d’ histoires familiales touchantes.
Avec La Daronne, Jean-Paul Salomé s'amuse surtout à mettre Isabelle Huppert dans une situation de jeu inédite dans laquelle elle s'amuse beaucoup. C'est là tout l'intérêt de cette comédie bancale qui manque tout de même de rythme tout en se jouant d'un décalage permanent.
Énorme tient autant à sa réalisatrice, Sophie Letourneur, qu’à ses interprètes, notamment la toujours impeccable Marina Foïs. Une comédie qui sort des sentiers battus, mais aussi une réflexion sur la maternité et, partant, la paternité.
Christopher Nolan a perdu de vue qu’un film, ce n’est pas une thèse de doctorat en physique. Résumer vingt années de réflexions scientifiques dans un film de fiction qui, de surcroît, se devait de répondre aux canons du spectacle hollywoodien, était une mission impossible.
Comme une arlésienne qui se ferait attendre, Les Nouveaux mutants de Josh Boone parait enfin dans nos salles de cinéma. Suite aux multiples problèmes de production ou de distribution, l’inquiétude était de mise quant à la qualité intrinsèque du film. Alors, catastrophe ou petite réussite ?
Après son vrai faux documentaire qui avait étudié avec ironie la retraite de Joaquin Phoenix, Casey Affleck retourne enfin derrière la caméra avec le dénommé Light of my Life. Un film post apocalyptique aux traits fins et d’une sincérité débordante.
Après le miraculeux biopic qu’était Jackie, Pablo Larrain revient avec Ema, une oeuvre difficile à empoigner mais dont la vitalité et la force de fascination l’emportent sur tout le reste. Après Madre ou même Eva en Aout, c’est un autre portrait de femme qui enflamme notre été cinématographique.
Taiseux, Never Rarely Sometimes Always de l’Américaine Eliza Hittman n’en est pas moins parlant quant à l’évolution post Metoo de la société américaine. La concupiscence masculine n’a jamais été aussi importante, et seules les femmes en subissent les conséquences. Portrait saisissant d’une certaine Amérique d’aujourd’hui
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »