Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Les éditions Phileas publient Le Cri, adaptation dessinée d'un roman de Nicolas Beuglet, réalisée par Pierre Makyo et Ng Laval. Programme gouvernemental secret, tragédie familiale et enquête policière s'y entremêlent ingénieusement.
Et si, au tournant des années 2010, le cinéma de Woody Allen, plutôt que décliner, connaissait une forme de renaissance ? Toujours fixé à la croisée du comique et de la mélancolie, le réalisateur de Manhattan et Annie Hall a su se réinventer dans la continuité. C'est en tout cas le parti pris de l'essayiste Damien Ziegler, qui nous expose, par le menu, une décennie riche en nuances et motifs.
Les éditions Marabulles publient Jeanne Chauvin, la plaidoirie dans le sang, d'Aurélie Chaney et Djoïna Amrani. En se penchant sur une grande figure de la cause féminine et du droit français, les deux auteures livrent un album passionnant, elliptique mais didactique.
Yann et Danny publient aux éditions Dupuis Spirou et la Gorgone bleue. Dans un monde tourmenté par les questions environnementales, rendues pressantes par des éco-activistes obstinées, Spirou et Fantasio se trouvent mêlés à l'enlèvement d'une starlette du petit écran, Lara, et aux activités radicales menées par les troupes de la mystérieuse Gorgone bleue.
Les éditions Bamboo publient La Vieille Anglaise et le Continent, roman graphique de Valérie Mangin et Stefano Martino tiré d'une nouvelle de Jeanne-A. Debats. Ce récit de science-fiction piqué de féminisme et d'écologie brille par sa densité et ses partis pris originaux.
La Malédiction de Spawn est une série de bandes dessinées qui a marqué l'univers des comics. Elle est née de l'ambition de Todd McFarlane, le créateur de Spawn, de diversifier et d'élargir cet univers. Bénéficiant d'une nouvelle traduction et d'un lettrage inédit, cette série en trois volumes prend place aux éditions Delcourt.
Le littoral, cet espace où la terre rencontre la mer, donne lieu à des problématiques extraordinairement riches et variées. L'Atlas mondial des littoraux, récemment publié par Annaig Oiry aux éditions Autrement, propose une investigation minutieuse et transdisciplinaire sur ces zones d'interface entre les intérêts écologiques, économiques, démographiques et sociaux.
L'identité est souvent le fruit d'une alchimie délicate entre l'individuel et le collectif, entre le soi et l'autre. Le Seul Endroit, de Séverine Vidal et Marion Cluzel, paru aux éditions Glénat, se penche sur ces questions complexes.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.