Le second tome d’« Elias Ferguson » paraît aux éditions Glénat

Après un premier tome prometteur, Simon Second et Lender Shell poursuivent leur travail et donnent à la série Elias Ferguson un second tome solide.

« 1937, l’héritier » se déroulait dans le contexte explosif de la Seconde Guerre mondiale. Elias Ferguson, dans une épopée initiatrice, devait abandonner sa vie d’universitaire pour assumer la responsabilité d’une entreprise scientifique convoitée à la fois par les Américains et les Allemands. Le jeune homme entretenait des liens complexes avec son père, désormais disparu, et devait prendre sa relève et coordonner une équipe scientifique secrète composée d’ingénieurs, de chimistes et de physiciens œuvrant pour la préservation de l’humanité. C’est ainsi qu’il se retrouvait plongé au cœur de jeux d’influence diplomatiques et militaires, exposant sa vie ainsi que celle de ses proches à des menaces potentiellement mortelles.

La valeur de ce train sous-marin révolutionnaire dont on lui parle sans cesse justifie-t-elle vraiment tant d’attention ? Dans le deuxième tome d’Elias Ferguson, l’histoire continue avec Elias qui est désormais aux commandes de l’entreprise familiale et apparaît déterminé à l’idée de réaliser l’ambition de son père : créer le premier train sous-marin reliant les États-Unis à l’Europe. Malgré les menaces, les tentatives de déstabilisation et de sabotage, le jeune homme, parfois dépeint comme caractériel, reste résolu à mener à bien ce projet colossal.

Dans ce contexte, Elias accepte de transporter un scientifique allemand juif, Kurt Spire, vers les États-Unis à bord du Transatlantique. Kurt détient des informations qui pourraient bouleverser le monde alors que le nazisme gagne du terrain. L’odyssée sous-marine s’avère être une aventure pleine de péripéties, car les secrets de Kurt les mettent tous en danger pendant leur traversée. En ce sens, le récit de ce second tome se caractérise par une progression rapide des événements. En plus de devoir terminer le train sous-marin, la montée au pouvoir d’Hitler et la découverte des camps de concentration et de la persécution des Juifs par les nazis viennent renforcent la détermination d’Elias à mettre les bouchées doubles.

Probablement plus mature que le premier volet, avec des antagonistes plus marqués et des enjeux davantage palpables, cette suite agréable et aérée fait place à une tension permanente, de l’action et des cases de grande taille, dynamiques et bien dessinées. Tapissée de problématiques politiques, elle parvient tenir le lecteur en haleine, tout en consolidant la caractérisation d’Elias, obstiné et droit, malgré les nombreux obstacles qui se dressent sur sa route.

Elias Ferguson (T.02), Simon Second et Lender Shell
Glénat, juin 2023, 56 pages

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3

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Jonathan Fanara
Jonathan Fanarahttps://www.lemagducine.fr
Co-rédacteur en chef. Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray Rédacteur Cinéma & Séries télévisées. Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).

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