Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
En opposant une nouvelle fois le Chevalier noir et le maître de la Ligue des Assassins, Batman One Bad Day : Ra's Al Ghul aborde les méandres de la moralité, la destructivité humaine, la nature cyclique de la vie et les paradoxes éthiques d'un super-vilain ambivalent.
Les éditions Urban Comics publient, dans la collection « Urban Cult », le premier tome des aventures de Hitman. Connu pour sa subversion des super-héros, notamment dans la série The Boys, Garth Ennis met cette fois en scène un tueur à gages plus attachant qu'il n'y paraît.
Les éditions Glénat publient le second tome d'Au nom du pain, intitulé "Marie". Jean-Charles Gaudin et Steven Lejeune, respectivement scénariste et dessinateur, y racontent le quotidien d'un petit village français pendant l'Occupation allemande.
Inspiré des explorations françaises à Vanikoro dans les années 1960, Lapérouse 64 illustre la quête inlassable de l'homme pour dénouer les énigmes de son passé. Le roman graphique de LF Bollée, Marie-Agnès Le Roux et Vincenzo Bizzarri ressuscite un pan mystérieux de l'histoire maritime française avec des qualités narratives et graphiques certaines.
Les éditions La Boîte à bulles publient deux albums, Fronde fiscale et Soigne, maltraite et tais-toi !, prenant pour objet les lanceurs d'alerte Céline Boussié et Antoine Deltour.
Harlem, avec ses notes jazz et son souffle de musique noire, n'aurait pas été le même sans le théâtre de l'Apollo. Dans l'ouvrage Showtime at the Apollo, Ted Fox et James Otis Smith révèlent non seulement les illustres artistes qui y sont montés sur scène, mais aussi les tumultes et les triomphes de cet emblématique lieu de spectacle.
Les éditions HiComics publient Rain de Joe Hill, David M. Booher et Zoe Thorogood. Ce comic prend pour cadre un monde plongé en pleine apocalypse, en s'inscrivant dans les pas d'un personnage haut en couleur, la jeune femme Honeysuckle Speck.
Les éditions Delcourt publient le cinquième tome de la série Reckless, intitulé "Descente aux enfers". Ce dernier marque le retour aux affaires, un peu malgré lui, d'Ethan Reckless, privé aux méthodes expéditives, souvent mêlé à des histoires sordides et à tiroirs.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.