Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans son opuscule Petit Lexique de l'Islam, l'anthropologue et psychanalyste Malek Chebel dépeint avec érudition les tenants et aboutissants de l'Islam. Puisant dans une grande variété de termes et de concepts-clés, l'auteur offre un éclairage approfondi sur cette religion, de ses enseignements fondamentaux à ses pratiques culturelles, en passant par les questions plus controversées et les défis inscrits dans la contemporanéité.
La collection « Pavillons poche » des éditions Robert Laffont accueille deux textes scéniques du dramaturge américain Arthur Miller. Le Miroir et Incident à Vichy ont en commun le regard perçant porté par l'auteur sur le nazisme et l'antisémitisme ayant eu cours en Europe entre 1938 et 1945.
Pour le septième des arts, l'obsession est souvent bien plus qu'un simple trait de caractère ; c'est un protagoniste à part entière qui façonne l'intrigue et définit les personnages. La mise en scène, vaste et complexe langage visuel, donne vie aux motifs obsédants à travers une pluralité de dispositifs allant du travelling compensé aux jeux de couleurs ou de reflets. Sous la lentille du cinéma, l'obsession est mieux qu'ailleurs mise à nu, dévoilée dans son essence même, sa beauté terrifiante et son pouvoir destructeur.
Avec Des moments de cinéma, François Guérif propose à ses lecteurs un voyage passionné à travers le septième art, à la faveur d'une longue série d'interviews, le plus souvent de quelques pages. L'ouvrage multiplie les approches et trace une perspective intéressante sur l'évolution du cinéma et sur la manière dont elle est perçue par ses parties prenantes.
Catalogue officiel de l'exposition Monet en pleine lumière au Grimaldi Forum Monaco, ce volumineux ouvrage bilingue, rédigé collectivement, comprend plus de 200 illustrations et s'inscrit dans le cadre du 140e anniversaire du premier séjour de Claude Monet à Monte-Carlo et sur la Riviera.
La Nuit de la goule se caractérise par une construction narrative à deux corps et une esthétique graphique saisissante. Cette nouvelle collaboration entre le scénariste Scott Snyder et le dessinateur Francesco Francavilla donne naissance à un récit entremêlant habilement deux histoires aux temporalités différentes, tandis que le suspense y est charpenté avec grand soin. L'œuvre, initialement publiée sous forme de série numérique sur Comixology, a finalement atterri chez Dark Horse Comics.
Dans un essai intitulé Critica de la razón precaria (Critique de la raison précaire), le philosophe espagnol Javier López Alós explore les conséquences, profondes et plurielles, de la précarité intellectuelle sur la construction de la pensée et les libertés individuelles. Il met en évidence la précarité en tant que phénomène social, qui affecte plusieurs aspects de la société contemporaine, s'inscrivant dans des logiques productivistes et financières souvent inconciliables avec la recherche académique.
Docteur en études cinématographiques, David Da Silva poursuit son exploration du cinéma américain à l'heure du trumpisme. Dans un ouvrage paru aux éditions LettMotif, il étudie la manière dont les thèmes de prédilection – et les obsessions – du 45e président des États-Unis ont infusé à Hollywood. Certains cinéastes s'en sont fait l'écho, d'autres ont pris le parti de s'en distancier, parfois ouvertement et radicalement.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.