Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans un monde inondé d'actualités, d'événements politiques et de crises environnementales, où chaque catastrophe semble en éclipser une autre, le premier tome des Exilés de Mosseheim forme un tout presque complet, gangréné par le racisme, la corruption et l'incurie. Écrit par Sylvain Runberg et Olivier Truc, illustré avec talent par Julien Carette, l'album nous immerge dans un camp de réfugiés suédois, où les déplacés européens d'un accident nucléaire ayant eu lieu en France vivotent dans la promiscuité, l'absence de perspectives et le rejet de l'autre.
Les éditions Delcourt publient Comme un oiseau dans un bocal – Portraits de surdoués, de la scénariste et dessinatrice Lou Lubie. Comme elle l'avait précédemment fait avec le cyclothymie à l'occasion de Goupil ou face, cette dernière déconstruit une particularité neurologique et la met à portée de son lecteur, pour en démystifier les tenants et les aboutissants.
Dans un monde en tumulte, ce Grand Atlas 2024, paru aux éditions Autrement, sous la direction de Frank Tétart, expert en géopolitique, se présente comme un outil d'analyse et de compréhension multidimensionnelle. Alliant descriptions fines, cartographies élaborées et perspectives transdisciplinaires, l'ouvrage s'emploie à éclairer les principaux foyers de tensions, les enjeux globaux et les défis futurs de notre époque.
Le scénariste et dessinateur Wouzit publie Le Grand Rouge aux éditions Dupuis. Il y explore les méandres de la nature et de la moralité humaines, à travers les tribulations d'Ivan, antihéros et expert en duplicité.
TMNT : Reborn, dont le premier tome s'intitule « Renaissance », prend pour cadre un New York post-apocalyptique, où le facteur mutagène a non seulement altéré la biologie, mais également la société tout entière, ainsi que l'identité des principaux personnages de l'univers TMNT. Pour ce faire, ce premier épisode juxtapose les thèmes dystopiques (ségrégation, privations) à une exploration dramatique des rapports humains – ou plutôt, dans ce cas, mutants.
Dans cette œuvre de Damien Marie et Laurent Bonneau, l'expérience de la vie ordinaire et la quête de l'épanouissement coexistent, occasionnant des contrastes douloureux. Ceux qui me touchent se décline en une série de thèmes aussi universels que profonds, dont Fabien, le personnage principal, est le principal porte-voix.
Dans Épistémè : Eurêka, Pascal Marchand et JB Meybeck nous convient à un voyage singulier à travers l'histoire de la science antique. Entre les anecdotes étonnantes et les découvertes révolutionnaires, leur bande dessinée, didactique, se dévoile comme un ouvrage ludo-éducatif, au croisement des arts et des sciences.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.