Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans un monde fasciné par l'exotisme des lieux inaccessibles et les métaphores spatiales, l'essai de l'anthropologue Riccardo Ciavolella offre un prisme passionnant pour comprendre comment des lieux, imaginaires ou réels, deviennent des expressions linguistiques décrivant l'ailleurs – lointain ou perdu, exotique ou péjoratif. Pétaouchnok(s) s'efforce de déchiffrer le réseau complexe de significations culturelles, historiques et sémantiques qui s'entrelacent dans ces toponymes.
La bière occupe une place dans le panthéon des boissons les plus populaires. Beer Revolution (Glénat), de Teo Musso et Sualzo, explore les horizons insoupçonnés du monde brassicole. Un tour d'horizon des terroirs, des techniques et des bières emblématiques qui rend compte des secrets de cette boisson ancestrale.
Architecte de formation, Emilie Ettori trempe sa plume dans l'encre pour composer le portrait d'une ville-personnage et de ses habitants. En vues aériennes, ou de front face aux façades porteuses d'Histoire, Rue du Prince donne à voir, en grand format, ce qui constitue nos lieux de vie.
Les éditions Urban Comics publient Gotham City : Année un, de Tom King et Phil Hester. Ensemble, ils remontent aux origines d'une longue perdition urbaine, en ne faisant apparaître Batman qu'en tant que confident. Un thriller graphique mené de main de maître.
JD Morvan et Dominique Bertail publient, dans la collection « Aire libre » des éditions Dupuis, le second tome de Madeleine, Résistante. « L'édredon rouge » nous plonge dans les activités clandestines de la résistance française à l'Occupation allemande.
Dans un monde où les genres trébuchent et se rééquilibrent sur les cailloux des revendications sociales, Jim délivre, avec Le Chant du Cygne, une partition ironique mais lucide de 56 pages. Un regard masculin (mais pas trop) s’infiltre dans les interstices du féminisme, avec une autodérision assumée et des sketches graphiques qui, par itération, ne manquent pas de frapper là où ça compte.
Les éditions Anspach publient Marie et les esprits, de Rodolphe et Olivier Roman. Il y est question des expériences menées par Pierre et Marie Curie sur le spiritisme, les sciences occultes et les esprits, un pan méconnu de l'histoire de ces deux illustres scientifiques français.
Les éditions Marabout publient L'Année du foot 2023, qui revient sur les événements marquants d'une saison qui aura vu l'Argentine soulever la Coupe du Monde, Erling Haaland s'imposer un peu plus parmi les meilleurs artificiers du monde et le Manchester City de Pep Guardiola dominer l'Europe du football comme rarement un club l'a fait auparavant.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.