Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Le dernier crossover entre Batman et Spawn réunit deux géants des comics américains, Todd McFarlane et Greg Capullo. Riche en action et en graphismes époustouflants, l'album plonge les lecteurs dans une aventure complexe qui, malgré ses évidentes qualités artistiques, pâtit d'une narration quelque peu embrouillée.
En 1994, Frank Miller et Todd McFarlane décidaient de réunir leurs héros Batman et Spawn dans deux récits où ils s'opposaient et s'associaient afin de déjouer des menaces communes. Une rencontre en deux temps, spectaculaire et haletante.
Dans un ouvrage aussi documenté que passionnant, Bastian Meiresonne, spécialiste du cinéma asiatique, nous invite à un voyage aux origines du cinéma sud-coréen. Publié par les éditions EPA, Hallyuwood est un imposant volume de 352 pages, richement illustré, qui trace un panorama chronologique menant des balbutiements à la consécration de l'industrie filmique sud-coréenne. Aujourd'hui marquée par l'éclosion de réalisateurs de stature mondiale et le succès international de blockbusters, cette dernière n'a probablement pas fini de nous surprendre.
Le roman Résidence Saha, de Cho Nam-joo, publié aux éditions Robert Laffont, offre une exploration dystopique d'une société hyper-capitaliste, articulée autour d'une entreprise-État. Les disparités criantes et le destin tragique de ses personnages l'inscrivent aux côtés des modèles du genre.
La bande dessinée Boule et Bill est un classique de la littérature francophone pour enfants. Créée par Jean Roba, cette série met en scène les aventures quotidiennes et humoristiques de Boule, un jeune garçon, et de son chien Bill. Les éditions Dupuis proposent une troisième intégrale reprenant reprend les gags des tomes 9 à 11, entre 1967 et 1969.
Fruit d'une collaboration entre Glénat et Ubisoft, Captain Laserhawk, de Faouz. B et Grelin, plonge le lecteur dans une métropole futuriste, où deux anciens collègues, « Mute » et Dolph, mènent une enquête pour découvrir le responsable d'un assassinat.
Dans le genre très codifié des bandes dessinées de super-héros, Abigail se distingue par son sens atypique, voire parodique. Aseyn s'essaie à un récit qui dévie des canons pour s'immerger dans une narration décalée.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.