Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Ciné Illimité, paru aux éditions Marabout, se distingue par une approche ludique et souvent désopilante du cinéma. À travers ses quelque 300 pages d'analyses, mais surtout d'anecdotes et d'humour, cette encyclopédie partiale et partielle porte une vision à la fois comique et critique de certains films emblématiques, ou non.
On l'a constaté notamment à travers la collaboration entre Glénat et Ubisoft : les adaptations de jeux vidéo pullulent dans le monde de la bande dessinée. Super Pixel Boy #2 s'en démarque toutefois par son alliage entre le récit de jeunesse et l'expérience vidéoludique. Loïc Clément remet le couvert aux éditions Delcourt et propose au lecteur une nouvelle incursion dans l'esprit d'un adolescent ébahi par les consoles de salon.
La consécration des séries télévisées au cours des dernières décennies marque une révolution culturelle majeure. De l'étrange et avant-gardiste Twin Peaks aux sitcoms emblématiques telles que Seinfeld et Friends, en passant par les chefs-d'œuvre narratifs de HBO (The Wire, Six Feet Under, Les Soprano), chaque période a engendré des transformations profondes dans la fabrication sérielle. Aujourd'hui, avec la sortie de l'ouvrage Les 1000 séries à voir sans modération, les éditions Glénat nous proposent de redécouvrir ces séries devenues phénomènes de mode, œuvres de qualité ou même plaisirs coupables.
Les éditions Urban Comics publient Human Target, de Tom King et Greg Smallwood. Le récit se concentre sur une enquête menée par la cible humaine Christopher Chance, à qui il ne reste que douze jours de répit avant qu'un poison ne mette un terme à sa vie.
« La Bibliothèque de Daniel Clowes » (éditions Delcourt) s'enrichit d'une nouvelle publication, Monica. Ce chef-d'œuvre de causticité nous plonge une nouvelle fois dans les dédales de la condition humaine et d'un American Dream plus décomposé que jamais. Fusionnant avec subtilité les influences du passé (graphiques) et du présent (sociales et politiques), Daniel Clowes a remis son bleu de travail après sept longues années d'attente pour donner corps à une Amérique aux multiples visages, imprégnée d'angoisses existentielles et d'un cynisme désabusé.
Denis Zorgniotti et Ulysse Lledo poursuivent l'important travail éditorial qu'ils ont entrepris sur le cinéma français aux éditions LettMotif. Ils se penchent cette fois sur les années 1970, caractérisées par la libération des mœurs, la politisation croissante de la société et l'avènement d'une nouvelle génération de comédiens et de cinéastes bien décidés à marquer le septième art de leur empreinte.
L'histoire de l'homosexualité s'inscrit dans une dialectique changeante, entre marginalisation et réappropriation, entre codification médicale et rébellion culturelle. L'album Résistances Queer, fruit d'une collaboration entre les éditeurs Delcourt et La Découverte, permet aujourd'hui d'éclairer les changements sociaux, politiques et même psychologiques qui ont contribué à la construction et à la déconstruction des identités homosexuelles.
Dans le paysage éditorial dédié à la vulgarisation scientifique, les éditions Gallimard ont l'habitude de proposer des beaux-livres encyclopédiques destinés à la jeunesse. Dans le cas présent, avec ces Chronologies visuelles des sciences, elles nous offrent un outil pratique et accessible, richement illustré, et transcendant les frontières disciplinaires pour constituer un ensemble exhaustif et engageant.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.