Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
« Taïga de sang », premier tome du diptyque Féroce, pourrait se réclamer des poupées russes : à sa trame principale, c'est-à-dire la vengeance d'un tigre blessé par balle, se juxtapose une intrigue portant sur une équipe de tournage pris en chasse par la mafia sino-russe, avec en sous-texte la déforestation et les collusions entre la pègre et les fonctionnaires locaux.
L'Insurgée de Varsovie se glisse dans la collection « Histoire & Destins » des éditions Delcourt. Jean-Pierre Pécau et Dragan Paunovic y content l'histoire vraie de Maria Sabina Devrim, jeune femme de 21 ans bientôt à la tête de la résistance contre les Allemands dans une ville presque entièrement détruite.
Dans ce premier tome du Jour où j'ai rencontré Ben Laden, le scénariste et dessinateur Jérémie Dres raconte le récit de Mourad et Nizar, deux jeunes des Minguettes (Vénissieux, banlieue lyonnaise) partis en Afghanistan sans vraiment se rendre compte du bourbier dans lequel ils s'enferraient.
Respectivement juriste en droit international public et journaliste indépendant, Aymeric Elluin et Sébastien Fontenelle publient aux éditions Le Passager clandestin un opuscule intitulé Ventes d'armes, une honte française. Ils y reviennent sur des décennies d'opacité et de non-respect des engagements internationaux de la France.
Marion Achard et Miguel Francisco publient aux éditions Delcourt Le Zizi de l'ange - Chroniques d'un spectacle vivant. L'album se penche sur la création d'une représentation de cirque, mais aussi les multiples considérations humaines qu'elle implique.
La journaliste Coralie Lemke publie aux éditions Premier Parallèle Ma Santé, mes données, un essai portant sur la manière dont nos informations les plus intimes, celles ayant trait à notre santé, sont ciblées et circulent, le plus souvent à notre insu.
Dans son Introduction à Howard S. Becker, publiée dans l'excellente collection « Repères » des éditions La Découverte, le professeur de sociologie Philippe Masson met l'accent sur le caractère non conventionnel de cet intellectuel formé à l'Université de Chicago et devenu spécialiste des déviances.
Journaliste spécialisé dans les domaines du contre-terrorisme et du renseignement, Garrett M. Graff a travaillé pendant deux ans avec l’historienne des traditions orales Jenny Pachucki dans l'objectif de nous faire revivre, à travers la parole de quelque 500 personnes, les attentats du 11 septembre 2001.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.