Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Les éditions Autrement publient un Atlas stratégique portant sur l'Occident, de son ascension à son déclin. Les relations internationales, les enjeux démographiques et les bouleversements économiques y occupent une place de choix. L'ouvrage est enrichi des nombreuses cartes, édifiantes, de Roc Chaliand.
Créateur de la série Tokyo Ghoul, Sui Ishida publie aux éditions Glénat le premier numéro de Choujin X, dont le récit met en scène des adolescents faisant face à des entités surhumaines, quand ils ne s'en approprient pas eux-mêmes les facultés...
Souvent considéré comme le film le plus personnel de Sam Peckinpah, Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia met en scène le fidèle comédien Warren Oates, déjà aperçu dans La Horde sauvage ou Major Dundee, en tant qu'alter ego fictif du sulfureux metteur en scène des Chiens de paille. L'éditeur BQHL nous propose de redécouvrir ce chef-d'œuvre nihiliste dans une édition soignée augmentée de plusieurs bonus passionnants.
Attention, sujet inépuisable. C'est parce qu'elles peuvent se prévaloir d'une pluralité qui n'a d'égale que leur abondance que les controverses artistiques font l'objet d'un dossier permanent, régulièrement alimenté par nos rédacteurs. Cinéma, peinture, littérature, art contemporain, théâtre, musique... Partout et en tout temps, les artistes n'ont cessé de heurter les sensibilités, de bousculer l'ordre établi, d'interroger les sociétés, leurs valeurs et travers. Parfois, ce sont eux qui se sont pris les pieds dans le plat. Épisode un.
Le Mag du Ciné a décidé de consacrer un cycle d'analyses cinématographiques au thème de l'enfermement et/ou l'internement. La présence de Shock Corridor parmi les films retenus par notre rédaction se justifie triplement : par son portrait intrinsèque de l'institution asilaire, par l'enfermement mental de ses personnages et par la volonté, jamais démentie, qu'a Samuel Fuller de faire de chaque interné un réceptacle des démons états-uniens.
Les éditions Gallimard publient La Grande Encyclopédie visuelle de l'Histoire, un beau-livre cartonné, dos rond et grand format (252 x 301), destiné aux jeunes lecteurs à partir de dix ans. D'une grande richesse iconographique (environ 1000 images), recouvrant pas moins de 130 périodes à travers des doubles pages didactiques rédigées par des spécialistes, cette encyclopédie se caractérise par des synthèses textuelles et visuelles efficaces et par son découpage intuitif en six chapitres chronologiques.
S'inscrivant dans les genres Tokusatsu et Kaiju, UltraMega, de James Harren, s'ajoute au catalogue des éditions Delcourt. Inventif sur le plan graphique, gore sans toutefois renoncer à l'humour, l'album dépeint un monde désenchanté et ségrégationné où Pacific Rim aurait croisé Ultraman.
Les éditions Robert Laffont publient la traduction française de la déchirante Confession inachevée de Marilyn Monroe. De quoi découvrir, sans fard, les dessous d'une célébrité sur laquelle toutes les histoires, y compris les plus loufoques, ont circulé.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.