Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire sera fêté comme il se doit aux éditions Dupuis. La collection « Aire libre » accueille en effet un album sobrement intitulé Les Fleurs du mal, à travers lequel Bernard Yslaire rend hommage au célèbre poète, dont il a déjà publié une biographie par le passé. Ces Fleurs, censurées jusqu'en 1949, ont longtemps été amputées de six pétales jugées immorales. C'est ici dans leur toute première version, datant de 1857, qu'elles reparaissent, ornées des dessins somptueux de l'illustrateur belge.
Les éditions Dupuis publient le troisième tome du Ministère secret, intitulé « Le Sphincter de Moscou ». Le trio composé de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Mathieu Sapin se complète cette fois d'Alexandre Benalla et se met sur les traces d'un complot russe sur fond d'abstentionnisme électoral.
La collection « Les Yeux de la découverte » des éditions Gallimard publient l'encyclopédie grand format Incroyables sciences, qui revient sur pas moins de 80 phénomènes scientifiques. Richement illustrés, ces derniers font l'objet d'explications didactiques, accessibles à partir de neuf ou dix ans, et portant sur des sujets aussi divers que la météorologie, les traitements médicaux ou les nouvelles technologies.
Confortablement installé entre les chefs-d'œuvre Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia et Croix de fer, Tueur d'élite apparaît comme un film d'exploitation et de paradoxes. L'éditeur BQHL le présente dans une édition soignée, riche en suppléments.
L'ouvrage collectif Pandémies, placé sous la direction de Claudia Senik, prend place dans la collection « Recherches » des éditions La Découverte. Les auteurs y problématisent certains des grands enjeux, tant sanitaires que politiques ou médiatiques, révélés par la crise de la Covid-19, tout en établissant, à certaines occasions, des ponts avec les expériences passées.
Pour célébrer les 30 ans de Titeuf, les éditions Glénat publient un magnifique livre d'or avec jaspage sur tranche, retraçant les grandes lignes d'une aventure éditoriale passionnante et à certains égards inespérée. Au menu : aquarelles, sérigraphies, croquis, affiches, couvertures, campagnes de sensibilisation...
Les éditions Glénat procèdent à une réédition des plus attendues, puisque l'ouvrage d'entretiens Et Franquin créa la gaffe, réunissant Numa Sadoul et André Franquin, constitue un classique du genre, depuis longtemps introuvable. Dans un style comparable aux célèbres conversations menées par François Truffaut et Alfred Hitchcock (toutes proportions gardées), cette série d'échanges ayant eu lieu en 1985 permet de revenir sur quarante années d'une carrière prolifique, de personnages passés à la postérité, de procédés techniques et narratifs en pagaille, ainsi que de passionnantes réflexions et anecdotes personnelles. André Franquin, d'abord réticent à l'exercice (qu'il qualifie d'ailleurs de « cauchemar »), finit par s'y livrer entièrement, sans faux-semblant.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.