Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans le cadre de notre cycle consacré aux addictions, nous nous penchons, une fois n'est pas coutume, sur la bande dessinée. Trois parutions récentes permettent d'en évoquer la teneur et les représentations, dans des domaines et avec des procédés qui peuvent fortement varier.
Eux-mêmes thérapeutes, Jessica Holc et Ghislain de Rincquesen s'associent au dessinateur Emiliano Tanzillo pour Psychothérapies, un roman graphique publié aux éditions Glénat, et qui dévoile les dessous d'une pratique qui permet de « guérir par la parole ».
Distribué par Arcadès, La Femme sur la Lune fait l'objet d'une édition très réussie chez Potemkine. Fritz Lang célèbre, à l'aube du cinéma parlant, la science et l'exploration spatiale.
Les éditions Delcourt publient le second volume de la série Radiant Black, comprenant les épisodes de 7 à 12. Graphiquement superbes et hétéroclites, ces nouveaux chapitres exposent les différents héros, au premier desquels Marshall, à des menaces pour le moins mystérieuses.
Isabelle Bauthian et Maurane Mazars publient Les Choses sérieuses aux éditions Steinkis. Elles racontent les liens étroits, de vocation, d'amitié et d'amour, unissant Jean Cocteau et Jean Marais, le tout sur fond de Seconde guerre mondiale.
Les éditions Glénat publient les deux premiers tomes d'Ender Geister. Takashi Yomoyama y narre l'histoire d'un exorciste confronté à des créatures surnaturelles et spectaculaires. Ne reculant ni devant les scènes explicites ni devant les références à foison, l'auteur et dessinateur livre deux albums généreux et haletants.
Les éditions Urban Comics publient The Nice House On The Lake, de James Tynion IV et Alvaro Martinez Bueno. Doté d'un concept fort, l'album se tapisse de mystères et étudie les dynamiques de groupe ainsi que les effets psychologiques face à l'épreuve, en prenant appui sur une bande d'amis aux liens plus ou moins distendus.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.