Jérémy Chommanivong

Spéléologue des temps modernes, je ne suis qu'un humble explorateur des salles obscures, celles-là même dont on peut en ressortir ému, apeuré, frustré ou émerveillé. Je m'y donne rendez-vous chaque semaine, sans oublier ma fascination pour Steven Spielberg, Frank Capra, Sidney Lumet, Brad Pitt et un peu moins pour les légumes. Le cinéma restera à jamais mon sanctuaire d'apprentissage et le vecteur de toutes mes émotions.

Mahjong : les mirages du capitalisme

Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.

Confusion chez Confucius : Anatomie du désordre

À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.

A Brighter Summer Day : les héritiers de la nuit

"A Brighter Summer" Day d’Edward Yang explore une Taïwan des années 60 en pleine mutation, où une jeunesse perdue cherche sa place entre traditions éclatées et modernité importée. À travers Xiao Si’r, le film dévoile une fresque nocturne bouleversante sur l’identité, la violence sociale et les rêves fragiles d’une génération en quête d’avenir.

The Terrorizers : Les agents de la solitude

"The Terrorizers" d’Edward Yang explore la solitude urbaine, la création et les hasards qui relient des vies perdues dans un Taipei en pleine mutation. À travers un récit choral éclaté et une mise en scène consciente de sa propre construction, le film révèle comment de petits gestes peuvent déclencher de grandes secousses et dévoiler la fragilité des liens humains.

Entretien avec Victoria Verseau sur « Trans Memoria »

Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.

Taipei Story : La désynchronisation selon Edward Yang

Dans "Taipei Story", Edward Yang observe une Taipei des années 80 en mutation, où l’amour de Chin et Lung vacille face à la modernisation. Entre mémoire, perte de repères et quête d’avenir, le film esquisse le portrait sensible d’une génération en décalage avec une ville qui avance trop vite pour ses habitants.

In Our Time : Chronique d’une modernité en germe

Film fondateur du Nouveau Cinéma taïwanais, "In Our Time" réunit quatre récits sensibles signés Edward Yang, Yi Chang, Ko I-chen et Tao Te-chen. De l’enfance à l’âge adulte, l’anthologie capte avec réalisme et poésie un Taïwan en pleine mutation, révélant une nouvelle génération de cinéastes et une manière plus intime de raconter le quotidien.

Running Man (2025) : L’homme qui ne voulait pas devenir une image

Edgar Wright réinvente "Running Man" en un blockbuster vibrant, satirique et intensément moderne. Entre action frénétique, critique acerbe de la société du spectacle et performance habitée de Glen Powell, le film offre une dystopie nerveuse et inventive, qui interroge notre époque saturée d’images sans sacrifier le divertissement.

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Kill Bill : The Whole Bloody Affair, la nouvelle séquence anime et le geste hybride que Tarantino a inventé en 2003

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