Dans Nelly et Nadine, Magnus Gertten rend hommages aux femmes qui s'aiment à travers l'évocation de l'histoire d'amour qui a unit les deux héroïnes éponymes. Ainsi, le documentaire traverse-t-il l'universel et l'intime en offrant le portrait sans concession d'une généalogie familiale, politique et historique en train de se (re)construire. Bouleversant !
Depuis quelques années, le tabac a disparu de nos écrans. La cigarette entretient pourtant une longue histoire avec le septième art. Quentin Dupieux, que l'on connaît pour ses incursions remarquées dans le registre comique, dézingue les codes du cinéma d'auteur d'antan à la faveur de son dernier né Fumer fait tousser.
Alors qu'elle s'apprête à quitter la série Alex Hugo, dans laquelle officie sous les traits du commissaire Dorval, Marilyn Canto a accepté de répondre aux questions du Magduciné. Avec trois films à l'affiche en 2023 - Flo, La Voie royale et Néné superstar - l'actrice réaffirme avec brio son goût pour la diversité.
Lukas Dhont creuse le sillon de la pudeur. Son deuxième long-métrage Close frôle les méandres du mélo pour s'en mieux s'en échapper. A travers l'histoire d'une amitié masculine brisée, le réalisateur sape les clichés qui collent à la peau de nos représentations.
Si vous aimez le théâtre, mais que vous préférez le voir chez vous, assis tranquillement sur votre canapé, alors H653 devrait pouvoir vous contenter. Et, si en plus, vous affectionnez Shakespeare, c'est encore mieux. La série documentaire de Thomasz Namerla revient avec force sur le projet pharaonique de Thomas Jolly, à savoir, son adaptation de la tétralogie de Shakespeare, au Théâtre Le Quai à Angers.
Qatar, une dynastie à la conquête du monde rappelle que le journalisme d'investigation est une arme dans la compréhension du monde. Miyuki Droz et Sylvain Lepetit décortique avec finesse la société qatarienne d'aujourd'hui en se servant des archives d'hier. Un documentaire à voir absolument.
Le physio est au monde de la nuit ce que l'acteur est au cinéma, soit un élément économique clé à la survie d'industrie du spectacle qui repose sur la marchandisation des corps féminins et masculins. Tel est l'un des axes développés par Physio, premier long-métrage documentaire de Lazare Timsit.
Il est des collaborations artistiques qui ne prennent pas une ride. Celle de Catherine Deneuve et Jacques Demy en fait partie. Soixante après la sortie de leur premier film - Les Parapluies de Cherbourg - dressons un bilan (rapide) de la contribution artistique et politique de l'un des duos les plus iconiques du cinéma français.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.