PositionRédactrice LeMagduCiné
Inscrit16 novembre 2021
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coupez-romain-duris-berenice-bejo-cannes-2022
Coupez ! est une oeuvre (d)étonnante. Les premières minutes du film en déconcerteront plus d'un.e tant Michel Hazanavicius s'ingénie à brouiller les pistes entre réalité et fiction. Le cinéaste propose en somme une adaptation comiquement barrée de Ne Coupez Pas ! en s'offrant le luxe de proposer un remake réussi non dépourvu de réflexion philosophique.
randonnee-mortelle-avis-film-Claude-Miller
Mortelle randonnée est sûrement le thriller le plus pessimiste du cinéma français. Ceci s'explique peut-être par son histoire. En mettant en scène un détective qui se prend d'affection pour une tueuse en série, en qui il voit sa fille disparue, Claude Miller et Michel Audiard tapait dans le mille (du désespoir cinématographique). L'oeuvre, aujourd'hui culte, a pourtant longtemps souffert d'une mauvaise réputation. Ceci s'explique par le caractère volontairement art et radical du film. L'équipe technique a, en effet, composé une oeuvre unique en son genre, situé aux confins du film (très) noir et du film fantastique, le tout saupoudré d'un soupçon d'humour caustique. Un chef-d'oeuvre à (re)voir de toute urgence.
Bruno Reidal est un film policier qui (d)étonne dans le paysage cinématographique actuel. L'oeuvre délaisse l'enquête policière au profit de l'introspection intime. En donnant la parole au meurtrier plutôt qu'aux enquêteurs, Vincent Le Port subvertit sciemment les codes classiques du polar. Placée sous le signe de la subjectivité, la narration évite cependant tout manichéisme. Le cinéaste invite son public à la réflexion. Car, si la confession du meurtrier n'annule pas le crime, elle déplace, néanmoins, le regard du spectateur en l'obligeant à considérer l'homme derrière le monstre.
Entre-les-vagues-Margot-Alma-film-critique-cinema
Si vous ne connaissiez pas encore le nom d'Anaïs Volpé, Souheila Yacoub et Déborah Lukumuena, Entre les vagues devrait vite vous les faire connaître. En racontant l'histoire de deux jeunes amies prêtes à tout pour vivre leurs rêves, le film réussit autant à émouvoir qu'à forcer le respect (cinématographique).
Quand on pense au réalisme poétique, on entrevoit tout de suite les films de Marcel carné et Jacques Prévert à l'image des Enfants du paradis (1945) ou des Visiteurs du soir (1942). Pourtant, ces classiques ne doivent pas nous faire oublier les autres chefs-d'œuvre de ce courant cinématographique. Pépé le Moko en fait partie. La première collaboration artistique entre Julien Duvivier et Henri Jeanson mérite d'être (re)vue aujourd'hui.
Pour celles et ceux qui connaissent la filmographie de Jean-Pierre Jeunet, Big Bug aura de quoi les étonner. Le huitième long-métrage du réalisateur pousse jusqu'au paroxysme les caractéristiques qui ont fait le succès de son réalisateur. L'œuvre oscille, en effet, entre plusieurs genres, allant de la captation théâtrale au film de science-fiction classique.
Célébrer la liberté de la France face au joug Nazi : il fallait oser. Marcel Carné et Jacques Prévert l'ont fait. Le film s'appelle Les Visiteurs du soir. Composée d'une fine équipe de comédiens, l'œuvre impose le genre du fantastique merveilleux au cinéma, tout en s'autorisant à être furieusement politique.